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La mort à Rome (postface Johann Chapoutot ; traduction conjointe Maurice Muller-Strauss)

Auteur : Wolfgang Koeppen

Auteur phare de la littérature allemande, Wolfgang Koeppen signe avec La mort à Rome, un roman polyphonique, nerveux et troublant. Après ce texte, que son plus grand défenseur, le critique Marcel Reich-Ranicki considère comme le sommet de sa carrière, il n’écrira plus de fictions ; sans doute à cause du sentiment d’éloignement qu’il ressentait vis-à-vis de son propre peuple.
L’auteur dresse le portrait d’une famille allemande en exil à Rome après la Seconde guerre mondiale : Siegfried Plaffrath, jeune compositeur, est en Italie pour assister à la première de sa symphonie organisée par le couple Kürenberg. Dans cette Rome en ruine, Siegfried désespère et ne sait comment aménager son errance, lui qui est issu d’une famille qui s’est compromise pendant la guerre. Il culpabilise et rejette son passé comme son avenir.
À Rome, il va croiser les membres de sa famille, ses parents – les Plaffrath, nationaux- allemands bon teint, ralliés pour la forme au régime de Bonn mais qui déplorent, en privé, les concessions qu’il a fallu faire à la démocratie occidentale -, son cousin qui cherche à devenir prêtre et surtout, l’oncle terrible, l’ancien dirigeant nazi, Gottlieb Judejahn. Criminel de guerre réfugié dans un pays arabe, il est à Rome pour négocier des contrats d’armements et compte bien revenir s’intégrer en Allemagne à laquelle il s’identifie et qui continue à le reconnaître comme l’un des siens, à l’image des parents de Siegfried, toujours solidaire de l’oncle nazi.
Dans La mort à Rome, Wolfgang Koeppen sonde les tourments de la société allemande d’après-guerre en confrontant la génération des nazis impénitents à la suivante dans la ville des Césars, de Mussolini, de la mythologie antique et de la Chrétienté.