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La priere

Couverture du livre La priere

Auteur : Jean-Marc Roberts

Date de saisie : 20/11/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-2-08-120752-3

GENCOD : 9782081207523

Sorti le : 01/10/2008

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  • Les portraits de Patricia Martin : Jean-Marc Roberts – 10/06/2009

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  • Les presentations des editeurs : 30/09/2008

Un tapis de bain n’est pas un tapis de priere… Mais quand, a l’aube de ses quinze ans, Antoine tombe sur une jeune musulmane, femme de chambre, agenouillee en priere dans une salle de bain du Carlton londonien, cette rencontre fortuite se grave dans sa memoire.

Vingt ans plus tard, Antoine Risser est devenu medecin a Paris. Cela aurait pu etre ailleurs. Tout chez Antoine aurait pu etre ailleurs, deplace, modifie, adapte : pas de convictions definitives, pas de choix passionnels, pas d’attachements eternels. Seuls ses enfants lui donnent l’illusion, tendre et eblouie, d’appartenir a quelqu’un.

Trente ans plus tard, le terrorisme frappera Londres. La rencontre du Carlton, la priere sur le tapis de bain auront pris tout leur sens.

Jean-Marc Roberts est romancier et editeur.

  • La revue de presse Marianne Payot – L’Express du 20 novembre 2008

Peut-on vivre sans conviction ? Devenir adulte sans modele ? Une parabole tout en finesse signee Jean-Marc Roberts. Avec ses eternels jeans et chemise bleue, l’editeur Jean-Marc Roberts a l’art de se simplifier la vie. Le romancier Roberts, lui, prefere opter pour le poil a gratter, creusant, depuis quelque trente ans, a travers des livres largement autobiographiques, la ou ca fait mal. Cette fois-ci, l’exercice, quoique en apparence moins personnel, est tout aussi delicat. Dans La Priere, l’auteur d’Affaires etrangeres entend en effet donner matiere au flottement, incarner le desabusement ou encore faire verser des larmes sans ruissellement.

  • La revue de presse Nathalie Crom – Telerama du 29 octobre 2008

Si La Priere est empreinte de cette gravite pregnante, quoique sans pesanteur, qui est la couleur dominante de l’univers romanesque de Jean-Marc Roberts, l’ecrivain ajoute a ce climat une nuance nouvelle : aux portes de la sphere intime dont il est familier, ou il evolue de livre en livre depuis plus de trente ans, vient cette fois frapper la violence, l’egarement du monde contemporain. Un ancrage aussi ferme qu’inattendu dans notre epoque, qui irrigue ce beau roman intimiste d’une interrogation anxieuse sur le destin collectif des hommes.

  • La revue de presse – Le Monde du 17 octobre 2008

De cette Priere, breve, incisive, sensible et emouvante, Jean-Marc Roberts aurait pu tirer une grosse machine romanesque avec une foule de personnages, de lieux et de rebondissements sur fond de montee du terrorisme et de crise financiere. Mais, voila, pour raconter la vie d’Antoine Risser, un homme aux contours incertains, medecin mediocre, epoux resigne, fataliste, face a un bonheur qui se profile, le romancier est demeure fidele a lui-meme. A cette maniere de jouer, sous une fausse legerete, de la concision et l’ellipse, de l’effleurement pudique. Un art du devoilement qu’il ne cesse d’affiner de livre en livre depuis plus de trente ans…
Dans cette confession d’un grand enfant faussement detache, ou en echos rapproches se font entendre les tragedies de la fin du XXe siecle (de l’attentat de la rue des Rosiers a celui de la synagogue de la rue Copernic en passant par ceux du 11-Septembre), Jean-Marc Roberts joue de l’esquive pour mieux livrer a mots comptes, a mots coupants, a mots crus et pudiques aussi, les maux d’amour d’un homme et d’un pere. D’un apatride du bonheur.

  • La revue de presse Mohammed Aissaoui – Le Figaro du 16 octobre 2008

Le livre s’ouvre sur une chanson de Cat Stevens, une chanson dont le titre pourrait bien etre la cle de ce recit : Father and Son. Car dans cette Priere il est beaucoup question de relations entre pere et fils. Un homme, Antoine, evoque, sans s’en plaindre, la difficulte a tisser des liens avec ceux qu’il aime : les femmes, son pere lointain et son fils qui ressemble davantage a un copain…
Quelques pages suffisent a Jean-Marc Roberts pour raconter les non-dits familiaux, ce pere qui est un etranger pour son fils – et reciproquement -, la desagregation des sentiments, les images de l’enfance qui reviennent frapper a la porte de l’adulte… L’auteur d’Affaires etrangeres travaille son texte a l’economie : decrire le moins pour en dire le plus, c’est tout un art.

  • La revue de presse Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur du 9 octobre 2008

La Priere, c’est une vie ordinaire balayee par des tragedies sans frontieres. C’est aussi, ajoutee a la tres belle lettre d’adieu d’une musulmane a son petit Parisien (p. 68), la derniere lettre d’amour d’un pere a son fils. Roberts est un hypersensible qui pratique l’art de l’ellipse, de la litote. Il se cache pour ecrire. Il ecrit pour se cacher. C’est ce qui le rend si lisible.

  • Les courts extraits de livres : 30/09/2008

Antoine parlait peu de Naima. Il devait la considerer comme une relation interdite, un sujet en tous points defendu. Voulait-il la proteger ? Esperait-il en la protegeant se proteger lui-meme ? On ne l’a jamais su. L’episode de leur rencontre, a Londres a la fin des annees soixante, demeure flou et incomplet.
Avril 1969 : Antoine s’apprete a feter l’anniversaire de ses quinze ans. Naima en a tout juste vingt. A l’instant meme ou l’adolescent surprend la jeune femme, agenouillee sur un tapis de bain dans la chambre du Carlton qu’il partage avec sa mere, il est trouble. Elle est emue. La jeunesse de ce visiteur inattendu, sa gene tranchent sur l’assurance insolente des clients de l’hotel, pour la plupart des Americains.
Naima se redresse, quitte sa position incongrue, presque indecente, et affiche un air desole : la chambre n’est pas encore faite. Le tapis de bain qui semble maintenant egare au milieu de la piece n’est guere plus propre. La jeune femme n’avance ni excuses ni explication. Quelle importance. Antoine n’en a cure. Il aide Naima a replacer le morceau de tissu dans le cabinet de toilettes et lui tend la main. Elle l’accepte telle une preuve de leur recente complicite. A tort et a raison, tous les deux s’estiment vaguement coupables. Elle n’aurait pas du se laisser surprendre. Il aurait pu eviter de remonter si tot dans la chambre, aux heures de service des femmes de menage. Ils echangent leurs prenoms, leur secret puis un sourire modeste. Un tapis de bain n’est pas un tapis de priere mais nous sommes a Londres, a la fin des annees soixante :
Je suis croyante, lui dit-elle tandis que lui ne croit en rien, l’observe avec gourmandise.