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La lettre

Auteur : Jean-Claude Le Chevère

Il fait à peine jour lorsqu’il débarque du TGV. La matinée est pourtant bien avancée mais, comme disait son père, le temps est bouché. La ville baigne dans un brouillard épais. Cela a commencé peu après Rennes et, très vite, il a cessé de scruter les paysages pour tenter d’y retrouver quelques souvenirs. Du coton. Ils étaient enveloppés dans une ouate dense, froide et aveuglante. Devant la gare la place est en travaux et on a peine à deviner les lueurs des taxis parqués à l’écart à cause du chantier.