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La forme des crises : logique et epistemologie

Auteur : Daniel Parrochia

Date de saisie : 04/06/2008

Genre : Philosophie

Editeur : Champ Vallon, Seyssel, Ain

Collection : Milieux

Prix : 29.00 / 190.23 F

ISBN : 978-2-87673-485-2

GENCOD : 9782876734852

Sorti le : 29/05/2008

  • Les presentations des editeurs : 05/06/2008

Maigre l’accroissement massif de nos connaissances, y compris dans les domaines de la securite et de la fiabilite des systemes, nous continuons de vivre aujourd’hui dans un monde changeant, qui connait le risque, la menace et l’alea – l’intensification des communications, mais aussi celle du bruit.
Au surplus, la complexite des societes technologiques avancees, le phenomene economique de la derniere mondialisation, la situation internationale issue de la fin de la guerre froide et ses nombreux effets pervers (decomposition des blocs, multiplication des Etats, guerres peripheriques…) nous amenent a devoir affronter desormais de facon assez reguliere le surgissement de l’irregulier, autrement dit, le phenomene des crises.
Cet ouvrage, qui en analyse differentes formes (mutations metaphysiques, crises psychologiques, sociales, economiques, strategiques, defaillances technologiques ou ruptures scientifiques), essaie aussi d’en construire des modeles, a la fois qualitatifs et quantitatifs. Il tente de relever ce nouveau defi pose a la rationalite, et qui la pousse a ses limites, sinon au paradoxe : reperer des signaux faibles, prevoir l’imprevisible, gerer l’ingerable, maitriser le chaos : en bref, construire – si c’est possible – une veritable logique des crises.

Daniel Parrochia est professeur de logique et de philosophie des sciences a l’Universite Jean-Moulin-Lyon-III. Il a publie, entre autres. Mathematiques et existence (1991) et Meteores, essai sur le ciel et la cite (1997).

  • Les courts extraits de livres : 05/06/2008

HISTOIRE ET RATIONALITE

Tous les philosophes font semblant de savoir ce qu’est l’histoire, et ou elle mene. Et pourtant, depuis qu’elle existe, la philosophie de l’histoire n’a cesse de se heurter a la question des crises, des ruptures et des transitions brutales, ainsi que des evenements critiques. Generalement, ce n’est pas l’existence du changement comme tel qui pose probleme mais le fait que ce changement advienne de maniere imprevisible et apparemment contingente. Aux explications logiques et rationnelles des theories de l’histoire, on n’a donc cesse d’opposer la contingence des evenements, l’impossible maitrise du hasard, sa presence a la fois malicieuse et decisive. A l’oree d’une reflexion sur les crises, on ne peut donc guere se soustraire a cette question prealable de la possibilite d’une science du changement. Sans tomber dans les errements d’un Rousseau ou d’un Bergson, qui cedent tout de suite a la facilite en invoquant l’aleatoirite ou la nouveaute des faits, il convient plutot de limiter les pretentions des logiques de l’histoire. Certes, la philosophie hegelienne a eu l’incomparable merite de montrer comment la pensee speculative peut depasser la contingence, mais ce fut au prix d’une transformation de l’image de la raison, devenue alors Raison divine, c’est-a-dire aussi bien De-raison que Sur-raison ou Trans-Raison. Un retour au reel suppose donc non seulement la reconnaissance effective de la puissance du hasard, mais sa possible determination mathematique, que ce soit sous la forme de l’aleatoire maitrise de la theorie des probabilites ou sous les diverses figures des mathematiques de l’action (theorie des jeux de strategie, methodes de simulation, etc.). Dans ce contexte, mais dans ce contexte seulement, nous conclurons a la possibilite d’une theorie des crises et a la nouvelle vision du temps qu’elle porte avec elle.