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La horde sauvage de Sam Peckinpah

Auteur : Fabrice Revault d’Allonnes

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Cinema, Television

Editeur : Yellow now, Crisnee, Belgique

Collection : Cote films, n 7

Prix : 12.50 / 81.99 F

ISBN : 978-2-87340-211-2

GENCOD : 9782873402112

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  • Le courrier des auteurs : 23/05/2007

“Nietzsche US” est le titre de mon essai sur ce film. Ou ce grand fou de Peckinpah serait comme un Nietzsche a l’americaine, accedant a la “joie tragique”.
De ce fameux western, on a retenu le caractere violent et crepusculaire.
J’en donne un autre eclairage, appuye sur l’approche nietzscheenne de la tragedie grecque antique. Non seulement “apollinienne”, mais surtout “dionysiaque” : ouverte au rire et a l’ivresse. Ce que je fais valoir, du scenario a la demarche formelle.
Une vision neuve et vigoureuse – car le discours sur le cinema ignore en general l’apport esthetique de Nietzsche. Rien cependant d’un pensum savant, mais tout d’un elan decoiffant, porte lui-meme par un “optimisme tragique”.
Un essai bien personnel, d’une verdeur retrouvee et revendiquee.

Fabrice Revault

  • Le journal sonore des livres : Lu par Francois Attia – 09/05/2007

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Francois Attia – 09/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 25/04/2007

Delirer un film, a partir de lui. Ici, sauvagement – bien entendu. En rompant les amarres gaiement et effrontement, a l’instar de cette Horde sauvage. Ou ce grand fou de Peckinpah serait comme un Nietzsche a l’americaine, accedant a la joie tragique. De ce fameux western, on a retenu le caractere violent et crepusculaire. L’auteur en donne un autre eclairage, neuf et vigoureux, appuye sur l’approche nietzscheenne de la tragedie – non seulement apollinienne, mais surtout dionysiaque : ouverte au rire et a l’ivresse. Ce qu’il fait valoir ici, du scenario a la demarche formelle.
Rien cependant d’un pensum savant, mais tout d’un elan decoiffant – porte lui-meme par un optimisme tragique. Un essai bien personnel, d’une verdeur retrouvee et revendiquee.

  • Les courts extraits de livres : 25/04/2007

Nihilisme cependant, table rase meme, dans ce massacre terminal. Neanmoins, le nihilisme est un nouveau tragique. Ce qui n’avait d’ailleurs pas echappe a Nietzsche (Michel Haar pouvant ainsi ecrire : Le Gai Savoir est un savoir tragique. Incipit tragoedia. La tragedie (re)commence. Le rideau se leve sur une nouvelle tragedie qui n’est plus celle des Grecs ni celle de Wagner, mais celle du nihilisme occidental.).
Cela dit, on connait la critique nietzscheenne du nihilisme, et on l’approuve. L’aneantissement n’a pour nous de sens qu’en ce qu’il rejoint le devenir, le nourrit, abonde en son sens. Ce qui est d’ailleurs le cas ici : non seulement, en se liquidant eux-memes, ces derniers outlaws rejoignent le cours inexorable de l’Histoire, mais encore et surtout, en massacrant la soldatesque federale, ils servent la revolution, font table rase du passe, font avancer l’Histoire.
On preferera neanmoins suivre Zarathoustra vers une vie solaire plutot que ceux de la horde dans une nuit funebre. Certes, c’est deja une bonne chose que d’en finir avec la societe, de la liquider, quitte a en crever. Detruire la societe, et soi du meme coup, c’est bien. Mais il y a mieux : rejoindre le monde pour s’y dissoudre, c’est-a-dire s’y retrouver.
Voici, pour nous, une fin nietzscheenne, radieuse. Voici l’avenir qui nous attend, nous espere : notre devenir enfant, c’est-a-dire Jeu et nouveau commencement (Deleuze, sur Nietzsche). Non pas crever au combat antisocial comme des lions, mais redecouvrir le monde comme des enfants ; non pas mourir mais revivre.
Il n’empeche : associant petite et grande mort, ceux de la horde se sont bien eclates. Comme on eclate de rire – ce rire qui viendra post-mortem clore le tout du film : a la fois sardonique et jovial, tragique et joyeux.