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La petite cloche au son grele

Auteur : Paul Vacca

Date de saisie : 04/11/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : P. Rey, Paris, France

Collection : Roman francais

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-84876-112-1

GENCOD : 9782848761121

Sorti le : 06/03/2008

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L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Le choix des libraires : Choix de Claire Strohm et Robert Roth de la librairie AU MOULIN DES LETTRES a EPINAL, France (visiter son site) – 17/09/2008

Une femme transmet sa passion pour l’ecrivain Marcel Proust a son fils avant de succomber a une grave maladie. Recit emouvant et sensible d’une relation fusionnelle entre une mere et son fils, ce premier roman est un enchantement. Il evoque dans un style sobre le parcours initiatique, dans un milieu modeste, d’un enfant confronte a la maladie et a la disparition de sa mere.

  • Le choix des libraires : Choix de Olivier Augier de la librairie Arts & LIVRES a Le Plan de Grasse, France (visiter son site) – 17/09/2008

Maman, Marcel Proust et moi…
Jeune adolescent, collegien, de parents cafetiers, notre heros vit dans un petit village du Nord de la France. Du haut de ses treize ans, il est encore insouciant aux choses de l’amour et de la litterature – de la vie, tout simplement.
Alors que rien ne devait l’y amener, mais le hasard parfois fait bien les choses, le jeune garcon va voir sa vie bouleversee – et celle de sa famille avec ! – par la decouverte d’un livre. Un livre au titre qui sonne plutot pas mal… : Du cote de chez Swann, d’un auteur dont il n’a jamais entendu parler : Marcel Proust.
L’adolescent va des lors connaitre ses premiers emois sentimentaux, grace a une charmante voisine, et entraine dans la decouverte du livre toute sa famille, tout son village – Et meme jusqu’a l’arrivee surprise d’un acteur celebre dans le roman…
Premier roman : a decouvrir !

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Un soir, tu entres dans ma chambre alors que je me suis endormi. Le livre m’a echappe des mains et git sur ma descente de lit. Tu t’en saisis, comme s’il s’agissait d’un miracle.
– Mais tu lis, mon cheri ! souffles-tu en remerciement au ciel.
Incredule face a ce prodige, craignant quelque mirage, tu palpes l’objet. Non, tu ne reves pas : ton fils lit.
Intimidee, tu ouvres le livre, fascinee a ton tour…

Quand la decouverte de Marcel Proust bouleverse la vie d’un garcon de 13 ans, de ses parents cafetiers et des habitants de leur petit village du Nord de la France.

Des jeux innocents aux premiers emois de l’amour, de l’insouciance a la tragedie : l’histoire tendre et drole des dernieres lueurs d’une enfance coloree par le surprenant pouvoir de la litterature…

Paul Vacca vit a Paris. Il signe ici son premier roman.

  • La revue de presse Francoise Dargent – Le Figaro du 19 juin 2008

Le titre est charmant, de ceux que l’on ecrit pour en ecouter la musique et finalement La Petite Cloche au son grele est annonciateur d’un premier roman tout aussi gracieux. Paul Vacca embarque le lecteur dans cette histoire fraiche et ingenue…
Parfois, la realite depasse aussi la fiction dans ce roman ou l’on voit Pierre Arditi debarquer dans le cafe paternel et lancer : Longtemps je me suis couche de bonne heure. Fable douce-amere, ce premier roman est une madeleine a deguster sur le pouce comme un biscuit chipe aux enfants.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Le retour du college releve pour moi d’un ordre aussi immuable que le lever du jour, la chute des corps ou la ronde des saisons. Sitot poussee la porte du bar, la clochette tinte et, au bout du comptoir, tu leves le regard de ton livre. Ton visage s’eclaire.
– Comment s’est passee ta journee ? me demandes-tu d’une voix chantante.
Quoi qu’il me soit arrive, je te murmure :
– Tres bien.
Je jette mon cartable a terre et contourne le comptoir pour t’embrasser ; tu glisses ta main dans mes cheveux en les recoiffant. Je prends place a la table entre la fenetre et le flipper ou tu m’apportes mon gouter. A ce moment-la, papa apparait traversant le bar, les bras charges de casiers de bouteilles et, arrive a ma hauteur, il passe sa main gantee dans mes cheveux et y retablit le desordre.
– Ca va, fiston ?
A cette heure, il n’y a pas grand monde dans le cafe, juste quelques habitues, irreductibles piliers qui s’adressent en continu au patron, prechant dans le desert. Affaire derriere le comptoir, papa hoche mollement la tete en signe d’approbation, sans meme savoir de quoi on l’entretient.
C’est l’heure de mes devoirs. Tu as impose au bar une regle de silence presque aussi stricte que dans un monastere. Que quelqu’un se laisse aller a hausser le ton, a rire ou a s’approcher du flipper, instantanement ton regard le foudroie.
Berce par les chuchotements et le froissement des pages de ton livre, j’attaque sans grande conviction mes devoirs, restant a la surface des lettres ou des chiffres qui defilent sous mes yeux.
Puis vient l’heure ou la clochette s’affole a nouveau, ou le bar reprend vie. Mon horizon devient bleu, de la couleur des tenues de travail des clients qui se massent en une bourdonnante melee autour du comptoir. Les verres s’entrechoquent, l’air se charge d’anisette, de fumee de tabac brun, d’invectives amicales et de rodomontades.
Alors, un simple echange de regards nous suffit.
Tu ranges ton tablier, quittes l’arriere du comptoir sur la pointe des pieds ; moi, j’enfourne a la diable mes livres et cahiers dans mon cartable et, tous les deux, sous le regard reprobateur de papa, on s’enfuit.

Comme deux evades, on court en se tenant par la main, heureux de laisser derriere nous l’agitation enfumee du bar. Une fois traverse la nationale, on s’enfonce dans la penombre des sous-bois, louvoyant entre les arbres sur un chemin qu’on croit etre les seuls a connaitre. Puis la foret s’eclaircit et notre chemin rejoint le sentier herbeux le long de la Solene, la tendre Solene qui coule entre les villas fleuries de la bourgeoisie de Montigny.
La, nous sommes arrives. Nous reduisons alors le rythme pour flaner a notre aise dans l’air tiede de la fin d’apres-midi, a l’abri des grands peupliers qu’allument les rayons dores du soleil de printemps.
Nos regards ignorent les clotures, les portails ou les talus pour percer le mystere de chaque villa. Tu aimes decouvrir leur personnalite. La plupart sont inoccupees en cette saison. Par nos reves, nous nous installons dans ces villas inhabitees.