Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

La cite des zyeuks

Auteur : Jeffrey Lord

Traducteur : Arnaud Dalrune

Date de saisie : 10/05/2008

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Vauvenargues, Paris, France

Collection : Blade, n 181

Prix : 6.00 / 39.36 F

ISBN : 978-2-7443-1467-4

GENCOD : 9782744314674

Sorti le : 07/05/2008

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Richard Blade ne parvenait pas a s’endormir. Contemplant les ombres des flammes dansant sur le plafond, il se laissait doucement engourdir par leur danse hypnotique, tout en pratiquant mentalement les exercices du Training programme du M16 de resistance au froid. Lentement, il sentait la temperature de son corps remonter.
Pour occuper utilement le temps, il repassa dans sa tete tout ce qu’il avait deja appris d’utile sur cette dimension. Pas grand-chose, en somme. An-Rok, le vieux ksaltri, lui avait surtout parle de son propre passe : de ces mysterieux guerriers zyeuks, il ne savait pour ainsi dire rien. Ils etaient apparus un triste jour, invincibles, inepuisables, sans visage identifiable derriere leurs masques.
A la recherche du sommeil, il se resolut non pas a compter les moutons, mais a se rememorer tout le chemin depuis Zam-Loukian : les bosquets de bambous, le lac, la vue somptueuse sur la cote decoupee, la mer immaculee, les pogrils…
Ouvrant les yeux sous l’effet de son sixieme sens, il vit une face grimacante de Neanderthalien penchee sur lui.

Ou va Richard Blade, voyageur de l’infini ? Dans quelles dimensions le cerveau sans ame de l’ordinateur peut-il le projeter ? Dans quels mondes passes ou a venir ? Dans quels univers inconnus ?
Blade – un homme fait de muscles, de sang, de sexe et d’intelligence – sera-t-il le jouet humain de la machine qui l’envoie combattre les monstres terrifiants, les deesses sauvages et perverses d’un monde d’ailleurs ?

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Extrait du prologue :

– Encore ce foutu type !
Pour la troisieme fois de la journee, le grand barbu blond venait de reperer la silhouette anodine dans le reflet de la vitrine. Trop anodine pour etre honnete… Trop faussement indifferente. Trop… trop ! Pardessus son epaule, dans le miroitement de la glace, Richard Blade – c’etait le nom du geant aux cheveux clairs – fixait l’homme de l’autre cote de Charing Cross. La pluie abondante des derniers jours avait cesse depuis quelques minutes. L’inconnu faisait mine de regarder la circulation comme s’il cherchait ou attendait un vehicule. L’agent du MI6 – les performants services secrets britanniques – se demanda comment decrire l’individu. Certes, il n’aurait pas trop de mal a en dessiner le portrait-robot. Il ne maitrisait pas trop mal le crayon sans etre un grand artiste pour autant. Mais le gars n’avait pas le moindre trait saillant, le moindre detail caracteristique. Visage moyennement ovale. Nez classiquement droit. Front efface. Cheveux ordinairement chatains. Sans trace de calvitie. Entre trente-cinq et quarante ans. Disons, trente-sept ! Taille ? Moyenne. Un metre soixante -quinze a vue de nez. Une allure vestimentaire sans aucune originalite. Une parka sans forme. Un jean sans coupe. Vraiment trop ordinaire au global, tellement ordinaire qu’il en suintait le factotum de quelque service parallele.
D etait… quinze heures trente-deux, constata Blade en consultant sa montre. La premiere fois qu’il l’avait repere, il devait etre dix heures trente. Il n’avait pas de raison alors de verifier l’heure. Tout ce dont il se souvenait, c’est qu’il passait devant l’Imperial Hotel sur Southampton Row, dans le quartier du British Museum.
La deuxieme fois, il se sustentait rapidement avec un de ses amis dans un pub a l’angle de Bear Street et Charing Cross Road. L’inconnu etait reste un moment a l’exterieur de l’etablissement, devant la glace. Encore une fois et malgre la pluie, il faisait mine d’attendre quelqu’un et de regarder de tous cotes dans la rue. Foncierement, l’homme n’avait pas fait mine de jeter un coup d’oeil a l’interieur du pub. Dans les cinq minutes de son manege, il avait bien du tourner deux-trois fois les yeux vers la vitre, mais rien d’exceptionnel pour un passant confronte a cette situation.
Seulement cette troisieme rencontre fortuite faisait au moins une de trop.