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La chapelle des apparences

Couverture du livre La chapelle des apparences

Auteur : Franck Pavloff

Date de saisie : 22/08/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans francais

Prix : 18.50 €

ISBN : 978-2-226-17965-4

GENCOD : 9782226179654

Sorti le : 22/08/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Corinne Salles de la librairie BLANCHE NEIGE a AMBERIEU-EN-BUGEY, France – 22/09/2007

Franck PAVLOFF, avec “la chapelle des apparences”, metaphore joliment poetique, ecrit un roman du conflit du reel et de l’ideal, comme, en d’autres temps, et sous une autre forme, on a pu faire chanter “les Fleurs du Mal”.
Il s’agit de mettre en scene, de realiser un film : la vie de Mandrin, c’est a dire d’un revolte contre l’oppression.
Des personnages tres differents ; un metteur en scene grec, qui a souffert de la dictature des colonels, un scenariste italien au passe terroriste – ou resistant ? – une chilienne martyrisee par l’oppression.
Quoi de commun ? la felure, la fragilite, le traumatisme incurable qui mele le passe et le present pour tenter de donner un sens a l’avenir. L’immobilite du temps : Mandrin, le Darfour, la misere africaine, la clandestinite, l’immigration, epoques et pays devalent et explosent en bombes de beautes baroques.
“La brievete de l’instant, c’est sa beaute… les gens qui meurent ne sont pas des symboles” Derriere des aphorismes percutants, une ecriture esthetisante.
S’il est un denouement, qu’il serait inelegant de devoiler, “Soldats perdus, terroristes, truands de Mandrin, resistants tchetchenes, reunis dans le meme plan sequence”, ce denouement a “la luminosite d’un rapide mouvement de tete vers le ciel”.

  • Le choix des libraires : Choix de Veronique de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE-SUR-SAONE, France – 13/09/2007

A la suite d’une rencontre a Venise, un journaliste au passe secret croise un vieux cineaste grec qui l’entraine avec une troupe de saltimbanques sur le tournage de son film. Film plein de demesure, de morts, de crames qui mele passe et present, de la province du Darfour a la Tchetchenie. Les destins se lient, se croisent ou se brisent.

  • Le journal sonore des livres : Franck Pavloff – 01/10/2007

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Franck Pavloff – 01/10/2007

  • Le journal sonore des livres : Franck Pavloff – 01/10/2007

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Franck Pavloff – 01/10/2007

  • Les presentations des editeurs : 13/09/2007

Vous etes des hommes magnifiques. Ils ont la loi, vous avez la foi. Vous passerez.

Franco-bulgare, Franck Pavloff, romancier, nouvelliste et photographe, est par ailleurs un specialiste reconnu de la psychologie et du droit international des enfants, implique dans de nombreux projets de developpement communautaire.
Auteur culte depuis le succes international de Matin brun (qui a ete tire a un million d’exemplaires et traduit en quinze langues mais aussi en plusieurs dialectes d’Inde en 2007), il a publie une dizaine de romans noirs, et chez Albin Michel Haute est la tour et Le Pont de Ran-Mositar, prix France Televisions 2005, prix Lettres frontiere 2006 (Suisse et Region Rhone-Alpes), selectionne pour l’Interallie, les prix Giono, Goncourt et Goncourt des lyceens.

  • Les courts extraits de livres : 15/11/2007

L’EAU des rios renvoyait des senteurs de terre seche, jardin d’automne et chemin de campagne ; le quartier Cannaregio s’eloignait d’une Venise trop fluide, exuberante.
A la hauteur de l’eglise Santa Sofia, Sisco bifurqua vers l’hotel. Il devait transmettre son article sur le palmares de la Mostra en fin de soiree et la nuit etait proche. Un couple egare le depassa, l’homme, col de chemise entrouvert sur son smoking de fin de festival, elle, en robe de soie mauve, chaussures a la main. Leurs rires se perdirent dans le calme des ruelles.
L’heure d’avant, fuyant la foule et les cocktails de presse, Sisco s’etait rendu au cimetiere San Michele, saluer la tombe d’Ezra Pound. Les dernieres heures de sa semaine furtive en Italie le rendaient nostalgique, la poesie epique de l’Americain l’aidait a echapper au blues des exiles. Sur le vaporetto du retour, fascine par les clapotis de l’eau du Canal Grande et les reflets de la Ca’ d’Oro qui tiraient des fleches blondes jusqu’au marche aux poissons, il avait laisse tomber a mi-voix deux vers du poete :
Et maintenant les fourmis semblent vaciller / quand le soleil du soir a pris au piege leurs ombres.

A deux pas de la, aux abords du Lido, les festivaliers se pressaient par vagues au passage des stars, clamaient le nom des laureats. Celui de Xerkes, le realisateur qui revenait en competition apres des annees de silence, courait sur toutes les levres. Le vieux Grec avait quitte l’ile de Cortos pour presenter son film au scenario encore plus epure que les precedents. Pendant trois heures de projection, un homme solitaire, un fugitif, se perdait aux confins d’un desert de dunes. Pas d’autres developpements que la quete mystique du heros. Les images etaient somptueuses, les lumieres subtiles, le rythme profond, magique.