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La saga du Vinland : quand les Vikings decouvraient l’Amerique

Auteur : Jean-Pierre Camo

Date de saisie : 10/04/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Alphee-Jean-Paul Bertrand, Monaco, France

Collection : Roman

Prix : 20.90 / 137.10 F

ISBN : 978-2-7538-0292-6

GENCOD : 9782753802926

Sorti le : 10/04/2008

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  • Le courrier des auteurs : 02/03/2009

Enfant de la Catalogne francaise, brinquebale aux quatre coins de France, j’ai toujours ete fascine par les voyages et surtout par les brumes nordiques, dont je ne savais rien. C’est donc tout naturellement que je me suis interesse aux extraordinaires aventures maritimes des Vikings, les plus grands voyageurs de leur temps. Meprises a tort, ils n’etaient pas que de brutes sanguinaires, en tout cas pas plus que leurs contemporains, et meritaient bien une rehabilitation posthume. Il suffit pour cela de rappeler qu’ils ont fonde, des l’an 930, le premier parlement du monde en Islande, qu’ils nous ont laisse d’abondantes sagas fort detaillees, que leurs bateaux surpassaient tous les autres tant pour leur rapidite que leur souplesse et qu’enfin les femmes y etaient bien mieux traitees que partout ailleurs. Si je rajoute que ces intrepides voyageurs ont decouvert l’Islande, le Groenland puis l’Amerique (cinq siecles avant Christophe Colomb !), vous comprendrez que ce peuple meritait mieux que des cliches fantaisistes. Dans La Saga du Vinland, j’ai voulu traduire sous forme romancee des textes ecrits vers le XIIIe siecle (les “Sagas islandaises”) pour les rendre enfin accessibles au public de langue francaise. Fruit de trois annees de recherches (et de voyages), ce roman se veut a la fois rigoureux et captivant. Fourmillant de details realistes, d’ambiances, il fait revivre des personnages hors normes, finalement tres attachants, avec leurs croyances, leurs convictions et leurs travers somme toute tres humains. Un voyage dans le temps et a travers l’Atlantique, une inoubliable incursion dans des Terrae incognitae.
Le magazine Historia, dans son numero d’aout 2008, lui a donne une excellente appreciation.
Vous trouverez sur www.la-saga-du-vinland.com un extrait du livre ainsi que des reponses aux questions les plus couramment posees sur les Vikings.

Jean-Pierre Camo

  • Les presentations des editeurs : 08/04/2008

Le Viking Erik le Rouge, fils d’un banni de Norvege, trouve refuge en Islande. Suite a deux affaires de sang, il en est lui-meme banni. Ou aller ? Sur la foi d’une rumeur, il decouvre le Groenland, une mythique Terre-Verte, alors inconnue des geographes, ou il cree une premiere colonie.
Son fils Leif, assoiffe d’aventure, s’elance a son tour vers l’ouest. Il decouvre un vaste continent qui porte des raisins, ce sera le Vinland, la Terre-des-Vignes.
Ses freres et soeur y retourneront et se frotteront a un peuple inconnu, les futurs Indiens d’Amerique. Ce ne sera pas leur seule rencontre : qui sont donc ces Vikings qui les ont precedes sur cette terre d’abondance, retenus prisonniers par des mysterieux gnostiques ? Le Vinland serait-il la mythique Grande-Irlande ?

Digne des meilleures sagas islandaises, ce roman se deroule a une epoque fascinante, au debut du deuxieme millenaire, celle de la fin des croyances paiennes et de l’avenement du christianisme chez les peuples du Nord. Nouvelle foi, nouvelles decouvertes, que de mutations pour ces valeureux Vikings, injustement meprises et trop souvent meconnus !

De l’histoire vivante, de l’aventure a chaque page, des elements nouveaux qui bousculeront l’Histoire…

Jean-Pierre Camo est ne en 1954 dans une famille catalane. Il oeuvre dans le commerce de produits biologiques et tres vite c’est l’ecriture qui l’attire. En 1991, il cree Biocontact, le magazine leader distribue dans les magasins biologiques. Il vit aujourd’hui avec sa famille dans le Sud-Ouest de la France.

  • Les courts extraits de livres : 08/04/2008

Printemps 966
Arrivee au Comptoir-des-Landes
Sud du Danemark

– Par Thor, je n’aurais jamais du t’ecouter ! grogna Thorvald, c’est pure folie que de partir en mer avant la belle saison !
– Pas de tourment, pere, repondit Erik.
– Quelle farce ! On ne voit guere a dix pieds !
– Laisse-moi affronter le danger, ainsi je deviendrai, moi aussi, un grand Viking.
– Avant cela, tu dois encore apprendre moult choses, jeune pretentieux !
Le torse appuye contre l’etrave du bateau, coiffee d’une tete de serpent grimacante, Erik le Rouge sondait les hauts fonds au moyen d’un long baton. Cette brume de fin d’hiver, dense et laiteuse, rendait encore plus dangereuse cette passe que les Danes appelaient, fort a raison, Trou-de-Chat.
Age d’une quinzaine d’hivers, Erik le Rouge quittait pour la premiere fois sa ferme natale du Jadar, une region fertile au sud-ouest de la Norvege.
Le garcon devait son surnom a l’eclatante rousseur de ses cheveux. L’entourage de Thorvald s’etait toujours demande si la veritable mere d’Erik le Rouge etait une esclave originaire d’Irlande ou d’Ecosse, ou cette couleur de cheveux etait plus coutumiere qu’en Norvege. Thorvald aimait repeter que Thor, le dieu roux, avait voulu que son fils portat le meme attribut pour le gratifier de sa devotion. La question ne fut jamais vraiment tranchee. Erik preferait s’en tenir a cette illustre affiliation et y puisait une confiance hors du commun. Ne disait-on pas que les beaux cheveux etaient un gage de force physique ?
Tout vetu de noir, Thorvald semblait porter toutes les mers du monde dans ses rides. Ses cheveux longs, defaits en meches fatiguees, filaient librement au vent. Proprietaire du knor, un lourd bateau de commerce a la coque ventrue, il dirigeait naturellement l’expedition. Les six hommes qui en composaient l’equipage avaient conclu avec lui un pacte d’association qui leur permettait de transporter leurs propres marchandises. En retour, ils devaient assurer la defense du bateau en cas d’attaque de pirates et partager les frais.

Apres deux nuits de mer, le knor doubla la langue de sable qui gardait l’embouchure de la Slie, une riviere paresseuse bordee de roseaux. De loin en loin s’elevaient quelques panaches de fumee, trahissant la presence de fermes dans l’arriere-pays. Theatre de maintes escarmouches, ce petit fjord marquait la frontiere naturelle entre le Danemark et le monde christianise, detenteur de richesses tant convoitees. Au fond du fjord, une haute digue de terre fortifiee et boisee, le Danevirke, separait d’est en ouest Danes et Saxons. Le Danemark ne serait plus a prendre…
Le knor se mela a un flot dense de navires marchands. Ici, un lourd bateau, a la voile rectangulaire rayee de rouge et de vert, regagnait la mer Baltique, charge de tonneaux solidement arrimes. A l’avant, une trentaine de porcs serres les uns contre les autres faisaient tanguer un frele esquif, que les Norvegiens eurent tot fait de depasser.