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La connaissance de l’ecrivain : sur la litterature, la verite & la vie

Auteur : Jacques Bouveresse

Date de saisie : 15/02/2008

Genre : Litterature Etudes et theories

Editeur : Agone editeur, Marseille, France

Collection : Banc d’essais

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-7489-0082-8

GENCOD : 9782748900828

Sorti le : 15/02/2008

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  • Les presentations des editeurs : 08/06/2009

Les postmodernes ont erige la litterature en une sorte de genre supreme, dont la philosophie et la science ne seraient que des especes.
Chacune des trois disciplines aurait aussi peu de rapport avec la verite que les autres ; chacune se preoccuperait uniquement d’inventer de bonnes histoires, que nous honorons parfois du titre de ” verites ” uniquement pour signifier qu’elles nous aident a resoudre les problemes que nous avons avec le monde et avec les autres hommes. Une des consequences les plus remarquables de cette conception a ete de detourner l’attention de la question cruciale : pourquoi avons-nous besoin de la litterature, en plus de la science et de la philosophie, pour nous aider a resoudre certains de nos problemes ? Et qu’est-ce qui fait exactement la specificite de la litterature, consideree comme une voie d’acces, qui ne pourrait etre remplacee par aucune autre, a la connaissance et a la verite ?

Quelle sorte de savoir trouve-t-on dans un roman, que ni la vie quotidienne ni une etude scientifique ne nous communiquent ? En quel sens peut-on parler de verite en litterature ? Quels rapports y a-t-il entre la forme d’une oeuvre et la connaissance qu’elle nous procure ? Professeur au College de France, Jacques Bouveresse a publie de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des ecrivains comme Musil et Kraus. Convaincu que la litterature, autant que les sciences, merite une philosophie exacte, il croise ici les reflexions de philosophes contemporains, comme Putnam et Nussbaum, avec celles de Zola, Henry James et Proust.

  • La revue de presse Robert Maggiori – Liberation du 28 fevrier 2008

Citant Proust, Henry James, Flaubert, Virginia Woolf, Zola, Orwell, Dickens et bien sur Musil (Bourdieu, Martha Nussbaum, Ranciere ou Wittgenstein aussi), Bouveresse analyse toutes les positions qui se trouvent entre ces deux extremes, de la litterature comme genre supreme et de la litterature comme expression d’identites subjectives. On decouvrira quelle connaissance pratique particuliere apportent, selon lui, les oeuvres litteraires. Videe ici de son argumentaire, l’hypothese qu’il emet, sur le roman naturaliste notamment, pourra surprendre : celle d’une contribution irremplacable non seulement a la connaissance experimentale de la realite morale mais egalement a la reflexion morale. Retour a la fonction edifiante de la litterature ? Non. Bouveresse, a la suite d’Iris Murdoch, veut dire que la vie, imbibee de morale (morale, amorale, immorale), et la litterature, qui l’est pareillement, ne peuvent pas ne pas etre l’une dans l’autre. Notre univers moral est pour une bonne part litteraire, et notre relation a la morale une relation a des oeuvres, a des references et a des modeles litteraires.