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La derobade

Auteur : Jeanne Cordelier

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Phebus, Paris, France

Collection : D’aujourd’hui

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-7529-0263-4

GENCOD : 9782752902634

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  • Les presentations des editeurs : 07/05/2007

” Le recit de Jeanne Cordelier a tout juste trente ans.
II pourrait en avoir cent et avoir ete ecrit hier “, nous dit Benoite Groult. La Derobade est de ces livres qui resonnent longtemps. qui s’ancrent dans nos anes, ” tant la douleur est eternelle, et tant “l’esperance est violente”, et tant le talent n’a pas d’age “. D’aucuns disent que la prostitution est un metier comme un autre – le plus vieux d’entre tous -, un espace de liberte, un droit… ancestral.
On se rassure. On se ment. Pour les autres – la majorite, osons-nous croire -, la prostitution releve de l’exploitation sexuelle des femmes, de la violation des droits de l’Homme. Lisons, relisons La Derobade, la verite est la, crue, amere. Elle est partout, dans ce style luxuriant, brulant, dans ces mots exutoires, dans cette ” revolte precieuse qui est parfais le seul signe de vie au fond de l’horreur “.

  • La revue de presse Christine Ferniot – Lire, juillet 2007

Trente ans plus tard, que reste-t-il de cette lecture abrupte, de ce morceau de vie en rouge sang ? Le resultat est epoustouflant, poignant de verite, ecrit comme un poeme rageur avec une insolence lyrique. Des les premieres scenes, la romanciere agrippe son lecteur. Des filles viennent de se faire embarquer par les flics. Des jeunettes qui vivent ca pour la premiere fois, des habituees qui la jouent detendues. La narratrice decrit la cellule qui sent la pisse, les policiers meprisants, la peur d’une mineure qui ne sait plus ce qu’elle fait ici. La violence est aussi intense que le desespoir.

  • La revue de presse – Le Monde du 31 mai 2007

Il y a trente ans, en France, des femmes se prostituaient. L’information, troublante, est le premier enseignement a tirer de la reedition chez Phebus de La Derobade, ecrit en 1976 par Jeanne Cordelier, ex-fille publique. Se prostituer signifiait alors, selon le Larousse de 1975, “se livrer a la debauche contre de l’argent”. L’equivalent du “Avale, pense aux deux cents sacs sur le coin de la table”, atteste par Jeanne Cordelier, page 132. Rappel choquant d’une France que Mai 68 vient de livrer au “Jouir sans entraves” (quoique) ; rappel pourtant incontestable. Mais pourquoi ? Jeanne Cordelier l’explique tout au long de ce portrait de 400 pages, cru et dense.

  • La revue de presse Delphine Peras – L’Express du 3 mai 2007

Juin 1976. Les editions Hachette publient La Derobade. Signe Jeanne Cordelier – un nom de plume – ce recit coup de poing raconte crument la vie d’une prostituee parisienne, ses cinq ans de tapin sous la coupe d’un souteneur impitoyable. C’est un temoignage brutal, d’une violence inouie. Un pave dans la mare : non, il n’y a pas de putain heureuse ni de putain libre, clame la narratrice, Sophie. C’est aussi une revelation litteraire, ou l’argot prend des accents extraordinairement poetiques. Ce sera le best-seller de cet ete-la : 1,2 million d’exemplaires vendus rien que pour le grand format, une vingtaine de traductions, puis une adaptation tres libre au cinema par Daniel Duval, avec Miou-Miou dans le role-titre – enorme succes, la encore…
Qu’importe. Car, loin de ceder a la mode du temoignage racoleur, Jeanne Cordelier s’impose d’emblee comme un authentique ecrivain, portee par une urgence, une force d’ame, un sentiment de revolte inouis.