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Karoo Boy

Auteur : Troy Blacklaws

Traducteur : Pierre Guglielmina

Date de saisie : 26/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-08-068842-2

GENCOD : 9782080688422

  • Les courtes lectures : Lu par Manuel de Poncheville, eleve du cours Florent – 17/10/2006

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Manuel de Poncheville, eleve du cours Florent – 17/10/2006

  • Les presentations des editeurs : 03/07/2006

Noel 1976. Le frere jumeau de Douglas meurt accidentellement sur une plage du Cap. Les liens qui unissaient la famille ne resistent pas longtemps a cette tragedie. Le pere, ronge par la culpabilite, abandonne les siens. Douglas, fils desormais unique d’une famille blanche, aisee et progressiste, doit bientot quitter le paradis ou il a grandi pour s’installer avec sa mere dans une petite ville de la region aride de Karoo. Il se retrouve brutalement plonge dans une communaute ou l’apartheid est present au quotidien. En compagnie de Moses, un vieux garagiste noir prive de son laissez-passer qui poursuit son reve envers et contre tout, et de la jeune Marika, une adolescente fantasque dont le pere, raciste, est particulierement violent, Douglas apprendra a surmonter les peurs et les disparitions qui ont marque son enfance.

Roman d’apprentissage, puissante metaphore de l’apartheid, Karoo Boy traite du deuil, de la perte et de la difficulte d’aimer avec un melange singulier de delicatesse et de legerete.

Ne en 1965. Troy Blacklaws a grandi au Cap et a fait ses etudes de lettres a l’Universite de Rhodes. Il a enseigne la litterature en Angleterre puis dans les ecoles internationales de Vienne et de Francfort. Karoo Boy est son premier roman.

  • Les courts extraits de livres : 03/07/2006

Ma mere fonce sur la plage et agrippe mon frere. Mais mon pere ne le lache pas. Il s’ecarte d’elle et les ongles de ma mere se plantent dans son dos.

Les cris de ma mere font penser a un ciel rempli de mouettes au bec entrouvert.

Mon pere patauge dans l’eau jusqu’a ce que les vagues viennent deferler contre lui et submerger mon frere. Sa tete remue et mon coeur est soulage parce que la mer l’a ramene a la vie. Mais non, c’est simplement la force de la vague qui l’a soulevee, comme une algue sur un rocher.

Et puis je ne vois plus rien parce que ma mere me serre contre sa joue. Le gout sale de ses larmes me fait pleurer.

Mon pere est loin du rivage avec mon frere, comme un pecheur entraine par un requin qu’il a ferre. Oom Jan se jette a l’eau pour le ramener sur la plage.

Dirkie me regard avec un air idiot. Je sens que les travers de porc sur le braai d’Oom Jan sont en train de bruler.

Penche sur mon frere, mon pere tombe a genoux dans le sable. Son visage nous fait face. Il y a quelque chose de fou dans ses yeux.

Le regard de ma mere est dur. Je peux voir sa pommette saillir.