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Jura

Auteur : Thierry Hesse

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Champ Vallon, Seyssel, France

Collection : Detours

Prix : 17.00 / 111.51 F

ISBN : 978-2-87673-421-0

GENCOD : 9782876734210

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  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Quel lien existe-t-il entre Andres Escobar, footballeur colombien assassine a Medellin le 2 juillet 1994, et Samuel Richard, dit Sam, romancier francais venu au bord du lac de Neuchatel ecrire le portrait de sa mere disparue ? Dix jours avant sa mort, Escobar, au cours d’un match de Coupe du Monde, marqua un but contre son camp, provoquant la defaite colombienne. Que se passe-t-il dans notre vie quand nous marquons contre nous-memes ? Quand nous oublions notre enfance, nos combats ? Quand nous trahissons nos promesses ou nos peres ? Est-ce le moment de dire adieu ?

Thierry Hesse vit a Metz. Son premier roman, Le Cimetiere americain, paru en 2003, a ete salue par la critique et recompense par le prix du Petit Gaillon et le prix Robert Wasler.

  • La revue de presse Fabienne Pascaud – Telerama du 23 novembre 2005

… Par des chemins labyrinthiques, des voies sans issue ou tres detournees, Sam, ecrivain en mal d’ecriture, repart a la conquete de son passe. Du temps oublie, de l’ombre du bonheur, peut-etre… Est-ce l’accouchement douloureux de sa femme ou l’assassinat de ce footballeur colombien coupable d’avoir marque un but contre son propre camp qui a tout declenche ?

  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang – Liberation du 27 octobre 2005

Un type qui se decide page 187 a citer Moirans-en-Montagne ne saurait etre foncierement cachottier. Pourtant, le Jura qui figure sur la couverture se fait attendre si bien qu’on doute qu’il appartient a la geographie, qu’on se surprend a reviser sa conjugaison du verbe jurer. Pas un mot jusqu’a la page 112, loin de la, nous sommes pour partie en Colombie, et, pour le reste, dans une toute petite Fiat a conduire vers l’hopital une femme en gesine, au bord de la parturition, et ca ne va pas etre facile, tellement peu que la premiere partie du livre s’intitule la Douleur. Celui qui raconte l’histoire s’appelle Sam (pour Samuel Richard), c’est lui qui conduit la voiture, lui le pere aussi, probablement, de cette Lou qui finira bien par naitre et attraper des sept ou huit ans d’ici la fin du livre… Plus tard, lorsque le narrateur aura repris la main, avec ses grands airs d’ecrire a la troisieme personne, arrive tout a trac le mot Jura, mais un peu tard. Jura page 112, Jura pages 123, 125, 171,172, quatre fois de suite pages 190 et suivantes, on ne compte pas le jura niche au milieu de la conjuration de la page 224, pour arriver enfin pages 215 et 230, lorsque le livre est fini, au Jura en italique qui sera le titre du dernier livre de Samuel Richard, un livre parce qu’il faut bien finir ce qu’on a commence, le dernier parce que les raisons de croire a la litterature se font rares. La cinquieme partie s’appelle Les Trois Roses jaunes de Raymond Carver, titre du livre que Sam offre a sa mere qui se meurt lentement a l’hopital, celui-la meme ou Lou naissait trois chapitres plus haut, offrir a sa mere mourante une nouvelle qui dit la mort de Tchekhov, ce n’est peut-etre pas tres malin. Mais qu’importe, ni Sam, ni Hesse n’en sont plus la, a faire les malins : ils ont essaye dans les pages precedentes, ils y sont parvenus, ils ont donne ces portraits de villes, de femmes et d’enfants naissants, d’un pere surtout, avec cette triste drolerie, ce sens de l’observation de nos congeneres qui permet de decocher ces phrases brillantes, ces comparaisons cocasses et habiles, ce decalage que la pudeur entretient entre le savoir-faire et l’autoderision… Jura est peut-etre le dernier livre de Samuel Richard, le deuxieme de Thierry Hesse, un type de Metz qui ecrit avec une telle justesse qu’on en attend bien d’autres.