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La nouvelle de A a Z

Auteur : Rene Godenne

Date de saisie : 28/02/2008

Genre : Dictionnaires, encyclopedies

Editeur : Rhubarbe, Auxerre, France

Prix : 12.00 / 78.71 F

ISBN : 9782916597096

GENCOD : 9782916597096

Sorti le : 28/02/2008

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  • Les presentations des editeurs : 28/02/2008

Ceci n’est pas un ouvrage d’histoire litteraire, encore moins un ouvrage de theorie litteraire.

Il s’agit plutot, a partir d’une sorte de Petit dictionnaire amoureux de la nouvelle, de s’en aller a la decouverte de quelques-uns des mille et un visages de la nouvelle francaise et francophone. Visages si mal connus par ceux qui lisent. Visages si mal percus par le discours qu’on repand a leur sujet.

Mais il ne s’agit pas de refaire ici, apres tant d’autres, le coup du defenseur eplore de la nouvelle qui se lamente sur le manque de lecteurs, le rejet des editeurs, l’indifference de la critique…, qui en veut au roman, au conte…, en avancant toute une serie d’arguments qui n’ont jamais convaincu que les convaincus.

Je me suis interdit de m’engager dans ces vains debats concernant la terminologie ou la confrontation avec les autres genres narratifs, tant l’on a du mal a s’accorder sur le moindre element, debats qui surtout eloignent de ce qui devrait etre l’essentiel : faire aimer, faire lire la nouvelle.
(Rene Godenne, extrait de la preface)

Rene Godenne est ne a Liege en 1937. Docteur es Lettres, il a enseigne dans sa ville natale et a l’etranger. Sa bibliographie est abondante : portent sa signature livres, articles de periodiques, introductions a des reimpressions de textes du XVIIe siecle, notices, etc. Missionnaire de la nouvelle, on le retrouve aussi a travers de nombreuses interviews ou lors de conferences, debats, jurys et emissions diverses. Son site Internet fait reference en la matiere.

  • Les courts extraits de livres : 28/02/2008

A

Abbe Pierre de la nouvelle : tel est le surnom (rigolo, non ?) qui me fut donne dans les annees 1990 par des nouvellistes. J’ai garde la formule, parce que, mieux qu’un long discours, elle dit tout sur l’etat editorial calamiteux qui est, a toujours ete, celui de la nouvelle.

Afrique Noire, Afrique du Nord et Pays d’Outremer : parmi les nouvellistes francophones de la fin du XXe siecle, les Africains ou les auteurs des Pays d’Outremer sont les seuls a presenter une terminologie sans ambiguite : conte renvoie a des recits qui ressortent de la tradition orale ; nouvelle, aux autres. Le conte appartient a la societe precoloniale ; la nouvelle, a la societe contemporaine. La solution est trop simple sans doute pour qu’elle puisse etre retenue par les esprits compliques que nous sommes, soit que nous pretendions distinguer entre les termes mais au nom de concepts les uns plus personnels que les autres, ou preferions les employer par contre indifferemment… Revers de la medaille : les oeuvres, sauf dans les annees 1970-1980, sont editees en France et lues d’abord par un public europeen. – Des noms ? des titres ? Mohammed Dib : Au cafe, nouvelles (1955, 1984), Ousmane Sembene : Le Mandat (1966), Francis Bebey : Embarras et Cie, nouvelles et poemes (1968), Mouloud Achour : Le Survivant et autres nouvelles (1971), Henri Lopes : Tribaliques et nouvelles (1971), Jean-Baptiste Tati-Loutard : Chroniques congolaises (1974), Emmanuel Boudzeki : Jazz et vin de palme et autres nouvelles (1982), Cheikh Charles Sow : Cycle de secheresse et autres nouvelles (1983), Abdourahman A. Waberi : Le Pays sans ombre, nouvelles (1994), Tahar Ben Jelloun : Le Premier amour est toujours le dernier (1995), Leila Sebbar : Soldats (1999)…

Age d’or de la nouvelle : titre donne au XIXe siecle parce qu’il s’agit du siecle qui a vu paraitre le plus grand nombre de textes exemplaires, tant par la qualite des sujets choisis que par l’art narratif y deploye, textes en outre que tout un chacun peut encore se procurer facilement en edition moderne. Encore ne connait-on toujours a l’heure actuelle que tres partiellement l’histoire de la nouvelle au XIXe siecle puisqu’il n’existe aucune etude d’ensemble a son sujet. Le repertoire critique par annee des recueils de nouvelles parus de 1800 a 1899 que je prepare devrait permettre tout a la fois de combler une lacune et de confirmer, par d’autres exemples, ce titre d’age d’or de la nouvelle.
L’Annee Nouvelle – Le Recueil. Soixante et onze nouvelles (1993-1994) : a l’occasion d’un colloque international sur la nouvelle a l’Universite de Louvain-la-Neuve (en 1994), un collectif en hommage a la nouvelle francophone de la fin du XXe siecle (francaise, belge, suisse, quebecoise, africaine).

A.N.S.E. : association des nouvellistes sans editeur. Tres nombreux membres.

Anthologie : la meilleure anthologie est celle, comme l’a dit Robert Desnos, que l’on fait pour soi-meme.

Anthologie de la nouvelle : la premiere, a ma connaissance, date de 1899 avec Le Livre des nouvelles, anthologie, recueil hebdomadaire de litterature (voir ci-dessous). Depuis longtemps, il parait des anthologies qui se proposent de brosser l’histoire de la nouvelle des origines au XXe siecle, il parait encore des anthologies de l’age d’or – mais comme elles mettent souvent l’accent sur la seule nouvelle fantastique, qui n’est pas, il faudrait le savoir une fois pour toutes, la marque premiere du genre a l’epoque, elles ne rendent nullement compte de la realite ; depuis peu, des anthologies des XVIIe et XVIIIe siecles ont vu le jour (dont deux dans la Pleiade) parce que l’on a admis l’idee de l’existence d’une histoire de la nouvelle au cours de ces deux siecles ; depuis quelques decennies, on publie des anthologies du XXe siecle consacrees a ces formes particulieres de nouvelles que sont la nouvelle fantastique, la nouvelle de science-fiction, la nouvelle policiere. Mais toujours pas une anthologie de la nouvelle litteraire, ou nouvelle blanche, du XXe siecle.