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J’y suis presque : le parcours inacheve d’une femme de Dublin

Auteur : Nuala O’Faolain

Traducteur : Stephane Camille

Date de saisie : 23/08/2006

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : S. Wespieser editeur, Paris, France

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-84805-031-7

GENCOD : 9782848050317

  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

“J’Y SUIS PRESQUE. Je ne savais pas que je m’embarquais pour un voyage quand j’ai ecrit les premiers mots de On s’est deja vu quelque part ?, et je ne pensais pas que des eaux calmes m’attendaient peut-etre, moi aussi. Mais je comprends qu’un mouvement a commence a ce moment-la qui ne sera pas termine avant que je connaisse la serenite. […] Je me dis parfois que j’y arrive, que j’y suis presque.”
Le succes inattendu de son premier recit a change la vie de Nuala O’Faolain : d’editorialiste solitaire, les pieds solidement ancres dans la terre irlandaise, elle est devenue une ecrivain reconnue, vivant une partie de l’annee aux Etats-Unis. Avec ce deuxieme livre de Memoires, l’auteur tente de mettre de l’ordre dans le chaos de sa nouvelle vie : elle evoque, avec la lucidite qui la caracterise, les effets – ou les mefaits – du succes, nous entraine dans les coulisses de Chimeres, son magistral roman, s’interroge sur l’avenir de sa relation avec son nouveau compagnon et sur sa faculte a s’adapter au “Nouveau Monde”. Car rien n’est gagne, et si elle y est presque, ce n’est pas sans souffrances : c’est sans doute au fantome de sa mere, morte dans la misere sans avoir pu echapper a ses demons, qu’elle doit la sourde nostalgie de sa vie passee. Nuala O’Faolain ecrit un livre intelligent, drole, feroce, emouvant, honnete et genereux sur la periode de la vie qu’elle traverse : “La cinquantaine, c’est l’adolescence qui revient de l’autre cote de la vie adulte – le serre-livres correspondant – avec ses troubles de l’identite, ses mauvaises surprises physiques et la force qu’il faut pour s’en accommoder.” Et si, a ses lecteurs fideles, elle donne le sentiment de retrouver une vieille amie, a qui le succes n’est pas monte a la tete, chemin faisant, elle construit une oeuvre litteraire remarquable qui s’ancre au coeur d’une reflexion tres contemporaine sur le rapport a la fiction : J’y suis presque est avant tout le roman d’une vie, la sienne, mais aussi un miroir pour beaucoup d’autres.

  • La revue de presse Frederic Vitoux – Le Nouvel Observateur du 3 fevrier 2005

Nuala O’Faolain, qui a depasse la soixantaine, publia un premier recit autobiographique, On s’est deja vu quelque part ? en 1996. J’y suis presque poursuit aujourd’hui sa veine intimiste. Elle ecrit avec modestie, traque ses etats d’ame, sans rien enjoliver ni trahir. Ses phrases sont simples, justes, depourvues de toute couleur sur-ajoutee. De tels scrupules finissent par forcer l’emotion.
Pourquoi y a-t-il eu si peu d’autobiographies ecrites par des femmes en Irlande ? Sans doute en raison du poids de la famille et des convenances, explique-t-elle, en rappelant ce precepte bien connu chez elle : Quoi que vous disiez, ne dites rien…. Le precepte de Nuala O’Faolain pourrait etre au contraire : Quoi que vous disiez, dites tout…. Il ne faut pas croire Montherlant qui affirmait que publier un livre, c’est comme parler a table en presence des domestiques. Rien de tel avec Nuala O’Faolain. Elle ne sollicite pas les domestiques. Elle ecrit pour elle-meme. Par necessite. Pour remettre un peu d’ordre dans les six dernieres annees de sa vie. Miracle, c’est parfois quand on tourne le dos a la litterature que celle-ci finit par vous retrouver et vous tendre les bras.

  • La revue de presse Christine Ferniot – Telerama du 26 janvier 2005

Un jour, Nuala O’Faolain passa du statut d’editorialiste irlandaise respectee a celui de star litteraire… Traduite un peu partout, elle connut meme la gloire aux Etats-Unis pour ces textes decryptant la vie quotidienne d’une femme de 50 ans et des poussieres, ses doutes et ses desirs d’independance, ses souvenirs d’enfance entre une mere alcoolique et un pere fuyant, le tout dans un pays ou les femmes se taisent derriere leur rideau.

J’y suis presque reprend le fil de l’histoire, decrivant lucidement cette periode chaotique du succes, mais aussi la reaction des proches devant une publication qui les touche de pres… J’y suis presque est un livre qui glisse du personnel a l’universel, et ce miroir qu’elle nous tend, il faut immediatement le saisir.