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La Fin Du Film

Auteur : Arthur Miller

Date de saisie : 19/04/2006

Genre : Theatre

Editeur : Grasset Et Fasquelle

Prix : 13.00 / 85.27 F

ISBN : 9782246700319

GENCOD : 9782246700319

Sorti le : 19/04/2006

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  • Les presentations des editeurs : 23/12/2009

Un hotel, perdu au milieu du desert, quelque part en Californie, au debut des annees soixante. Une equipe de cinema y sejourne, pour y tourner un film, qui rappelle etrangement les mythiques Misfits de Huston, et son cortege de maledictions… Le tournage a du etre interrompu : la star, Kitty, depressive, droguee aux medicaments, est incapable de sortir de son lit. Dehors, un feu de foret fait rage et menace le frele hotel. A l’interieur, c’est la rage et le desespoir d’une femme trop belle, trop celebre et trop fragile, qui se joue – et l’avenir d’un film. Tous se pressent au chevet de Kitty : le producteur, entrepreneur en bulldozers reconverti dans le septieme art ; Edna, secretaire personnelle de Kitty et maitresse du producteur ; Clemson, metteur en scene ivre mort et flambe au jeu ; Paul (alias Miller), scenariste, mari de la blonde, Pygmalion impuissant ; et enfin les Fassinger, fantomes grotesques de Lee et Paula Strasberg, gourous qui phagocytent la starlette. Le personnage le plus memorable, bouleversant, c’est encore elle – cette femme au seuil de l’effondrement, fantomatique, dont on ne verra d’ailleurs jamais que le dos nu, dont on n’entendra que les gemissements… La derniere piece d’Arthur Miller raconte, a peine deguisee, l’histoire du dernier film acheve de Marylin, la ronde des croque-morts autour d’une deesse au crepuscule, la comedie pathetique des hommes, l’agonie d’une femme en coulisses. Une piece cruelle et sublime, rideau dechirant sur une cohorte de mythes ou se melent la vie, le cinema, le theatre, l’amour.

  • La revue de presse Astrid Eliard – Le Figaro du 29 juin 2006

UN HOTEL DE LUXE au beau milieu du desert. C’est au sein de ce drole de campement, dans un decor de western aussi inhospitalier que la Vallee de la Mort, qu’un producteur de cinema et son equipe guettent le clap de fin. Le film rappelle Les Desaxes, de John Huston. Avec cinq semaines de retard et une actrice, Kitty, que la depression empeche de tenir sur ses jambes, le tournage pietine. La tension monte. Philip Ochsner, nerveux, voit ses millions de dollars se volatiliser. Autodidacte, ancien constructeur de camions, il n’a pas la foi de Derek, le realisateur optimiste. Case, un cameraman habitue aux frasques de Kitty, detend l’atmosphere. Vulgaire mais irresistible – certaines de ses repliques meritent l’anthologie -, il est la bequille du tournage, le seul dont la tete est restee sur les epaules. Avec Flora et Jerome, les gourous de Kitty, fabriques par l’Actor’s Studio, le drame se fait satire.