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La nature nous sauvera : se nourrir comme nos ancetres

Auteur : Francois Couplan

Date de saisie : 04/06/2008

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 19.50 / 127.91 F

ISBN : 978-2-226-18274-6

GENCOD : 9782226182746

Sorti le : 02/04/2008

  • Les presentations des editeurs : 05/06/2008

Depuis sa plus tendre enfance, Francois Couplan sait que la nature sauvage est un immense garde-manger, et non un melange de mauvaises herbes et de plantes veneneuses, comme on nous l’a toujours fait croire. Sa vision du monde en est impregnee. Il nous apprend que, pendant 500 000 ans, voire davantage, nos ancetres prehistoriques ont fort bien vecu. La famine, la guerre, la pollution, l’aneantissement de la biodiversite ? L’auteur nous explique que tous ces malheurs remontent, tres paradoxalement, a la revolution neolithique et a l’invention de l’agriculture, il y a a peine plus de 10 000 ans !
Devenu docteur es-sciences et premier specialiste mondial des plantes sauvages comestibles, Francois Couplan prouve que l’on peut vivre en s’en nourrissant. En contact avec les cultures les plus anciennes, il developpe une solution choc pour sortir de la crise ecologique : un art de vivre paleolithique. Il ne s’agit pas de retourner dans les cavernes, mais de saisir l’interet que nous aurions a aimer la nature spontanee. Parmi les premiers a l’avoir compris, certains grands cuisiniers, tel Marc Veyrat, sont devenus les amis de l’etonnant voyageur et n’hesitent pas a introduire des plantes sauvages dans leurs creations culinaires. Devenez a votre tour un sauvage postmoderne et portez-vous mieux en suivant les conseils quotidiens d’un grand amoureux de la Terre !

Depuis une dizaine d’annees, Francois COUPLAN est devenu la reference nature d’un certain nombre de grands cuisiniers, dont le plus connu est Marc Veyrat, qui a cosigne avec lui plusieurs ouvrages de cuisine utilisant les plantes sauvages comme ingredients essentiels. A une epoque ou toutes sortes d’incertitudes inquietantes planent sur notre avenir, nous aimons l’idee de pouvoir survivre n’importe ou, comme Francois Couplan le demontre dans ses stages de survie (parallelement a ses stages de gastronomie) qu’il orgnaise depuis 25 ans. Site Internet de l’auteur : www.couplan.com

  • La revue de presse Valerie Bouvart – Le Point du 29 mai 2008

Apprendre, connaitre, aimer et deguster les plantes sauvages comestibles n’est pas qu’une belle ideologie : c’est une question de survie. Alors, trinquons a l’aperitif de lierre, grignotons canapes d’ortie et autres gratins d’egopode (2), mais surtout meditons la regle d’or de Couplan : Je suis riche des biens dont je sais me passer. Le sauvage n’est peut-etre pas celui qu’on pense.

  • Les courts extraits de livres : 28/03/2008

Face aux maux de la planete

Climats en folie, disparition de pans entiers du vivant, multiplication des pollutions, empoisonnement generalise du sol, de l’eau, de l’air, apparition de nouvelles maladies mortelles… Vue par les voyageurs attentifs a la nature et a ses habitants, notre planete va tres, tres mal. Certains jours, on se dit que la seule question qui se pose aujourd’hui est simplement : Y a-t-il encore une seule raison de croire a la survie de notre espece ?

En ce qui me concerne, je ne suis nullement surpris. Les circonstances m’avaient fait prendre conscience de ces problemes lorsque j’avais vingt ans, en 1970. En regardant Une verite qui derange, le film d’Al Gore, pendant l’hiver 2006-2007, j’ai repense a Silent Spring, le livre de Rachel Carson sur l’empoisonnement de la terre, paru en 1962, ou h Avant que nature meure de Jean Dorst, publie trois ans plus tard. C’est terriblement troublant, mais il faut le constater : on savait que toutes ces calamites allaient nous arriver, mais rien n’a ete entrepris. La politique de l’autruche a prevalu. L’etre humain est ainsi fait qu’il ne change, bien souvent, que sous la pression de la necessite – quand il est presque trop tard…

Est-ce vraiment toujours le cas ?

Non, mais j’exagere a peine. Certes, la mentalite de certains individus s’est modifiee. Mais globalement, l’humanite continue dans la meme voie : le pillage des ressources de la terre pour davantage de confort materiel et la croyance en la suprematie totale de l’homme sur le reste de la creation. Dans l’indifference : Apres moi le deluge. J’ai deja mes problemes quotidiens a resoudre… Pourtant, aujourd’hui, tout le monde en parle. Alors que dire ?
On pourrait s’amuser a jouer les avocats du diable. Observant, par exemple, que l’etude de la climatologie du quaternaire met en evidence d’enormes variations au fil des siecles et des millenaires, on pourrait affirmer que le rechauffement de la temperature est un phenomene naturel, juste accentue par l’homme…

Dans ce genre, on pourrait meme rappeler qu’a tres long terme la tendance geoclimatique dans laquelle nous sommes censes entrer est un refroidissement, une nouvelle ere glaciaire ! Des journalistes de la BBC avaient ainsi piege des climatologues, aujourd’hui specialistes du rechauffement, en exhibant un documentaire du debut des annees 1970, ou les memes scientifiques demandaient des credits pour etudier le refroidissement ineluctable que nos descendants allaient devoir subir !

Admettons qu’en fait nous n’y comprenons pas grand-chose et que rien n’est statique. Tout se modifie. Nous ne pouvons pas nous accrocher a une forme figee. Mais il est bon de constater notre impact sur la nature pour nous inciter nous-memes a changer. Reste a imaginer comment.
On peut, par exemple, parler de developpement durable, sans trop se demander d’ailleurs ce que l’on veut developper, ni dans quel but, ni trop vraiment savoir ce que signifie reellement durable… On peut egalement, tout en admettant la responsabilite humaine, se dire que tout finira par s’arranger, grace a la techno-science, qui reussira bien par trouver, une fois de plus, une solution…

Mais quand ? Le delai dont nous disposons n’est-il pas devenu extremement court, dix ans au maximum ?

U semble que si. On peut alors faire comme Yves Paccalet qui, simulant le cynisme, fait semblant d’en rire : L’humanite disparaitra, bon debarras ! Comme dans cette blague que Gorbatchev raconte dans son livre Mon manifeste pour la terre. C’est une planete bien portante qui rencontre une planete malade : “Ben, qu’est-ce qui t’arrive, ma pauvre vieille ? demande-t-elle. – Bah, m’en parle pas, repond l’autre, j’ai attrape une saloperie. Parait que ca s’appelle l’humanite… – Oh, si c’est ca, ne t’en fais pas : j’ai attrape ce truc-la moi aussi, figure-toi que ca se detruit tout seul !” Evidemment, apres avoir ri un bon coup, de plus en plus de gens se desesperent : Que puis-je faire, moi, miserable vermisseau, face aux multinationales qui detruisent la planete ?