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La carte postale : et autres nouvelles venues d’ailleurs

Auteur : Jacqueline Janin

Date de saisie : 09/06/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. du Petit pave, Brissac, France

Prix : 12.00 / 78.71 F

ISBN : 978-2-84712-178-0

GENCOD : 9782847121780

Sorti le : 09/06/2008

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  • Le courrier des auteurs : 17/07/2009

1) Qui etes-vous ?
Je m’appelle Jacqueline Janin. Je suis nee a Paris 14eme le 12 juillet 1932. Ancienne pupille de l’Assistance publique de Paris, je m’appelais Pontchateau. Placee a Caussade, dans le Tarn et Garonne, a 3 ans, non adoptee. Apres la pension et l’obtention d’un Bac philo lettres, j’ai fait une carriere d’enseignante dans le Nord, a Gravelines (18 annees) ou je me suis mariee : 3 enfants. Poursuivie a Paris (22 ans) ou j’ai dirige plusieurs etablissements, travaille a de la recherche pedagogique et a l’ecriture de fiches sur la lecture pour les editions Nathan. J’y ai divorce.
– La retraite venue, j’ai ecrit “La quete de l’impossible” Publibook, dans le Tarn et Garonne que j’ai quitte pour Toulouse et divers ateliers. J’y ai ecrit une suite imprevue : “Pour une histoire de soleil” Petit pave, lorsque j’ai quitte le Sud Ouest pour venir vivre a Angers et me rapprocher de 2/3 de mes enfants, ou j’ai donc ecrit ” La carte postale” Petit pave, apres une interruption.
– Je redige actuellement, mon parcours professionnel “illustre” et documente (Maitresse… d’ecole !)
– Je prepare un autre livre de nouvelles dont plusieurs primees par les “Arts et lettres de France”.
J’anime un atelier de lecture pour adultes dans le cadre de “la Maison de quartier du Lac de Maine” ou j’habite.

2) Quel est le theme central de votre livre ?
Il s’agit d’histoires plutot intimistes, diverses, tirees du reel, ancien ou plus recent modele par ce que l’on est. Ou l’ici et l’ailleurs peuvent se croiser, pour laisser place a l’imaginaire, au gre de la pensee et du vocabulaire…
Un peu comme autant de lettres ou chacun retrouvera la sienne. Et la carte postale pour chacun en ce qu’elle est historique.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre livre, laquelle choisiriez-vous ?
“Il n’y avait pas de livre a la maison”. Premiere phrase de “Mon premier livre”, ou “Le 21 septembre 2001, au matin, je recois (a Toulouse ou j’habite), une carte postale de New-York postee le 11”. Premiere phrase de “La carte postale”.

4) Si votre livre etait une musique, quelle serait-elle ?
Si ce livre etait une musique, ce serait celle de la voix. Parce que la lecture a haute voix donne une autre dimension au texte.

5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorite ?
Avec mes lecteurs, j’aimerais partager un certain vecu et le cheminement de ma pensee.

  • Les presentations des editeurs : 03/07/2008

Lorsque j’etais enfant, je croyais que certains arbres pouvaient se transformer en croquemitaines ou que c’etaient des croque-mitaines deguises en arbres, pour effrayer les enfants. Mais aussi les grands, hantes par les dires d’antan. Tels les epouvantails destines aux oiseaux qui peuvent aussi bien, de loin, impressionner les humains.

De Toulouse a Paris, de l’Anjou a New-York, l’auteur nous invite a voyager dans l’intimite de ses personnages, entre grandes reveries et petits tracas du quotidien.

Jacqueline Janin signe ici son troisieme livre, en forme de lettre, faite de differentes histoires, vecues ou non, anciennes ou plus recentes, empreintes d’imaginaire comme de nostalgie ; de tendresse aussi.

  • Les courts extraits de livres : 03/07/2008

Extrait du preambule :

On pourrait se meprendre…

Surtout ceux qui m’ont dit : On compte sur toi pour un tome trois. Ce que ceci n’est pas. Ce n’est pas davantage une longue lettre que j’enverrais d’ici, pour raconter ma vie a tous ceux qui savent que quatre annees se sont ecoulees depuis mon arrivee. Et qui attendent de mes nouvelles detaillees. Celles qu’ils ont recues par livre interpose les ayant laisses insatisfaits.

L’histoire s’arretait sur le chemin… d’Angers. C’est vers cette destination que je roulais, en tournant le dos au passe a jamais. Tres tourmentee. Afin cependant, de redevenir point d’ancrage pour une famille eparpillee dont j’etais la plus eloignee. Mais, lucide, partagee, apres en avoir decide. Donnant a cette sorte de traversee, qui des lors avait commence, un caractere anecdotique a tout ce qui la jalonnait. Et c’est ce que j’avais raconte, comme pour exorciser…

De longs problemes d’edition avaient retarde la parution de ce morceau de vie. Depouille du sens qu’il avait… au present, ou juste apres. Ma plume etant restee en suspens… depuis. A cause aussi du temps que cela prend pour qu’un ailleurs se transforme en chez soi. Famille ou pas. J’avais beau le savoir, cela ne suffit pas. Il faut tatonner avant de se fixer. Errer au risque de se tromper ; ce qui ne manque pas d’arriver. Assumer… avec un temps d’arret ! Et puis recommencer. En somme trouver sa place. Ce que personne ne voit. Pas meme ceux qui ont contribue au choix. Ou surtout pas ceux-la. J’etais la : voila ! On ne peut puiser qu’en soi ! Et c’est… e-puisant. Or, l’ecriture demande une disponibilite, que cet etat ne laisse pas. En tout cas, pas a moi !

Qu’aurais-je bien pu dire ? Bonjour : je fais ceci, cela, puis je me suis trompee, me revoila ailleurs, c’est beaucoup mieux, et puis finalement non, je vais encore changer, avant de me fixer, ou bien de renoncer. Et que, quoi qu’il en soit, j’entends bien le rire de mes petits-enfants qui fut determinant. Comme autant de rayons de soleil pour eclairer une ville qui me paraissait grise… a cause du noir des toits. Et qu’il m’a fallu integrer jusqu’a ne plus le voir.

Comprendre que l’ardoise n’y etait pour rien ! A Angers, il y a plus d’arbres et de fleurs que nulle part ailleurs… Alors, pouvoir reprendre la plume. Enfin !
Mais les autres ecrivaient. M’ecrivaient. Traditions obligent, voyages egalement, et autres impatients…

Et ce que je constatais, c’est que je n’avais pas besoin de repondre au comment ca va ? La plupart (me) racontaient ma (belle) vie… pour moi. Veritables morceaux d’anthologie, parfois. Les mots qu’on me pretait semblaient venir de moi. Sauf qu’ils ne l’etaient pas. Que repondre a cela ? A cette certitude qu’en Anjou, avec tout ce qu’il y a a voir, il n’etait pas utile de le faire savoir. Personne ne doutait de ce que je faisais, la vie de famille allant tellement de soi ! Douceur et… douceur (angevine).