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La malediction d’Edgar

Auteur : Marc Dugain

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-07-077379-4

GENCOD : 9782070773794

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  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

“Edgar aimait le pouvoir mais il en detestait les aleas. Il aurait trouve humiliant de devoir le remettre en jeu a intervalles reguliers devant des electeurs qui n’avaient pas le millieme de sa capacite a raisonner. Et il n’admettait pas non plus que les hommes elus par ce troupeau sans education ni classe puissent menacer sa position qui devait etre stable dans l’interet meme du pays. Il etait devenu a sa facon consul a vie. Il avait su creer le lien direct avec le President qui le rendait incontournable. Aucun ministre de la Justice ne pourrait desormais se comporter a son endroit en superieur hierarchique direct. Il devenait l’unique mesure de la pertinence morale et politique.” John Edgar Hoover, a la tete du FBI pendant pres d’un demi-siecle, a impose son ombre a tous les dirigeants americains. De 1924 a 1972, les plus grands personnages de L’histoire des Etats-Unis seront traques jusque dans leur intimite par celui qui s’est erige en garant de la morale. Ce roman les fait revivre a travers les dialogues, les comptes rendus d’ecoute et les fiches de renseignement que devoilent sans reserve des Memoires attribues a Clyde Tolson, adjoint mais surtout amant d’Edgar. A croire que si tous sont morts aujourd’hui, aucun ne s’appartenait vraiment de son vivant.

Marc Dugain est ne au Senegal en 1957. La chambre des officiers, son premier roman paru en 1998, a recu dix-huit prix litteraires. Apres Campagne anglaise et Heureux comme Dieu en France, La malediction d’Edgar est son quatrieme roman.

  • La revue de presse Philippe Lancon – Liberation du 9 juin 2005

Il existe au moins deux raisons de lire ce roman sur la personnalite d’Edgar Hoover, patron du FBI pendant un demi-siecle. La premiere est anecdotique et circonstancielle : on croise vers la fin du regne, a l’epoque de Nixon, Mark Felt, gorge profonde de l’affaire du Watergate qui vient de faire son outing ; il n’est pas a son avantage. La seconde est la meilleure : le plaisir d’un recit qui donne a penser. Le destin de Hoover est raconte par son fidele second, confident et finalement amant. Il permet de visiter les galeries du pouvoir americain de Roosevelt a Nixon. Dugain s’est informe,… Le roman mele de longs dialogues entre les deux hommes… tout est bien mis en scene. Une question noue le recit : les rapports entre l’exercice du pouvoir et le puritanisme…

  • La revue de presse Michel Schneider – Le Point du 26 mai 2005

Truman Capote les appelait Johnny and Clyde. Lui, c’etait John Edgar Hoover, celebre patron du FBI sous huit presidents, l’autre, c’etait son amant et adjoint, Clyde Tolson. Ils vecurent en couple, dans l’ombre. A cote des puissants, mais en fait au coeur du pouvoir. De 1924 a sa mort, en 1972, traversant Pearl Harbor, l’affaire Rosenberg, le maccarthysme, la baie des Cochons, la mort de Marilyn, les assassinats des Kennedy… on doit a Hoover quarante ans de coups tordus, de politique reactionnaire, de manipulations perverses, que Marc Dugain relate sous la forme de Memoires imaginaires du compagnon de celui qui fut l’ombre portee sur l’Amerique politique. Apres James Ellroy (American Death Trip) et Don DeLillo (Outremonde), Dugain se lance aux trousses d’un personnage fascinant, droit sorti d’un film d’Orson Welles. Mais qu’est-ce que La malediction d’Edgar ? L’une de ces biographies romancees qui vous font regretter les vrais romans et les solides biographies ? Une peinture historique de la vie politique americaine et de ses affaires ? Une analyse psychologique d’un homme detestable mais fascinant ? Un portrait de cour d’une ame de boue, le plus solidement malhonnete homme qui ait paru de longtemps, comme disait Saint-Simon du duc de La Feuillade ? Rien de tout cela. Simplement un bon roman… Un roman qui parle aussi du reel comme bien peu de romans francais savent le faire…

  • La revue de presse Thierry Gandillot – L’Express du 11 avril 2005

Il fallait un certain courage pour se lancer dans cette fresque de l’Amerique selon John Edgar Hoover apres l’indepassable American Tabloid, de James Ellroy. Marc Dugain, auteur de La Chambre des officiers, a releve le defi avec elegance et efficacite. Dans une prose quasi clinique, il revisite les divers episodes de la saga de l’indeboulonnable patron du FBI, dont le regne inquisitorial s’etendit de 1924 a 1972.

L’originalite du point de vue tient a ce que les minutes de la plus systematique operation de fichage de la classe politique americaine soient tenues par l’adjoint de Hoover, Clyde Tolson, qui etait aussi son amant… A la mort de Hoover, les 18 000 pages d’archives accumulees s’evaporerent mysterieusement.

  • La revue de presse Jacques Nerson – Le Nouvel Observateur du 24 mars 2005

Trente-trois ans apres sa mort, la personnalite de John Edgar Hoover n’a toujours pas ete percee a jour. Mais certains s’y emploient… Ne en 1895, J.Edgar Hoover fut plus puissant que son homonyme, le president H.C.Hoover, et que tout autre president des Etats-Unis. Un president, c’est soumis aux suffrages des electeurs et ca n’a qu’un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Alors qu’Hoover etait indeboulonnable. Promu directeur du Federal Bureau of Investigation en 1924, il l’est reste jusqu’a sa mort, a 77ans, en 1972. Huit presidents s’etaient succede entre-temps : Coolidge, Hoover, Roosevelt, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon. Pas un n’avait ose le virer. L’envie ne leur en avait pas manque pourtant. Mais tous avaient un petit quelque chose a se reprocher, dont le tenebreux Hoover detenait la preuve… Retracant ses quarante-huit annees de regne occulte, l’auteur de la Chambre des officiers et de Heureux comme Dieu en France brasse avec tant d’habilete l’avere et le vraisemblable qu’on ne sait plus si on lit un roman ou un livre d’histoire. Quoi qu’il en soit, ce bouquin est dangereux. Moins en raison des revelations contenues que parce que, une fois ouvert, il n’y a plus moyen de le lacher.

  • La revue de presse Christine Ferniot – Lire de mars 2005

… Marc Dugain revient avec un gros roman consacre a… John Edgar Hoover, le legendaire patron du FBI, la puissance de l’ombre, le maitre secret d’une Amerique aux mains sales. Il fallait un sacre culot pour s’attaquer a un roman sur l’un des hommes les plus detestes des Etats-Unis, qui traversa le temps en menant un curieux combat pour une morale tout a fait personnelle… Marc Dugain brasse l’histoire americaine avec assurance… Apres un James Ellroy qui balaya l’Amerique a grands coups de gueule et de dialogues echeveles, Dugain s’approche tel un Zola du troisieme millenaire : pointilleux, partial, comme tapi dans l’ombre, avec une ecriture mesuree qui evite tout etat d’ame.