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La rose du voyageur

Auteur : Jean-Bernard Lemal

Date de saisie : 08/04/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : les 2 encres, Cholet, France

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-35168-071-1

GENCOD : 9782351680711

Sorti le : 31/03/2008

  • Les presentations des editeurs : 09/04/2008

Nes pendant la Premiere Guerre mondiale, Ester, juive de Palestine, et Hans, Bis d’un architecte allemand, vont etre tour a tour temoins, acteurs et victimes des episodes les plus tragiques de l’Histoire, entre 1920 et 1994.

Ils trouveront leur salut dans la douceur du lac Leman, dans les rues glacees de Chicago, dans le Berlin des annees 30, dans le sable du desert de Namib, dans les eaux de l’ocean Indien……dans la lumiere prisonniere d’un diamant baptise la Rose du Voyageur, pierre africaine eternelle qui orne la couronne des sages.

Lors d’une vente aux encheres, le journaliste Mariais Lanier entre en possession d’objets ayant appartenu a Ester et Hans. Intrigue, il se lance sur leurs traces et reconstitue leur periple. Il nous raconte l’espoir, et puis l’horreur, les retrouvailles et la fuite, l’amour dans la tourmente. Pris au piege de sa propre (en)quete, il nous implique dans ses recherches. Au bout de ce recit au souffle epique, il y a la reponse a cette question ; sommes-nous prets a vivre pleinement et mourir heureux, ou sommes-nous morts faute d’avoir essaye ? Un roman magistral ou la destinee humaine transcende les arcanes de
Ne a Madagascar, Jean-Bernard Lemal apprend ‘ire et a ecrire avec sa grand-mere et commence a frequenter l’ecole lors de son arrivee en France a l’age de neuf ans. On le retrouve musicien, technicien sur des plates-formes petrolieres, consultant sur des projets internationaux. Il est installe aux Etats-Unis ou il represente des societes europeennes.

Inspire par la soixantaine de pays qu’il a visites, l’auteur a mis en scene ses multiples connaissances a travers un recit base sur une lecture differente de l’Histoire.

  • Les courts extraits de livres : 09/04/2008

Extrait du prologue :

Ce matin-la, au large de Cape Town, la mer etait joyeuse. La poussiere des ruelles d’Alexandria et de Soweto ne retombait plus. Les grands animaux de Kruger Park, immobiles, regardaient vers le ciel. Une tempete s’annoncait. Dans la banlieue chic de Killarney, les voitures roulaient au pas. Le vent soufflait plus fort dans les feuilles des jacarandas des jardins de Pretoria.
Le soleil revenait enfin sur la terre africaine ; ce matin-la Nelson Mandela etait libre !
Quant a moi, Markus Lanier, j’etais en reportage pour couvrir cet evenement extraordinaire. Impossible d’approcher le personnage. La foule etait dense, nerveuse, fascinee par son idole, plongee dans une joie douloureuse, etourdie de chants et de danses. L’air n’appartenait qu’a lui, les yeux du monde entier etaient sur lui. Chacun decouvrait enfin son visage.
N’ayant pas la moindre chance de parler a Dieu, je choisis d’aller a la rencontre de ses disciples. J’eus la chance de croiser un autre de ses compagnons liberes, Terror Lekota, membre de l’ANC. La chaleur de sa poignee de main, son appetit pour le lendemain, un discours serein sans la moindre pointe de haine; tout portait a croire que vivre sur sa terre natale serait enfin possible.
Assis cote a cote sous la veranda d’une maison de maitre, il racontait l’avenir, jour apres jour par le detail, un recit vecu par anticipation, decrivant des avenues ensoleillees, des foules en liesse. Des larmes coulaient sur son visage, mais il etait heureux.

De retour d’une Afrique du Sud baignee dans l’ete austral et impatient de gouter a la dignite bientot retrouvee, il etait encore tot pour se trouver un destin dans un Paris endormi. L’hiver etait deja au rendez-vous. Ciel gris, trottoirs humides, regards distants, ces offrandes exclusives des grandes villes me donnaient deja la nausee.
Je m’arretai en face du Palais de l’Elysee, devant les bureaux de Sotheby’s. Il y avait une annonce pour la vente de la succession Jeanne Mayeux ; des bijoux, des meubles, une collection de vins divers et des livres.
Sans vraiment savoir pourquoi, je decidai de revenir dans l’apres-midi. Le mystere d’une fin de vie et la mise en vente de sa memoire a des etrangers ressemblaient a une injustice faite au principe de l’immortalite de l’ame.
Etre le detenteur d’une partie de l’histoire d’une inconnue ? Pourquoi pas ! Un livre, une dedicace ou une photo dans un cadre en bois, mes ambitions etaient modestes.
La brochure en couleurs indiquait que madame Jeanne Mayeux vivait depuis plusieurs annees dans une villa situee dans les hauts de Cannes. Les objets mis en vente etaient presentes dans des vitrines. Des colliers, des bagues, une etoile de David en or, des couverts en argent, des verres en cristal, un chapelet en ivoire… Un chapelet et une etoile de David ? Curieux melange de genre, si derisoire et tendre !
Les meubles etaient repartis sur le cote de la salle. Un presentoir regroupait un atlas datant des annees quarante, quelques livres relies en anglais, en francais, en allemand et deux albums de photos volumineux, relies en cuir. Il y avait aussi la liste d’une collection de vins en provenance d’Argentine, d’Afrique du Sud et meme d’Australie.