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La grande histoire du pain et des boulangers : des origines a nos jours

Auteur : Jean-Michel Lecat

Date de saisie : 23/10/2006

Genre : Cuisine, Gastronomie, Vins

Editeur : Ed. de Lodi, Paris, France

Prix : 45.00 €

ISBN : 978-2-84690-264-9

GENCOD : 9782846902649

Sorti le : 23/10/2006

  • Les presentations des editeurs : 04/11/2006

Le pain nous raconte notre Histoire !

Donnez-nous notre pain quotidien

Embleme spirituel d’un pays d’origine chretienne et base de son alimentation jusqu’au debut du XXe siecle, le pain est un acteur privilegie et permanent de l’histoire de France. Symbole d’opulence ou de misere – pain blanc des riches, pain noir des pauvres – il fut longtemps l’indicateur de la bonne ou mauvaise sante du pays.

Gagner sa croute !
A partir des annees 1850, le pain ne manque plus mais c’est l’argent pour le payer qui fait souvent defaut ! A la fin du XIXe siecle, chaque Francais consomme encore 900 grammes de pain par jour. Jusqu’a l’epoque du Front populaire, le pain reste le principal mot d’ordre de toute revendication sociale, symbole d’une vie digne dans l’esprit de la majorite d’entre nous.

Retrouver le gout du pain !
Depuis les Trente glorieuses (1945-1975), nos habitudes alimentaires ont considerablement evolue mais nous avions oublie le gout du bon pain pour nous contenter de produits industriels insipides. Aujourd’hui, chaque Francais n’en consomme plus que 150 grammes par jour ! Heureusement, il est de nouveau exigeant quant a sa qualite.

Un livre temoignage :
Decouvrez la grande saga du pain qui se confond avec l’Histoire des Francais sous toutes ses facettes religieuse, culturelle, politique, economique et sociale ; voire meme psychologique tant le pain fut si longtemps l’obsession constante de tout un peuple.

Une veritable encyclopedie visuelle :
Plus de 300 illustrations : photographies, tableaux, dessins, caricatures, cartes postales anciennes, chromos et images d’Epinal concourent a montrer l’histoire du pain. Une somptueuse iconographie pour revivre d’abord par l’image et avec beaucoup d’emotion tous les aspects de notre rapport privilegie avec le pain.

  • Les courts extraits de livres : 04/11/2006

La feodalite, meme synonyme d’impots et de corvees, apporte, malgre tout, une certaine securite et un meilleur rendement des terres cultivees. La penurie de pain n’est des lors plus percue comme une fatalite mais comme la pire des injustices. La colere divine est moins invoquee que l’incurie ou la rapacite des seigneurs…
Et le roi, representant de Dieu sur terre, peut-il encore echapper a toute responsabilite ? Comment peut-il accepter que ses sujets manquent de pain quand le pain est l’aliment-roi, pour reprendre l’expression de S. Kaplan ? Jacqueries dans les campagnes, emeutes dans les villes vont ainsi se multiplier, a partir du XVIe siecle, des l’instant ou le peuple, mieux informe, comprendra que ce ne sont pas tant les catastrophes naturelles que les appetits des speculateurs, ou l’incurie des politiques, qui l’affament.

Dans le dernier tiers du XVIIIe siecle, ce sont les physiocrates – les technocrates de l’epoque -et leurs reformes qui exacerberont les tensions. A vouloir sincerement, mais prematurement, liberer le peuple de la hantise du pain en instaurant la liberte des prix et du commerce, ils ont largement indispose le pays et fait le lit de la Revolution. Personne n’oubliera, pendant plus d’un siecle, le fameux pacte de famine des annees 1775, quand bien meme relevait-il du pur fantasme. On sait ce qu’il en advint pour Louis XVI et sa mie.
La Revolution ne resout pas le probleme du ble, loin s’en faut. Au moins le prend-elle en compte, avec plus ou moins de reussite, et surtout libere-t-elle les paysans des insupportables corvees et taxes banales des fours et des moulins.
Dans la seconde moitie du XIXe siecle, le pain ne manquera que rarement ; c’est bien plus souvent l’argent pour le payer qui fera defaut.
En effet, la revolution industrielle entraine la naissance d’un proletariat urbain mal remunere qui ne pourra pas toujours s’acheter le boulot quotidien.
Ce boulot – nom du pain courant – devient vite le symbole de la lutte des classes… et le restera jusqu’en 1936 ! En langage populaire, etre sans boulot, c’est manquer de travail, donc de pain, et l’argot, lui, convertira le ble… en monnaie ! Images parlantes, n’est-ce pas ?