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Ker Violette

Couverture du livre Ker Violette

Auteur : Karine Fougeray

Date de saisie : 24/01/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Delphine Montalant, Queyrac, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-915779-08-0

GENCOD : 9782915779080

Sorti le : 24/01/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Gaelle Farre de la librairie LA DERIVE a GRENOBLE, France (visiter son site) – 26/04/2008

Clara cherche son cheval.
Ca etonne.
Mais c’est un point d’ancrage comme un autre.

Le non-amour de sa mere l’a detruite. Elle revient sur ses origines, son histoire, et ecrit. Il faut qu’elle arrive a se rappeler, sinon, elle le sait, tout va recommencer.
Dans son sillage, d’autres personnages, Felix, Violette, qui ont eux aussi un peu trop attendu le “ding-dong”, le moment ou il faut se decider a vivre sa “vraie vie”.
Ils pourraient continuer a exister, mais non, ils s’arment de courage et decident d’aller au-dela du quotidien/du normal/de la routine. Ils vont chercher ce qui fait mal, le pourquoi du present. Ils en veulent plus, laisser – sans oublier – un passe douloureux et enfin vivre.
Ca commence leger mais ne vous y fiez pas, l’ecriture de Karine Fougeray vous prend aux tripes, comme le Glenfiddich pour Felix, comme les mysterieuses lettres pour Violette, comme le manque de mere pour Clara…
Karine Fougeray distille et revient plus tard, rien n’est dit ou donne au hasard, au lecteur d’etre attentif et de suivre le difficile voyage des personnages.

  • Le choix des libraires : Choix de Nadine Dumas de la librairie L’ESPRIT LARGE a GUERANDE, France – 21/03/2008

La Bretagne sans doute sous la pluie et le vent. Une jeune femme se retrouve dans un cafe a la recherche d’un cheval… Bel hymne a la vie et a l’emotion ou chaque personnage trouve sa place puisqu’a chaque chapitre il prend la parole.
Superbe premier roman.

  • Les presentations des editeurs : 05/03/2008

J’avais trente-cinq ans et je roulais en voiture. A vive allure, en retrogradant sechement dans les virages, en mordant la ligne blanche. Il faisait beau mais le temps qu’il faisait importait peu. Il fallait que j’avance.
La route longeait la cote, tournait dans tous les sens. Au deuxieme village je suis descendue sur le port et je me suis garee la, dans les odeurs de casiers fraichement debarques. On m’a regardee. On m’a devisagee par-dessous les casquettes, par-dessus les cols des cabans et des vestes de quart. Des hommes ont rive leurs yeux sur moi parce que je leur etais inconnue et ces regards ne m’ont pas derangee. Au contraire.

Karine Fougeray est nee et vit a Saint-Malo. Son premier recueil de nouvelles, Elle fait les galettes, c’est toute sa vie, est paru en 2005.

A propos des galettes, ils ont dit :
Karine Fougeray est la petite soeur malouine d’Anna Gavalda. Fetons-la.
Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur

Naviguant avec subtilite au bord du drame ou de la nostalgie, Karine Fougeray, par touches delicates, sait depeindre les petits riens de la vie qui lui donnent tous son sens.
Christine Rousseau – Le Monde des livres

  • Les courts extraits de livres : 05/03/2008

J’avais trente-six ans et je roulais en voiture. A vive allure, en retrogradant sechement dans les virages, en mordant la ligne blanche. Il faisait beau mais le temps qu’il faisait importait peu.
Il fallait que j’avance.

La route longeait la cote, tournait dans tous les sens. Au deuxieme village je suis descendue sur le port et je me suis garee la, dans les odeurs de casiers fraichement debarques. On m’a regardee. On m’a devisagee par-dessous les casquettes, pardessus les cols des cabans et des vestes de quart. Des hommes ont rive leurs yeux sur moi parce que je leur etais inconnue et ces regards ne m’ont pas derangee. Au contraire.

Je suis entree dans le bar, droit vers le comptoir et j’ai commande un kir avec autant de cassis que de vin de Champagne. Pour etre exacte, j’ai dit :
– Autant de couleur rouge que de couleur blanche.

L’interieur etait sombre. L’air mouille. Il se collait aux peaux. Le bar en bois imitait une demi-coque et l’homme derriere a hausse les epaules en ouvrant des yeux comme deux sous-tasses :
– Pas de Champagne ici !
J’ai repondu :
– Quoi en remplacement ?
– Du blanc sec, du muscadet, de l’habituel pour faire du kir normal, quoi.

Les clients s’etaient tus pour tendre l’oreille a notre petit echange verbal, qui, de banal, prenait une tournure moins insignifiante.
Je ne me suis pas demontee :
– Je paierai le prix. Je ne suis pas touriste. J’ai besoin de bulles.
J’ai marque un point car le patron a change d’expression et j’ai senti en lui la curiosite l’emporter sur le reste.

– O.K., a-t-il dit, asseyez-vous la – il me designait une table en bois – je vais voir ce que je peux faire.
Alors, je lui ai donne le coup de grace. J’ai murmure :
– Vous me le servirez dans une bolee de cidre.
Je me suis encore radoucie, j’ai souri du mieux que je pouvais et j’ai ajoute :
– S’il vous plait.

Et je me suis assise.
J’ai sorti le carnet, on entendait les mouches voler. Je l’ai ouvert et la premiere page – blanche – est sortie de terre. Lentement, consciencieusement j’ai ecrit une phrase. Mais l’effort a fournir etait si intense, si douloureux que je me suis ravisee. J’ai decide d’attendre la bolee et je l’ai referme devant moi. Un cahier Clairefontaine a spirale. Un rectangle rose et vif sur du bois fonce.

Une claire fontaine rose.

C’est a ce moment qu’un type est entre precipitamment, une bouteille de Mercier a la main. Affirmer que je detestais le Mercier ne m’a pas semble etre la bonne idee. Alors je me suis impregnee de la scene qui se deroulait sous mes yeux et dont j’etais la cause.
– Ah Felix, c’est gentil de me depanner ! Le gaillard a la bouteille a rigole :
– Du champagne a cette heure ! T’as un client qui vient de recuperer son permis chez les flics et qui tient absolument a se le faire reprendre dans les deux heures ?