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La femme qui danse

Auteur : Marie-Claude Pietragalla | Dominique Simonnet

Date de saisie : 17/01/2008

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Biographies-Temoignages

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-02-068670-9

GENCOD : 9782020686709

Sorti le : 17/01/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Francois Prevot de la librairie CLIMATS a PARIS, France (visiter son site) – 23/01/2008

Un feuilleton televise en noir et blanc, L’age heureux, ou les petits rats de l’opera s’aventurent sur les toits du palais Garnier, est a l’origine de la vocation de Marie-Claude Pietragalla ! Aidee de Dominique Simonnet, elle raconte les annees de travail incessant, la souffrance et la joie, les coups de canne et les coups de chance, Bejart, Noureev, les partenaires prestigieux…
Laissez vous emmener dans cet itineraire exemplaire, dans cette formidable declaration d’amour a la danse.

  • Les presentations des editeurs : 23/01/2008

Elle avait envie de dire sa passion, son monde, ses espoirs, avec des mots, cette fois.
Je voulais, pour ma part, ouvrir la porte des coulisses, raconter la vraie vie, le parcours, le quotidien de la danseuse etoile ; reveler a travers elle le travail trop meconnu de ces artistes, leur sincerite, leur innocence aussi. Et puis, las d’entendre les precieux ridicules d’un certain courant contemporain qui sevit en France, nous brulions de faire une declaration d’amour a la danse, la vraie, celle du mouvement, de l’emotion, de la beaute.

Concu comme un pas de deux, ce livre raconte une histoire : celle de Pietra, une petite fille passee de l’autre cote du miroir qui devient etoile, puis s’impose comme creatrice, inventant son propre univers a travers des courants dominants. Mais il dit aussi la danse, c’est-a-dire un art devorant, un engagement de tous les instants, et un vrai courage : celui d’etre debout et vivant “.

D. S.

Marie-claude Pietragalla, danseuse etoile, choregraphe, creatrice de nombreux ballets, est directrice de Pietragalla compagnie.

Dominique Simonnet, ecrivain, chroniqueur, est notamment l’auteur de La plus belle histoire du monde et l’Amour explique a nos enfants.

  • Les courts extraits de livres : 10/02/2008

L’age heureux

Comment une petite fille plutot agitee passe soudain de l’autre cote de l’ecran. Des l’enfance, elle a deux vies : la Corse et Paris, l’insouciance et la discipline de fer. Mais, tres vite, un seul pays : la danse.

Les toits du mystere

C’est un palais de conte de fees, un chateau magique, ou tout est grace, elegance, mystere. Chaque recoin raconte une histoire, chaque piece cache un secret. Ses habitants sont des petites filles comme elle, elfes graciles au cou de cygne qui bruissent en se coulant le long des escaliers, font la reverence en croisant Madame, l’impressionnante gardienne au chignon impeccable, et reprennent leurs rires cristallins des que cette derniere a le dos tourne. Des danseuses en tutu, qui se costument, se maquillent, font claquer leurs pointes au rythme d’un piano, tout la-haut, dans le studio aux fenetres rondes, s’aventurent dans les cintres ou se cachent dans un coin de rideau pour apercevoir, sur l’immense scene, une diaphane Giselle flotter au sortir de sa tombe ou une Juliette agonisante s’effondrer sur le corps d’un Romeo.
La petite Marie-Claude (on ne l’appelle pas encore Pietra), 8 ans, est rivee a l’ecran de television, fascinee comme des milliers d’autres enfants qui regardent en 1971 une rediffusion de ce feuilleton en noir et blanc baptise L’Age heureux. Dans le decor somptueux du palais Garnier, on y conte la mesaventure d’un petit rat de l’Opera de Paris qui a l’impudence de passer, avec ses camarades, la porte interdite pour se rendre sur les toits, deambulant parmi les chevaux flamboyants et les statues d’Apollon. La-haut, c’est comme si on volait, dit l’une des heroines, ce qui, pour une apprentie danseuse, est une idee du paradis. Avec ses mythes, ses legendes, son lac souterrain, son fantome, et surtout, surtout, sa porte interdite qui conduit sur les toits, l’opera Garnier est, pour les jeunes telespectatrices, un monde irresistible, attirant comme celui du magicien d’Oz, seduisant comme le pays des merveilles. Un reve de petite fille.
Aujourd’hui, le scenario de cette historiette paraitrait leger, le sujet peu rassembleur, et les chasseurs de parts de marche le jetteraient au panier. Mais nous sommes a une autre epoque, dans un passe revolu ou la television traite les enfants avec respect et ose parler de beaute – il est vrai, elle ne propose que deux chaines. L’Age heureux est un evenement, une reunion de famille, une fete pour les petites filles qui, telle Marie-Claude, decouvrent la danse et sa magie.
Ce lieu-la existe en vrai, realise-t-elle. Il se trouve a Paris, pas tres loin de chez elle, plante comme une recompense au bout de l’avenue qui lui est dediee, avec son dome dore comme dans le film, ses petits rats comme dans le film, qui dansent et vivent comme dans le film. Comment ne pas vouloir en faire partie ? Pourquoi ne serait-elle pas, elle aussi, l’une de ces princesses ailees ?

Ce theatre, la scene, les petits rats, les toits interdits, l’intrigue policiere… Je veux y aller moi aussi. Ce n’est pas tant le milieu de la danse qui me fascine que le lieu : je reve de parcourir ces couloirs, de voir les costumes, les lumieres, et bien sur, d’aller sur les toits. Je veux entrer a l’ecole des petits rats. Mon pere rechigne. Il est persuade que je ne serai pas prise. Directeur d’un reseau medical dans un laboratoire, il ne connait personne dans ce milieu-la, et on n’y entre pas, croit-il, si on n’est pas pistonne. Et puis, pour lui, l’Opera de Paris n’est pas un lieu frequentable. Il songe a ces vieux messieurs qui donnaient autrefois rendez-vous aux jeunes danseuses dans le foyer, apres la representation. Il refuse. J’insiste. Finalement, il me propose un marche : (…)