Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

La petite piscine au fond de l’aquarium

Auteur : Jean-Noel Blanc

Date de saisie : 26/04/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : J. Losfeld, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 18.50 / 121.35 F

ISBN : 978-2-07-078740-1

GENCOD : 9782070787401

Sorti le : 15/03/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Francois Attia – 04/05/2007

Telecharger le MP3

Francois Attia – 03/04/2007

  • Les presentations des editeurs : 04/05/2007

Un roman qui parle du malaise des cadres ? En partie oui. Le personnage central est en effet directeur des achats dans une entreprise moyenne qu’un grand groupe restructure. On devine les joyeusetes de cette situation. Mais il s’agit aussi du portrait d’un homme qui amenage a la bonne franquette ses amours, ses maux, ses espoirs et ses petits bonheurs. Ainsi va la vie. Pas toujours gaie, mais souvent drole. D’autant que le texte est tendu par un humour permanent : parfois tendre, parfois caustique, parfois amer, parfois genereux, il joue sur les mots, les situations, les personnages, les dialogues, les histoires… de sorte que La petite piscine au fond de l’aquarium est un livre a lire en souriant.

Jean-Noel Blanc, ne en 1945, vit et travaille a Saint-Etienne. Il est reconnu comme l’un des meilleurs nouvellistes et a obtenu en 1995 le prix Renaissance de la nouvelle pour Hotel interieur nuit (H.B. editions). Il est egalement l’auteur de nombreux romans, dont entre autres Chiens de gouttiere (Seghers, 1990), Tete de moi (Gallimard, Scripto, 2002), Fil de fer, la vie (Gallimard, Scripto, 2003), Jeu sans ballon (Seuil, Points Virgule, 2002), Besoin de ville (Seuil, 2003). Esperluette et compagnie a paru aux Editions Joelle Losfeld en 2004.

  • La revue de presse Christine Ferniot – Lire, mai 2007

On l’aurait plutot imagine equilibriste, tant ses romans et nouvelles tiennent a un fil. Celui d’une ecriture en perpetuelle mutation, d’un humour qui va bien au-dela de la politesse du desespoir. Proche de l’Oulipo, il triture, detourne et deshabille les mots, leur sens et leur sonorite…
La petite piscine au fond de l’aquarium est composee de sequences de la vie quotidienne qui souvent decollent et se mettent a delirer joyeusement…
Son personnage lunaire n’est dupe de rien, tout juste un peu naif pour mieux affronter le temps qui passe et laisse des griffures au coin de ses yeux. Sur qu’il la construira, sa piscine au fond de son aquarium : grande et belle pour avoir l’impression d’etre libre et – peut-etre – heureux.

  • Les courts extraits de livres : 04/05/2007

MERCI DE NOUS REJOINDRE

Merci de nous rejoindre, a dit la directrice. Je crois que nous sommes au complet, nous pouvons commencer.
Excusez-nous pour le retard, a dit Plumier en me designant d’un coup de menton. Sa voix lourde claquait dans le silence. On avait un probleme urgent a traiter, une question avec le personnel, je ne voulais pas que ca traine, on a prefere regler tout de suite le cas avec Lacroix.
Il avait pris un assez joli ton Circulez y a rien a voir. Peremptoire, definitif, et bonhomme en meme temps. La patronne l’a regarde droit dans les yeux. Elle le devisageait comme si elle l’etudiait. Et puis elle a dit, ne vous excusez pas monsieur Plumier, avant d’ajouter avec un sourire leger, vous etes bien monsieur Plumier n’est-ce pas ?
Elle avait potasse ses dossiers avant de nous rencontrer, et elle tenait a nous le faire savoir. Du boulot de pro. Une femme organisee qui ne laissait pas grand-chose au hasard. Nous ne l’avions pas encore vue qu’elle connaissait deja la binette de chacun, son nom, son curriculum, ses fonctions, sans doute ses qualites et ses defauts. Nous etions prevenus.
Je l’ai observee. Ongles soignes. Manucure. Bracelet d’argent. Tailleur gris. Collier de perles. Maquillage tres discret. Rides discretes aussi, et assumees. Yeux gris. Une femme sure de sa force.
Personne ne mouftait autour de la table, et elle n’avait eu besoin d’aucune comedie ni d’aucun trucage de communiquant pour obtenir ce silence et cette attention. Nous l’avons tous ecoutee sans remuer le petit doigt pendant qu’elle se presentait en quelques mots, avec une sorte de detachement ironique dont nous n’avions pas l’habitude chez Robert & Fils.