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La sibérie comme champ de transferts culturels

Auteur : Collectif

Cet ouvrage divisé en grandes parties thématiques (Préhistoire et antiquité ;
Ethnographie sibérienne et rencontre de cultures ; Religions et croyances ; Sa- vants et voyageurs ; Littératures : la Sibérie imaginaire) jette un regard pluriel et inédit sur l’Altaï, région où se rejoignent la Sibérie, la Chine, la Mongolie. Il l’étudie comme le théâtre de transferts culturels dans la longue durée.
À la région de l’Altaï correspondent en effet plusieurs noyaux de l’histoire culturelle du continent eurasiatique. C’est dans l’Altaï que vivait il y a 40000 ans l’homme de Denisova censé représenter une famille humaine largement autonome. À la région se rattachent les racines des ethnies turques mais aussi l’existence de ces ethnies sibériennes étudiées par Franz Boas qui ont véhiculé des mythes et des configurations linguistiques jusque dans les peuples indiens d’Amérique du Nord. L’Altaï, une des régions originelles de la culture mon- gole, a été le théâtre de constitution des traditions chamaniques mais d’autres religions (le bouddhisme) ont également marqué son visage. L’extraordinaire richesse et diversité de ce patrimoine humain ont été étudiées par les savants notamment allemands (Alexander von Humboldt, Karl Friedrich von Lede- bour, etc.) et bien sûr russes (de Sergey Malov à Leonid Potapov en passant par Vladimir Bogoraz) et ont retenu le regard des artistes (du peintre Roerich à l’écrivain et cinéaste Choukchine).
Dans la diversité de ses contributions, l’ouvrage répond au défi d’évaluer la place de cette région de Sibérie dans son rôle de point de jonction entre mondes chinois, mongol et russe, et entre orthodoxie et bouddhisme.