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La cite des anges dechus

Couverture du livre La cite des anges dechus

Auteur : John Berendt

Traducteur : Pierre Brevignon

Date de saisie : 23/03/2012

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Archipel, Paris, France

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-84187-968-7

GENCOD : 9782841879687

Sorti le : 03/10/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Laurent Lebourg de la librairie PRIVAT-CHAPITRE a PERPIGNAN, France (visiter son site) – 23/03/2012

La Fenice brule, ironie du sort, a l’issue d’une campagne de restauration ! Malgre cette catastrophe, l’opera mythique de Venise a heureusement pu renaitre de ses cendres. John Berendt, ecrivain americain tombe amoureux de la Serenissime, se pose l’inevitable question de l’incendie criminel. Cette tragedie lui sert de point de depart pour rencontrer des habitants humbles ou celebres, prendre le temps de decouvrir leur quotidien et surtout percer a jour leurs petits secrets. Derriere la facade de la cite touristique vivant de sa gloire d’antan, les mysteres abondent… Pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, cet ecrivain d’une insatiable curiosite, est tres doue dans l’art de faire parler les ames les plus secretes. Ce recit se lit comme une enquete policiere interrogeant aussi bien les vivants et les morts. De longs passages, consacres aux sejours venitiens des ecrivains Ezra Pound ou Henry James, sont autant d’invitations a enrichir nos pantheons litteraires. Le resultat offre une decouverte envoutante de Venise qui aura raison des prejuges les plus tenaces sur cette cite lagunaire victime de son succes.

  • Les presentations des editeurs : 19/10/2007

Lorsque John Berendt arrive a Venise le 1er fevrier 1996, flotte dans l’air une forte odeur de bois calcine. Trois jours auparavant, la Fenice, le celebre opera de la Cite des Doges, a ete ravagee par un incendie…

Acte criminel ? Qui pouvait souhaiter le saccage de ce joyau de l’art venitien ? L’enquete que l’auteur entreprend va le mener a la rencontre des habitants de la Serenissime : son maire, la fille d’Ezra Pound, un marchand de legumes, le directeur du musee Guggenheim, un maitre verrier et bien d’autres encore…

Minuit dans le jardin du bien et du mal avait pour personnage principal Savannah, petite ville de Georgie. John Berendt a travaille huit ans a ce livre qui s’attache a dechiffrer Venise, ville insaisissable et labyrinthique qui navigue entre son histoire millenaire et sa decadence.

Ne en 1939 a Syracuse (New York), diplome de lettres de Harvard, ancien redacteur du New York magazine, John Berendt a ete chroniqueur pour de nombreux journaux, dont le mensuel Esquire. Son premier livre, Minuit dans le jardin du bien et du mal (Belfond, 1996), adapte au cinema par Clint Eastwood, s’est vendu a plus de 2,5 millions d’exemplaires dans le monde.

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Brevignon

Voici Venise telle que vous ne l’avez jamais lue. Loin des procedes de la fiction mais au plus pres de son ame d’ecrivain, John Berendt a su capter la respiration secrete de cette ville au rythme des marees.

Pierre Assouline, La Republique des livres.

  • Les courts extraits de livres : 19/10/2007

Extrait du prologue :

L’effet Venise

– A Venise, tout le monde joue un role, m’explique le comte Girolamo Marcello. Et ce role change sans cesse. La cle pour comprendre les Venitiens, c’est le rythme. Le rythme de la lagune, le rythme de l’eau, des marees, des vagues…
Je marchais le long de la Calle della Mandola quand je suis tombe sur le comte Marcello. Membre d’une venerable famille venitienne, il est considere comme un specialiste de l’histoire, des structures sociales et des subtilites de Venise. Comme nous allons tous les deux dans la meme direction, nous repartons ensemble.
– Le rythme de Venise est comme la respiration. Maree haute, haute pression : tension. Maree basse, basse pression : detente. Les Venitiens ne sont pas du tout receptifs au rythme de la roue. Ce rythme est reserve a d’autres endroits, des endroits ou il y a des automobiles. Notre rythme a nous, c’est celui de l’Adriatique. Celui de la mer. A Venise, le rythme bat en meme temps que la maree, et la maree change toutes les six heures.
Le comte Marcello inspire profondement.
– Comment percevez-vous un pont ?
– Je vous demande pardon ? Un pont ?
– Le percevez-vous comme un obstacle ou juste comme une autre serie de marches a monter pour passer de l’autre cote d’un canal ? Nous autres, Venitiens, ne voyons pas les ponts comme des obstacles. Pour nous, les ponts sont des transitions. Nous les traversons tres lentement. Ils font partie du rythme. Ils sont comme une passerelle entre deux salles d’un theatre, comme un changement de decor, comme le passage de l’acte I a l’acte II dans une piece. Notre role change chaque fois que nous traversons un pont. Nous passons d’une realite… a une autre realite. D’une rue… a une autre rue. D’un decor… a un autre decor.
Nous approchons d’un pont enjambant le Rio di San Luca et donnant sur le Campo Manin.
– Un tableau en trompe-l’oeil, reprend le comte, est un tableau qui parait tellement reel qu’il ne ressemble pas a un tableau. Il ressemble a la vraie vie, alors qu’evidemment il n’en est rien. C’est la realite volee une fois. Mais alors, qu’est-ce qu’un trompe-l’oeil se refletant dans un miroir ? La realite volee deux fois ? Un rayon de soleil se reflete sur le canal, puis a travers une fenetre sur un plafond, puis du plafond vers un vase et du vase sur un verre ou sur une coupe en argent. Quel est le veritable rayon de soleil ? Quel est le veritable reflet ? Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui ne l’est pas ? La reponse a cette question n’est pas simple, parce que la verite peut changer. Je peux changer. Vous pouvez changer. C’est l’effet Venise.