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La France sans permis

Auteur : Airy Routier

Date de saisie : 26/02/2007

Genre : Documents Essais d’actualite

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-226-17605-9

GENCOD : 9782226176059

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 10/03/2007

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Joachim Salinger – 05/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 10/03/2007

70 radars en 2003. Et en 2007 ? 1500 !
Des sanctions tres severes pour des infractions minimes.
Une explosion des recettes pour l’Etat (680 millions d’euros !).
L’effet des limitations de vitesse ? Un impact sur la securite routiere systematiquement surestime.
La fiabilite des controles qu’on nous presente comme exemplaire : 60% des delits echappent au systeme !
L’honnetete des interventions policieres ? Comment en juger alors qu’on leur fixe des objectifs chiffres a respecter ?
Les resultats de cette politique qui se veut vertueuse ?
Des jeunes pour qui passer le permis releve desormais de l’exploit.
Deux millions de personnes au moins qui conduisent tous les jours sans permis et sans assurance.
Un systeme de controle base en partie sur un fonctionnement illegal.
La transformation d’honnetes citoyens en delinquants presumes, car il s’agit avant tout de culpabiliser les automobilistes, de neutraliser ceux qui oseraient protester et d’impressionner les medias.
Dans La France sans permis, Airy Routier, redacteur en chef au Nouvel Observateur, devoile une vaste entreprise de desinformation. L’auteur de nombreux best-sellers, dont Le Flambeur et Le Fils du serpent, brise le conformisme ambiant sur un sujet tabou, avec ce document choc qui, tout en evoquant son experience personnelle, est un requisitoire et une sorte de manuel pratique pour sauver son permis.

Redacteur en chef au Nouvel Observateur, Airy Routier a publie entre autre Le Fils du Serpent. Vie et mort du banquier Stem. (Albin Michel, 2005) et Le Complot des Paranos (Albin Michel, 2006), enquete sur l’affaire Clearstream.

  • Les courts extraits de livres : 10/03/2007

Trois heures que je suis la, en cage. Ne pas m’enerver. Me dire que ce n’est pas un drame, mais plutot une chance, de rester quelques heures seul avec moi-meme, en rupture totale avec la vie agitee et souvent superficielle de journaliste parisien. Je me dis cela mais, a vrai dire, je ne suis pas faraud. Je lutte contre la deprime qui me gagne. L’enfermement a un effet curieux. Depuis ma cellule, lorsque les policiers omettent de fermer la porte du poste de garde, je peux apercevoir, en biais, l’ecran de television de la camera qui surveille le moindre de mes gestes. Je me surprends a faire des mouvements ou des grimaces. Derriere, plus loin, en me tordant le coup, j’apercois la rue ensoleillee de cette derniere journee d’ete, avec des silhouettes fugaces de jeunes femmes en robe legere. Je voudrais etre a la terrasse du bistrot. Sarkozy et ses flics me volent mon temps.
Probleme : je n’arrive pas a me faire totalement a l’idee que je suis un delinquant.
C’est vrai que mon permis de conduire a ete annule, par retraits successifs de points. Tout s’est passe, si je me souviens bien, en l’espace d’une vingtaine de mois. En aout 2003, en vacances a Noirmoutier, j’ai perdu quatre points pour avoir grille un feu rouge… en velo. Un velo que j’avais achete une heure plus tot, plein de bonnes resolutions medicales et ecologiques. A 7 h 30 le soir, la ville ensoleillee etait deserte. J’ai franchi le feu rouge de quelques metres, sans meme atteindre la voie perpendiculaire, pour monter sur le trottoir, a droite, avec l’idee de baisser ma selle. Une voiture de gendarmerie etait a mes cotes. Ses occupants ont cru a une provocation alors que moi, sur mon velo, je me croyais a l’abri de tout. A la gendarmerie, alors qu’ils me demandaient mes papiers, je leur ai donne mon permis de conduire. Erreur fatale, ai-je longtemps cru. En fait, non : il leur suffisait de consulter le fichier des permis de conduire pour me retirer ces quatre points. Jamais je n’avais imagine qu’ils en arriveraient la.