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La maison des rencontres

Auteur : Martin Amis

Traducteur : Bernard Hoepffner

Date de saisie : 17/04/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Du monde entier

Prix : 19.50 / 127.91 F

ISBN : 978-2-07-078199-7

GENCOD : 9782070781997

Sorti le : 17/04/2008

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  • Les presentations des editeurs : 08/06/2009

Siberie, 2004. Tandis que resonnent les rumeurs de la guerre en Tchetchenie, un vieil homme revient sur les lieux de son passe, au goulag, ou il fut interne pendant dix ans, meme s’il s’etait illustre dans les rangs de l’Armee rouge. Parmi ses milliers de codetenus, il y avait on frere, aussi idealiste que lui-meme etait cynique. Mais un lien particulier les unissait : une femme, qu’ils aimaient tous deux. Et c’est au camp, a la veille de la destalinisation, que le destin de ce singulier trio allait basculer, dans un endroit etrange baptise la Maison des Rencontres.
Rarement, meme dans la litterature russe, aura-t-on vu evoquer avec autant de puissance toute l’horreur et l’aberration du systeme concentrationnaire sovietique, de ses hierarchies absurdes, de sa dimension avilissante. Vision d’autant plus saisissante que le heros et narrateur est lui-meme intimement corrompu par le systeme. Mais ce qui bouleverse le plus dans ce roman dostoievskien, l’un des plus beaux livres de Martin Amis, c’est la compassion que l’auteur, avec un lyrisme pudique, parvient malgre tout a exprimer pour tous ses personnages, victimes et bourreaux. Avec en filigrane cette question lancinante : comment rester humain ?

Martin Amis vit a Londres. Il a publie une quinzaine d’ouvrages, parmi lesquels, traduits en francais, Money, money, London Fields, La fleche du temps, L’information, Experience, Chien Jaune et un recueil d’essais, Guerre au cliche.

  • La revue de presse Raphaelle Rerolle – Le Monde du 8 mai 2008

L’optimisme, on le sait, n’est pas la chose la mieux partagee par les ecrivains contemporains – pour ne pas dire, d’ailleurs, par les ecrivains tout court. Cependant, rares sont ceux qui portent sur la modernite un regard aussi radicalement noir que Martin Amis : dur, blessant, souvent deplaisant, ronge par le desespoir. Et souleve par un talent litteraire qui rend les constats d’echec plus amers et plus coupants. Deja dans Chien jaune, son precedent roman (Gallimard, 2007, “Le Monde des livres” du 5 janvier 2007), le Britannique se faisait le sombre observateur d’une societe du spectacle ou l’image et ses reflets, ses illusions et ses vertiges menacaient d’emporter le monde dans son tournoiement factice. Avec la meme liberte de ton, les memes grincements de dents, le meme penchant pour l’outrance et la cruaute, il remonte, dans La Maison des rencontres, aux sources de ce cauchemar informe qu’est, pour lui, le XXIe siecle commencant.

  • La revue de presse Eric Neuhoff – Le Figaro du 17 avril 2008

Martin Amis, le virtuose anglais panache une passion fulgurante avec un demi-siecle de terreur stalinienne. Dans la veine des grands ecrivains russes. Il fallait bien que ca arrive. Un jour, Martin Amis devait fatalement consacrer un roman au goulag (le nazisme, c’etait deja fait avec La Fleche du temps). Dans Koba the Dread, un essai (toujours pas traduit) qui preparait le terrain, il se penchait sur le cas de Staline…
On reconnait le gout d’Amis pour les raccourcis, cette prose fulgurante, ces feux d’artifice. Dans ce registre, il est imbattable. Amis est un styliste incroyable et il le sait. Cela frole parfois la pose. On a l’impression de surprendre un culturiste en train d’admirer ses muscles dans la glace. Mais on ne va quand meme pas reprocher a un romancier de ne pas ecrire comme une blanchisseuse sur son carnet de commandes. Le brio sert le propos, aide a comprendre le siecle, ce monde ou le terrorisme s’invite en direct a la television.

  • La revue de presse Nathalie Crom – Telerama du 17 avril 2008

Parseme d’innombrables et complices echos a la litterature russe – ici le nom d’un lieu ou d’un personnage, la le detail d’un paysage ou le rythme d’une phrase, empruntes a Dostoievski, a Chalamov ou a Mandelstam, de Guerre et paix a L’Archipel du Goulag… -, avec son roman, Martin Amis interroge, a travers la destinee des deux freres, l’histoire russe – l’essence russe, peut-etre. Comme on sonderait une matiere deletere, nauseabonde, explosive. Comme on mettrait au jour une anomalie de l’histoire humaine universelle, qui aurait choisi une fois pour toutes ce point du globe pour foyer les dereglements les plus incontrolables et barbares. On entend, dans les pages de La Maison des rencontres, gemir les millions de victimes du stalinisme, les deportes du goulag, mais aussi les enfants martyrs de Beslan… Gemir la Russie d’hier et celle d’aujourd’hui, le pays du cauchemar. Et toujours le cauchemar a rallonge. Toujours le plus talentueux des cauchemars.

  • La revue de presse Baptiste Liger – Lire, avril 2008

Deux freres amoureux de la meme femme sont envoyes au goulag. L’un d’eux se souvient, avec cynisme. Un grand roman presque russe de Martin Amis…
Creusant toujours ses memes obsessions, l’Anglais superpose avec virtuosite un roman d’amour dechirant, le portrait d’un cynique desabuse, un exercice formel de haute volee (l’hommage a la litterature russe) et une fiction abrasive sur un demi-siecle d’histoire russe. Ses pages sur le goulag, souvent siderantes, nous valent d’ailleurs quelques formules qui resteront dans les memoires : Au goulag, il se trouvait que les gens ne mouraient pas comme des mouches. C’etaient plutot les mouches qui mouraient comme des gens. Alors, qui volera vivra.