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La trilogie de Bartimeus. Volume 2, L’oeil du Golem

Auteur : Jonathan Stroud

Traducteur : Helene Collon

Date de saisie : 18/01/2008

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : LGF, Paris, France

Collection : Le Livre de poche. Fantasy

Prix : 7.50 / 49.20 F

ISBN : 978-2-253-12164-0

GENCOD : 9782253121640

Sorti le : 03/01/2008

  • Les presentations des editeurs : 19/01/2008

Londres, ville des magiciens et des sorciers, au XXIe siecle.
Le jeune Nathaniel connait une ascension fulgurante au sein du gouvernement des magiciens.
Sa mission la plus urgente consiste a mettre un terme aux activites de la mysterieuse Resistance, menee par Kitty et ses amis qui ne cessent de lui echapper. Alors que la pression monte, Londres se voit soudain menacee par une serie d’attentats terrifiants. Est-ce la Resistance ou un danger encore plus grand ?
Charge de cette enquete perilleuse, Nathaniel est contraint de s’envoler pour Prague et d’invoquer une nouvelle fois l’enigmatique et malicieux djinn Bartimeus…

Vendue dans vingt pays, bientot adaptee au cinema, La Trilogie de Bartimeus a seduit un large public.

Metamorphoses et sortileges, cavalcades effrenees de demons et de djinns, le tout servi avec une bonne dose d’humour pince-sans-rire…

Lire.

  • Les courts extraits de livres : 19/01/2008

Extrait du prologue :

Prague, 1868

A la tombee de la nuit, les feux de camp s’allument les uns apres les autres, beaucoup plus nombreux que les soirs precedents. Les lumieres scintillent d’un eclat dur, comme des pierres precieuses dans la grisaille de la plaine ; devant cette profusion, on croirait voir surgir de terre une ville enchantee. A cote de nos volets clos, de nos fenetres obturees a cause du black-out, le contraste est saisissant. Curieux renversement de situation que cette Prague noire et morte derriere ses murs, tandis que la campagne environnante est toute flamboyante de vie.
Peu apres le crepuscule, le vent tombe – un vent d’ouest qui soufflait vigoureusement depuis des heures en nous rapportant fidelement les mouvements de l’ennemi : le bruit des machines de siege, les cris des soldats et des betes, les soupirs des esprits captifs, mais aussi l’odeur des incantations. Tout cela se tait d’un coup, avec une soudainete surnaturelle, et toute la scene se retrouve plongee dans le silence.
Je plane dans les airs, tres loin au-dessus de l’abbaye de Strahov, tout pres du magnifique mur d’enceinte que j’ai moi-meme construit il y a trois cents ans. Les battements de mes ailes de cuir sont lents mais puissants ; mes yeux scrutent les sept Niveaux, et ce jusqu’a l’horizon. Ce n’est pas un spectacle tres rejouissant. L’armee britannique massee sous les remparts a employe toute une batterie de Dissimulations pour se soustraire aux regards, mais on voit deja ses puissantes emanations lecher par vagues successives le pied de la colline du chateau. Dans la penombre, on distingue a leur aura un vaste contingent d’esprits ; chaque minute un nouveau fremissement sur l’un ou l’autre Niveau signale l’arrivee de nouveaux bataillons. En bas, des groupes de soldats humains s’affairent dans l’obscurite. Au milieu, un bouquet de grandes tentes blanches au sommet arrondi, comme des oeufs de rokh, au-dessus desquelles Boucliers et autres sorts s’entrelacent etroitement telles des toiles d’araignees.
Je leve les yeux vers le ciel assombri. Un amas de nuages noirs a l’allure hostile, avec a l’ouest quelques trainees jaunatres. Je repere six petits points a peine perceptibles qui decrivent des cercles dans la lumiere declinante, si haut qu’aucune Detonation ne saurait les atteindre. Ils avancent lentement, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, en etablissant un ultime releve des remparts afin d’evaluer nos defenses.
A propos… Il est temps que je les imite.
A la porte de Strahov, qui est le plus excentre de nos avant-postes dans les remparts, et donc le plus vulnerable, on a releve et renforce la tour de guet. Les portes antiques sont hermetiquement scellees via une serie de triples sortileges plus une profusion de mecanismes a declic, et les creneaux menacants qui couronnent l’edifice grouillent de sentinelles vigilantes.
Du moins, c’est ce qui est prevu.
Dissimule par mon linceul de fines volutes, je me dirige vers la tour en question. Tete de faucon et ailes de cuir, j’atterris toutes serres dehors sur une corniche et, sans un bruit, j’attends la reaction qui ne devrait pas tarder, la preuve prompte et vigoureuse que quelqu’un est aussitot sur le qui-vive.
Mais non, rien. Je desactive ma Dissimulation et je guette un quelconque signe – fut-il tardif et modere – revelant une presence attentive. Je vais jusqu’a tousser assez fort. Toujours rien.