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La caissiere

Couverture du livre La caissiere

Auteur : Catherine Moret-Courtel

Date de saisie : 14/08/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 17.00 / 111.51 F

ISBN : 978-2-7144-4499-8

GENCOD : 9782714444998

Sorti le : 14/08/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Angelique de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE SUR SAONE, France – 21/08/2008

Une quinquagenaire se voit obligee d’affronter le monde du travail suite au deces de son mari. Elle devient donc caissiere dans un supermarche. L’auteure nous brosse ainsi le tableau d’une societe de consommation ou il n’y pas de place pour les sentiments : entre le poissonnier tres attentionne qui veille a ce que le code barre soit bien lisible en caisse, la cliente habituelle qui a toujours un mot gentil et des directeurs toujours aux aguets de la moindre faute, Michele tente de survivre et d’accepter cette nouvelle vie. A cela s’ajoute la complication de la succession et les impots qui l’assaillent et surtout cette solitude qu’elle n’arrive pas a apprivoiser, sa seule fantaisie reste la nuit lorsqu’elle s’evade en reves….

  • Les presentations des editeurs : 17/07/2008

De temps a autre, il y a un miracle.
Un gamin tranquillement assis dans le caddie qui lui decoche un sourire d’ange et un parfait Bonjour madame.
Quelques enfants, plutot rares, plutot des petits garcons, s’informent. C’est la litanie des Pourquoi ?. Pourquoi t’es la, pourquoi t’es habillee comme la dame d’a cote, pourquoi tu fais un petit bruit, pourquoi t’es toujours assise, est-ce que tu es fatiguee ? Pourquoi tu fais ca ?
Un jour, un mouflet lui a meme balance avec un air important : Tu sais, mon pere y dit qu ‘tu fais un boulot de con. Le minot n’avait meme pas l’air mechant. Non, pour lui c’etait simplement une evidence. Michele etait restee silencieuse. D’abord, claquer le bec a ce morveux lui aurait attire des ennuis, et le pire, c’est qu’il n’avait pas forcement tort.

Rien ne predestinait Michele, la cinquantaine, a travailler dans la Grande Distribution. Mais le deces subit de son mari lui impose d’accepter un poste de caissiere dans un hyper plante en pleine zone industrielle, sous la brume grise et humide de Picardie. Se lever aux aurores, prendre le bus, retrouver ses collegues, faire attention aux clients, au Chef, et, a la fin de la journee, rentrer dans sa maison vide… Un quotidien d’ hotesse de caisse. Tant pis si l’elegance hypocrite du titre ne garantit ni la correction de l’employeur ni la courtoisie du client. Mais la nuit, Michele reve. Elle se voit differente. Conquerante. Gagnante. Les jours changent alors imperceptiblement. Elle qui subissait sa vie se met a prendre des decisions, a provoquer des rencontres, s’extirpant peu a peu du malheur.
Un roman drole et moderne servi par une ecriture piquante ou chacun pourra puiser une belle lecon d’humanite et de courage.

Apres des etudes superieures scientifiques, Catherine Moret-Courtel occupe divers postes dans l’industrie petroliere. De ses experiences professionnelles et de ses sejours a l’etranger, elle a acquis le gout du contact avec les autres, l’art de les faire parler et de les ecouter. Elle vit avec son mari en Picardie, avec chien et chats. La Caissiere est son premier roman.

  • Les courts extraits de livres : 17/07/2008

Lundi

La departementale s’enfonce dans le village comme une blessure.
C’est l’heure ou l’eclairage ponctue la route de halos lumineux qui, de place en place, trouent la brume et dispensent une clarte lunaire. L’heure ou les premiers coqs annoncent l’aube d’un chant eraille.
Un martelement sur le trottoir. Regulier. Obstine.
La silhouette se hate, mais pas plus que ca. L’arret du bus est en vue. Il y a deja deux personnes qui attendent en parlant a voix basse.
L’air est mouille et l’asphalte a des reflets de plomb.
Bonjour. Ca va ? Ca va. Et vous ? Sale temps. Ah oui, tout est trempe. Les formules de politesse et les observations sur la meteo font partie du rituel.
Michele se tait a present.
Plus aucune parole ne sera echangee jusqu’a la ville. Elle ne fait pas vraiment partie du village, elle n’y est pas nee et n’a aucun oncle ou cousin qui lui permette de se raccrocher a cette communaute. Heritiers des gens de la terre ou des ouvriers de la nacre, ils ont leurs racines dans cette argile cerealiere, dans ces maisons de brique et dans cette durete qu’elle ne leur pardonne pas.