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La Priere du Cameleon

Couverture du livre La Priere du Cameleon

Auteur : Sebastien Delaunay

Preface : Neil Thomas

Date de saisie : 19/11/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : les Alchimistes du verbe, Beaufou, France

Prix : 16.00 €

ISBN : 9782917013021

GENCOD : 9782917013021

Sorti le : 19/11/2007

  • Les presentations des editeurs : 19/11/2007

Au Moyen Age, les plus illustres savants d’Europe se reunirent pour donner naissance a un ouvrage unique, un recueil sacre de toutes les connaissances humaines. En ces annees ou la pensee prenait son essor en meme temps que se developpaient les plus grandes universites, cet ouvrage infiniment precieux fut confie a la garde d’une obscure societe secrete…
Des siecles plus tard, un homme doue d’une intelligence superieure, Jonathan Roulofski, decouvrit son existence et se lanca a sa recherche. Ce fut le debut d’une cavale rocambolesque a travers l’Europe, semee d’embuches, dont les rebondissements ne faisaient que commencer…

Sebastien Delaunay signe un roman qui, au-dela de la fiction, est une formidable aventure de la pensee et de l’intelligence, en lutte contre les pressions de pouvoirs tapis dans l’ombre mais toujours agissants pour eloigner l’Homme de la verite…
Une quete fascinante et passionnee, a l’issue bouleversante.

Lucie Le Roy

  • Les courts extraits de livres : 19/11/2007

J’ai du dormir un bon moment je crois. Alors que j’ouvre peniblement les yeux, je croise le regard fixe de l’enfant sur ma gauche. Penche sur sa mere, il m’offre sa plus belle grimace. Je lui souris. En reponse, il me tire soigneusement la langue. Mais sa mere le prend en flagrant delit. Celle-ci lui exige des excuses qu’elle ne lui arrachera pas. L’enfant prefere se fermer dans une interminable bouderie. Aussi, elle finira par faire elle-meme oeuvre de politesse. Flanquee dans son role d’educatrice, j’ai toutes les peines du monde a lui faire admettre ce simple jeu d’enfant.
L’incident a eu le merite de rompre la glace. Nous nous presentons. Emilie a peut-etre trente ans. J’en ai vingt-huit. La jeune femme est francaise. Son charme est loin de me laisser indifferent.
Son mari ? Egalement francais. Il attend femme et enfant a Palma ou ils ont une charmante maison. En insulaire accueillante, elle me souhaite les plus agreables vacances. “En realite, il s’agit plutot d’un voyage universitaire “, lui fais-je remarquer. A son sourire, je comprends que ma reflexion l’amuse. Je conviens en effet que les Baleares sont loin de constituer le pire lieu d’etudes.
“Et qu’apprenez-vous encore a votre grand age ? me glisse-t-elle tout sourire.
– La philosophie…”
Voila en effet le domaine dans lequel je me debats sans exceller depuis quelques annees deja. Et la peine que j’eprouve a en parler est a l’image exacte de mon laborieux cheminement dans les arcanes de la pensee.
J’explique maintenant a Emilie les motivations qui m’ont conduit jusqu’au doctorat. Son interet ne parait pas feint. Je me risque meme a lui evoquer le sujet de ma these. Mais que sait-elle de la philosophie medievale ?
A mon grand etonnement, elle m’assure que son mari adorerait me rencontrer. Confession pour confession, elle pretend que son epoux est lui-meme assez philosophe. “C’est un peintre, vous comprenez…”, me sert-elle pour toute explication.
Tout le monde se dit philosophe de nos jours. Mais la plupart n’ont pas idee de l’engagement qu’une telle discipline requiert. Je repense a ces interminables nuits de lecture. Je songe aux innombrables heures meditatives passees a mon bureau pour tirer de mon crane les vertus de la moindre eloquence.
Tout ceci m’a d’abord valu une vilaine arrogance envers le quidam et sa mechante ignorance. Mais c’etait avant que je ne decouvre l’oeuvre de Jonathan Roulofski, il y a un an. A lui seul, cet homme a fait plus surement vaciller mes certitudes d’etudiant que tous les Platon de l’Histoire reunis. Pourtant, je ne lui connais nulle formation de philosophe, nul diplome universitaire, en fait, aucun merite formel d’autodidacte puisque sa pensee n’appartient qu’a lui.