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La terre et la guerre

Auteur : Jacques Chauvire

Date de saisie : 27/05/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Le Temps qu’il fait, Cognac, France

Prix : 30.00 / 196.79 F

ISBN : 978-2-86853-502-3

GENCOD : 9782868535023

Sorti le : 22/05/2008

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  • Les presentations des editeurs : 27/05/2008

Clef de voute de l’univers romanesque de Jacques Chauvire et, surement, son roman le plus ambitieux, La Terre et la Guerre ne depaysera pas les lecteurs de l’ecrivain medecin : la Saone n’est pas loin et plusieurs des personnages ont plus qu’un air de famille avec ceux de ses autres recits. L’action y debute le 23 aout 1914 dans une region de Bourgogne, la Dombes, un domaine, la Bervilliere, et au sein d’une famille d’apparence solide, les Calviere. Tout au long de cette fresque attentive a chacune de ses figures, et bien que le lecteur n’en soit jamais le temoin direct, c’est pourtant bien le front de l’Est qui dispute leur premiere place aux protagonistes. Meme si, au bout du compte et de quatre annees, la guerre n’est plus, pour chacun, que ce qu’il en a rapporte : un journal tenu sur place, une mechante blessure, une citation, un morceau d’obus fiche dans un poumon. Il s’agit ici de la guerre vecue depuis l’arriere, par les femmes, les paysans et ceux qui en sont revenus, dans tous les sens du terme. Mais au-dela de l’evocation d’une epoque qui se fissure, le roman sait aussi, par endroits, se reveler retrospectivement visionnaire en devoilant la formidable force d’entrainement de la guerre, et pas uniquement pour l’industrie d’armement ou la marbrerie funeraire. Font irruption, par le biais des conversations et choses vues a la ville, des bribes puis des pans entiers du monde appele a remplacer celui dont maint signe indique que son temps est accompli. Et pourtant. S’il est des glissements de terrain irreversibles, semble nous confier l’auteur en guise d’epilogue, sur le sol bientot aplani rien n’a cesse d’etre, ou tout va recommencer.

  • Les courts extraits de livres : 27/05/2008

Le 23 aout 1914 Jerome Calviere se rendit suivant son habitude dominicale au cimetiere de Saint-Martin. Le temps etait beau. Une journee lumineuse et chaude s’annoncait et la brume se levait des bois, des champs et des etangs.
Il etait tot. Jerome Calviere s’etait toujours leve de bonne heure. Maintenant il avait atteint l’age ou le sommeil devient plus capricieux et les recents departs de son fils et de son gendre aux armees n’etaient pas faits pour lui rendre les nuits plus paisibles.
Sa femme, Lucie, impatiente de partir pour la messe et de se recueillir a l’eglise avant l’office, avait elle aussi quitte la maison. Ainsi etaient-ils tous les deux alles vers ce qu’ils estimaient etre leurs devoirs respectifs.
De la Bervilliere jusqu’au village, la route, sur une levee, longeait les etangs. Des ajoncs, des sagittaires, des carex foisonnaient sur leurs bords. C’etait la Dombes, pays plat, d’arbres, de pres et d’eaux immobiles. Au loin, Saint-Martin ramassait les quelques maisons de son bourg aupres d’un carrefour et parsemait les fermes aux toits rouges de ses hameaux au-dela des etangs, derriere des rideaux de peupliers, de saules et de frenes.
Le village de Saint-Martin ressemblait a beaucoup d’autres villages de Dombes. Construit a un croisement de routes, sa place, bordee de maisons pauvres, dessinait un quadrilatere grossier, ouvert aux vents venant de Trevoux, de Lyon, de Bourg ou de Pontneuf, qui soufflaient avec aisance sur ce plateau que des ebauches de croupes n’ondulaient qu’a peine.
Si le pise des murs etait demeure apparent, sa couleur ocre eut peut-etre confere au village une note pittoresque. Mais il avait fallu compter avec les pluies d’automne dont le ruissellement sur les facades eut entraine le materiau trop friable. Alors les macons avaient eu recours a des crepis qui, vite ternis, salissaient tout. Les magasins, la boulangerie Bourron, la charcuterie Hafner, l’epicerie Mouillard ne portaient pas d’enseignes et les boutiques n’etaient qu’une piece de ces maisons, rez-de-chaussee sombres, parcimonieusement equipes d’une banque, d’un etal ou d’etageres.

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