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La romanciere et l’archeologue ; mes aventures au moyen-orient

Auteur : Agatha Christie Mallowan

Traducteur : Jean-Michel Liaut

Date de saisie : 15/02/2010

Genre : Lettres Et Linguistique Critiques Et Essais

Editeur : Payot, Paris, France

Collection : Voyageurs

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 9782228899437

GENCOD : 9782228899437

Sorti le : 04/02/2005

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  • Les presentations des editeurs : 23/12/2009

Epousez un archeologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera, a dit un jour Agatha Christie (1890-1976). Cette fine mouche qui riait de tout pratiquait l’autoderision avec un art consomme.
Outre ses soixante-dix romans policiers, il y a mieux et beaucoup plus savoureux que son autobiographie : ce sont ses aventures au Moyen-Orient qu’elle publia en 1946 pour repondre a tous ceux qui lui demandaient sans cesse comment elle avait vecu la -bas aupres de son deuxieme mari.
Comment pouvait-elle imaginer, en effet, alors qu’elle voyageait pour la premiere fois a bord de l’Orient-Express en 1928, combien son existence allait etre modifiee a jamais ? Elle laissait en Angleterre une enfance heureuse passee dans un manoir victorien du Devon, l’echec d’un premier mariage et une carriere litteraire deja bien assise pour partir en Iraq a la decouverte des champs de fouilles d’Our, invitee par les archeologues Leonard et Katherine Woolley. La romanciere avait toujours ete fascinee par l’Orient, a tel point qu’elle rendit de nouveau visite a ses amis l’annee suivante.
Cette fois, les Woolley eurent l’excellente idee de la confier a un jeune archeologue prometteur, Max Mallowan. Ce dernier devint son cicerone, ils visiterent ensemble la Chaldee et s’eprirent l’un de l’autre. Agatha etait agee de quarante ans, Max n’en avait que vingt-six, mais il la trouvait irresistible d’intelligence, de charme et d’esprit, qualites qu’elle-meme appreciait chez ce garcon si singulier qui n’avait jamais lu aucun de ses romans et n’etait nullement impressionne par sa notoriete. Ils se marierent avant la fin de l’annee.
Commenca alors une vie de voyage avec son epoux. Ils travaillerent essentiellement en Syrie et en Iraq, et Agatha l’accompagna avec joie dans ses peregrinations. Elle continua a ecrire ses propres ouvrages sur place tout en etant une assistante precieuse pour son mari. Elle prenait des photos,
les developpait, etiquetait les objets trouves. (Pour depoussierer les plus fragiles elle utilisait une aiguille a tricoter et un pot de creme pour le visage !)
La Romanciere et l’archeologue regroupe cinq saisons de fouilles entre 1934 et la fin des annees 1930 avec toujours pour fil directeur une solide experience de la nature humaine et un humour inoxydable, et ce quel que soit le sujet evoque la constipation des ouvriers ou les sous-vetements d’un chauffeur. Rien n’echappe a Agatha Christie, depuis les dissensions opposant les diverses ethnies jusqu’au sort des femmes musulmanes. Notons que ces voyages lui inspirerent trois de ses plus celebres romans : Mort sur le Nil, Le Crime de l’Orient-Express et Meurtre en Mesopotamie.

  • La revue de presse Christophe Mercier – Le Figaro du 12 mai 2005

… La Romanciere et l’Archeologue suscite la meme jubilation qu’Hatari !, le grand film de Howard Hawks sur un groupe de chasseurs blancs en Afrique : l’impression de penetrer dans l’intimite d’un microcosme cimente par le travail, l’amitie, et la chaleur humaine.

Alors qu’on est souvent agace par ces voyageurs britanniques qui, ecrivant leurs souvenirs, semblent vouloir faire oeuvre de comiques professionnels, et lassent leur lecteur par la lourdeur d’un humour anglais pratique comme un systeme… on s’emerveille du naturel avec lequel Agatha Christie est drole, sans jamais forcer le ton.

Il se degage de son livre un charme fou, le charme d’un Orient en paix (meme si l’ecrivain ne dissimule pas les tensions latentes), le charme de saisons de vacances loin des soucis de l’Europe en pleine montee des perils, le charme de l’insouciance. Laissons pour finir la parole a la chere Agatha : Je pense, dis-je a Max, que nous avons ete vraiment heureux…

  • La revue de presse Francoise Monier – Lire de mai 2005

Quand une Anglaise raconte ses peregrinations en Orient avec son mari archeologue, son recit se lit comme un roman. Surtout quand il s’agit d’Agatha Christie ! Lady Agatha partait en Orient-Express avec son epoux, Max Mallowan, decouvreur – entre autres – de l’ancienne ville d’Ur, une des principales cites de Mesopotamie. Son livre nous transporte aux bords de l’Euphrate, en un temps ou de tres vieux Bedouins ignoraient encore la chute de l’Empire ottoman, ou les cheiks s’exprimaient en paraboles, et les paysans s’inquietaient plus de leur sepulture que de leur mort. Max explore les tells, ces tertres qui cachent des ruines antiques,… Agatha nettoie les statuettes millenaires avec sa creme de jour, revant devant les grandes etendues desertiques qui respirent la paix absolue. Ce n’est que sur le bateau du retour qu’elle pressentira l’annonce des troubles a venir…

  • La revue de presse Josyane Savigneau – Le Monde du 18 fevrier 2005

Que l’on considere Agatha Christie (1891-1976) comme une arriere-grand-mere du polar, un monument qu’on ne visite plus guere, ou qu’on prenne un plaisir toujours renouvele a retrouver Hercule Poirot, subtilement incarne dans une serie televisee par David Suchet, on sera etonne et amuse en lisant le seul livre qu’elle ait signe du nom de son second mari, Mallowan, cette chronique de leurs expeditions archeologiques au Moyen-Orient dans les annees 1930 – qui lui ont inspire trois de ses plus celebres livres, Le Crime de l’Orient-Express, Mort sur le Nil et Meurtre en Mesopotamie… Agatha Christie est une chroniqueuse hors pair : un grand talent d’observation, un sens du detail, mais surtout un humour inalterable et un gout parfait de l’autoderision… Avec Agatha, voyageuse espiegle, on sait tout des merites compares des femmes arabes, tres reservees – trop – et des femmes kurdes, beaucoup plus libres, des heurts entre les communautes – chretiens et musulmans notamment -, des problemes de sante, des decouvertes qui enchantent Max, et aussi des mauvaises surprises…

  • La revue de presse Catherine David – Le Nouvel Observateur du 27 janvier 2005

… Un recit de voyage parmi tant d’autres, entre 1934 et 1939, sur les champs de fouilles anglais en Irak et en Syrie, avec tous les details pratiques du voyage, le choc culturel au quotidien, la gestion des domestiques indigenes, la paie des ouvriers du chantier, des portraits des compagnons de voyage, des anecdotes de voitures enlisees, de camemberts pourris, de pyjamas antimoustiques… Et puis, comme c’est elle qui parle, on l’ecoute, on se surprend a deguster chaque historiette, on eclate de rire. Et l’on s’etonne de sa modestie. Agatha Christie est deja une romanciere connue d’une quarantaine d’annees quand elle part pour l’Orient avec son second mari, l’archeologue Max Mallowan, qui n’en a que 26. Il ne s’interesse qu’aux civilisations qui ont au moins deux mille ans de plus. Elle admire sa competence et ne perd pas une occasion de lui tresser des lauriers. Mais helas pour nous, il ne lui vient pas a l’idee de parler de son propre travail. C’est d’autant plus frustrant que ces voyages ont donne naissance a trois romans, Mort sur le Nil, le Crime de l’Orient-Express et Meurtre en Mesopotamie.
Malgre tout, peu a peu, on se laisse charmer par ce recit sans appret, par l’allant de cette quadragenaire et, surtout, par son humour inoxydable…