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Journal d’un negrier au XVIIIe siecle

Auteur : William Snelgrave

Preface : Pierre Gibert

Date de saisie : 20/06/2008

Genre : Histoire

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Temoins

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-07-078215-4

GENCOD : 9782070782154

Sorti le : 13/03/2008

  • Les presentations des editeurs : 28/03/2008

Publie en 1734 en Angleterre et aussitot traduit en francais l’annee suivante, ce recit original d’un capitaine negrier anglais, retrouve dans la bibliotheque de Tocqueville par Pierre Gibert, un des editeurs de sa correspondance, apporte une information de premiere main sur la traite des Noirs entre la cote de Guinee et les Antilles.
S’il est redige avec un talent de narrateur plutot inhabituel qui conjugue de veritables qualites d’historien, d’observateur, d’ethnologue avant la lettre avec celles de conteur d’aventures, il s’affiche clairement au service d’une these : la legitimation de l’esclavage. Mais en temoignant de la sorte de ces pratiques commerciales, maritimes et politiques de grande envergure, il revele a son corps defendant le malaise qu’il eprouve comme il demontre la pertinence des objections qui lui sont faites.
De ce singulier plaidoyer qui se detache de la production, d’ailleurs assez rare, des journaux de bord de marchands d’esclaves, Pierre Gibert presente, dans une introduction eclairante, l’indispensable edition critique.

  • La revue de presse Jerome Gautheret – Le Monde du 20 juin 2008

Le Journal d’un negrier au XVIIIe siecle, publie dans une version presentee et annotee par Pierre Gilbert, est initialement paru en 1734, a Londres…
Si ce texte est un temoignage precieux sur l’etat d’esprit des artisans de la traite, et l’elaboration d’un discours raciste rationnel, il temoigne aussi du trouble croissant que ce trafic provoque dans l’opinion eclairee.

  • La revue de presse Marc Riglet – Lire, mai 2008

Voici un livre singulier. D’abord, parce nous n’aurions pas le plaisir exotique de sa lecture si Pierre Gibert, son prefacier d’aujourd’hui, n’en avait trouve l’edition francaise de 1735 dans la bibliotheque d’Alexis de Tocqueville dont il est un des specialistes. Ensuite, parce que ce recit d’un capitaine negrier anglais constitue un document precieux sur la traite des Noirs qui, en ce milieu de XVIIIe siecle, bat son plein. Nous ne manquons evidemment pas de documents pour connaitre le funeste commerce triangulaire. Ce qui fait le prix de la contribution de notre capitaine negrier, outre ses qualites de conteur, c’est a la fois le froid realisme avec lequel il narre ses entreprises et le souci qu’il a de repondre a la reprobation morale dont elles sont entourees.

  • La revue de presse Francois Dufay – L’Express du 19 mars 2008

En d’autres temps, il aurait fait un excellent journaliste ou un ethnologue epatant. William Snelgrave avait un vrai talent de conteur, et une curiosite insatiable pour les moeurs des sauvages. Mais voila : ce sujet de Sa Majeste britannique etait aussi doue pour le commerce. Et il avait choisi d’exercer, entre Londres, l’Afrique et la Jamaique, le metier, fort honorable a son epoque, de negrier….
Pour tout dire, on n’est pas fache, a la fin du livre, de voir le bon capitaine passer un sale quart d’heure aux mains de pirates. Il saura cependant tirer son epingle du jeu et reprendra son juteux business. Tant pis pour la morale. Mais tant mieux pour les lecteurs de ce document aussi palpitant qu’exceptionnel.