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La tendresse des loups

Auteur : Stef Penney

Traducteur : Pierre Furlan

Date de saisie : 17/10/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-7144-4330-4

GENCOD : 9782714443304

Sorti le : 02/10/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Jacques Griffault de la librairie LE SCRIBE a MONTAUBAN, France (visiter son site) – 17/10/2008

1867. Laurent Jammet, trappeur, chasseur de loups est trouve mort, egorge et scalpe, pieds nus, dans sa cabane, par sa voisine la plus proche, Madame Ross, installee depuis une dizaine d’annees a Dove River, sur la rive nord de la baie Georgienne, dans le Grand Nord canadien.
Dans ce village, a l’histoire recente, peuple d’emigrants ecossais, on meurt de vieillesse, de fievre ou d’accident, mais personne n’avait jamais ete assassine, sans defense et sans chaussettes…
Francis, 17 ans, le fils adoptif de Madame Ross, d’origine irlandaise, maussade, taciturne, disparait le jour meme du meurtre, ce qui en fait un suspect a la poursuite duquel s’elance Donald Moody, arrive il y a tout juste un an au Canada, encore naif, depeche par la Compagnie de la baie d’Hudson pour identifier rapidement le coupable. Il est accompagne de Jacob un autochtone qui le suit partout depuis qu’il a donne a Donald un coup de couteau lors d’un match de rugby.
Alors qu’ils avancent a grand peine dans les etendues glacees des forets et plaines canadiennes, a Dove River Parker, un enigmatique trappeur indien, un metis qui donne une impression de sauvagerie et de cruaute, fort laid de surcroit, est arrete. Madame Ross le delivrera et partira avec lui sur les traces de son fils dans cette immensite trop vaste, trop vide pour des etres humains.
D’autres personnages fort bien depeints jouent un role dans cette histoire : Monsieur Knox, magistrat, et ses deux filles dont l’une Susannah, fort belle, a creuse un sillon dans le coeur de Donald ; Thomas Sturroch, avocat, archeologue, specialise dans la recherche de personnes disparues, venu de Toronto pour rechercher un objet precieux qui aurait appartenu a Laurent Jammet ; Mackinley, agent principal de Fort Edgar, un de ces rares Ecossais dont l’expression revele les pensees…
Un grand roman d’aventures, polyphonique, epique, ample, violent, qui se lit avec un vif plaisir.

N.B. “La tendresse des loups” a obtenu le prix Costa Book Award pour un premier roman en 2006, annee ou ce prestigieux prix litteraire (ex Whitbread Book Prize) a ete decerne, dans la categorie roman, a “La vie aux aguets” de William Boyd, un de nos gros coups de coeur.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Porte par une construction eblouissante qui entremele differentes voix, un roman epique, ample, violent, dans la tradition des plus grandes oeuvres naturalistes. Un livre phenomene, doublement couronne par le prestigieux Costa Book Award comme meilleur premier roman et meilleur livre de l’annee, un voyage etourdissant dans les etendues glacees du Grand Nord canadien.

1867. Alors qu’un terrible hiver a pris en tenailles le petit village de Dove River, un trappeur est retrouve mort dans sa cabane, egorge et scalpe.

Dans cette communaute d’origine ecossaise qui s’accroche desesperement aux convenances de la mere patrie, le choc est terrible. Surtout pour Mme Ross qui a decouvert le corps et constate dans la foulee la disparition de Francis, son fils adoptif.
Doit-elle le signaler a Donald Moody, le naif depeche par la Compagnie de la baie d’Hudson pour identifier le coupable au plus vite ? Et a-t-elle raison de se mefier de ce mysterieux Sturrock, un aventurier bien decide a retrouver un objet precieux qui aurait ete legue par le defunt ?

Incapable de croire a la culpabilite de son fils, Mme Ross va se lancer dans une course eperdue, avec pour seule compagnie Parker, un enigmatique trappeur indien habitue a survivre dans les milieux les plus hostiles…

Stef Penney est nee et a grandi a Edimbourg. Apres un diplome de philosophie et de theologie a l’universite de Bristol, elle entreprend des etudes de cinema au Bournemouth College of Art. Elle a deja ecrit et realise deux films.
La Tendresse des loups a obtenu une double recompense inedite au prestigieux Costa Award : meilleure premiere oeuvre et meilleur roman.

Traduit de l’anglais (Ecosse) par Pierre Furlan.

  • La revue de presse Christophe Mercier – Le Figaro du 1er octobre 2008

Stef Penney, la cineaste ecossaise publie un premier roman ambitieux et genereux a mi-chemin des grands westerns hollywoodiens et des recits d’aventures de Jack London…
Un vrai roman d’aventures. Mais le meilleur du livre reside dans la peinture des caracteres. La romanciere fait alterner differents points de vue, en une structure eclatee qui effectue des va-et-vient entre le village et l’ocean de neige. Progressivement, ces gens de peu de mots, comme sous la lame d’un microscope, prennent du relief, de la couleur…
La Tendresse des loups est un roman psychologique sur fond d’enigme dans un decor de western. Les amateurs retrouveront des scenes qu’on croirait sorties de La Prisonniere du desert et Sturrock, le chercheur de Blancs disparus en terre indienne, cynique et enigmatique, evoque le James Stewart des Deux Cavaliers. On croise aussi un specialiste des langues indiennes, et les membres d’une communaute religieuse scandinave, installee au milieu des neiges : Stef Penney nous offre un premier roman ambitieux, genereux, un gros mille-feuille romanesque.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

LA DERNIERE FOIS QUE J’AI VU LAURENT JAMMET, c’etait dans la boutique de Scott et il portait un loup mort sur l’epaule. Moi, j’etais venue acheter des aiguilles, et lui, il etait deja la pour chercher la recompense. Scott insistait pour recuperer la depouille tout entiere depuis qu’un Yankee l’avait escroque. Ce Yankee etait arrive un jour avec deux oreilles et il avait recu sa prime, puis il avait apporte les pattes quelques jours plus tard, recoltant ainsi encore un dollar, et enfin il etait revenu avec la queue. C’etait l’hiver, les parties du corps semblaient fraiches, mais l’arnaque avait ete ebruitee sur la place publique, ce qui avait ecoeure Scott. La gueule du loup a donc ete la premiere chose que j’ai vue en entrant dans le magasin. La langue pendait hors des babines, elles-memes retroussees en une grimace. Malgre moi, j’ai eu un mouvement de recul. Scott a pousse les hauts cris et Jammet s’est repandu en excuses – mais comment lui en vouloir, avec son charme et sa claudication ? Le cadavre a disparu quelque part a l’arriere et, tandis que je jetais un coup d’oeil dans le magasin, ils se sont mis a se chamailler au sujet de la fourrure mitee qui pendait a l’entree. Je crois que Jammet s’amusait a suggerer a Scott de la remplacer par une plus recente. Sous la fourrure, un ecriteau proclamait : CANIS LUPUS (MALE), PREMIER LOUP CAPTURE DANS LA MUNICIPALITE DE CAULFIELD, LE 11 FEVRIER 1860. Cet ecriteau en dit long sur John Scott : il temoigne de sa pretention a etre instruit, de l’importance qu’il se donne et de la veulerie qui le porte a respecter l’autorite plus que la verite. Car ce n’est certainement pas le premier loup a avoir ete abattu dans le coin, et il n’existe pas non plus, a proprement parler, de municipalite de Caulfield, mais il voudrait bien qu’il en existe une pour qu’il y ait un conseil municipal et qu’il puisse etre le maire.