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La trilogie de Corfou. Volume 1, Ma famille et autres animaux

Auteur : Gerald Durrell

Traducteur : Leo Lack

Date de saisie : 08/03/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Gallmeister, Paris, France

Collection : Nature writing

Prix : 22.90 / 150.21 F

GENCOD : 9782351780084

Sorti le : 04/01/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Francois Attia – 16/09/2008

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Francois Attia – 02/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Gerald Durrell (1925-1995) est un des plus celebres naturalistes et ecrivains britanniques. Il a passe une partie de son enfance en Inde et a Corfou. Ces sejours lui ont inspire plusieurs recits, dont Ma famille et autres animaux qui fut un veritable best-seller lors de sa sortie. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, traduits en trente et une langues et vendus a des millions d’exemplaires dans le monde.

MA FAMILLE ET AUTRES ANIMAUX

La famille Durrell ne supportant plus le morne climat britannique, elle decide – comme le ferait n’importe quelle famille sensee – de quitter l’Angleterre et part s’installer sur l’ile de Corfou.
Pour le jeune Gerry, age de dix ans, commence alors une periode de fantaisie et de liberte consacree a l’observation des serpents, scorpions, tortues, lezards, goelands et autres creatures qui peuplent l’ile. Et lorsque cette fabuleuse menagerie croise le chemin de la tres originale famille Durrell il s’ensuit une serie de catastrophes irresistibles.
Ma famille et autres animaux est le recit hilarant des premieres decouvertes de la nature et des animaux. Cette joyeuse chronique familiale est devenue un classique de l’humour anglais.

  • La revue de presse Astrid de Larminat – Le Figaro du 8 mars 2007

Au fil des pages, pourtant, on ne peut rester insensible a la facon dont l’auteur, age de 10 ans au moment des faits rapportes, raconte les apres-midi qu’il passe allonge dans l’herbe, avec son chien Roger, a observer un talus : Ce monde microscopique etait plein d’une vie passionnante, ecrit-il. L’epithete n’est pas exageree, a le lire, on n’en doute plus. Outre la vie privee des animaux qui fourmillent dans les collines et les olivaies de l’ile de Corfou, le recit campe la vie de famille de Mme veuve Durell et de ses quatre enfants…
Les multiples scenes qui mettent aux prises les membres de la menagerie de Gerry avec ceux de sa famille sont desopilantes. L’escapade d’une maman scorpion, avec ses dizaines de petits sur le dos, sur la table du dejeuner dominical est l’occasion d’un morceau de bravoure irresistible. On apprend que les fleurs aussi ont du temperament ! Et meme, qu’elles se querellent d’une famille a l’autre. C’est une vieille dame qui en fait la confidence a l’auteur. Pour surprendre leurs conversations privees, il suffirait, d’apres elle, de se mettre sur la meme longueur d’onde… Lire Gerald Durrel, c’est renouer avec cette allegresse du vivant.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

L’Homme aux Scarabees

LE MATIN, QUAND JE M’EVEILLAIS, les volets de la chambre a 1 coucher etaient stries d’or par le soleil levant et l’air plein de l’odeur du feu de bois de la cuisine, du chant impatient des coqs, du jappement lointain des chiens et du tintement melancolique des clochettes des chevres qu’on menait au paturage.
Nous prenions le petit dejeuner dans le jardin, sous les mandariniers. Le ciel etait frais et brillant ; ce n’etait pas encore le bleu ardent de midi mais un bleu clair, opalin et laiteux. Les fleurs etaient encore a demi endormies, les roses froissees par la rosee, les soucis encore refermes. Personne n’etait tres bavard a cette heure-la. A la fin du repas, sous l’influence du cafe, des toasts et des oeufs, nous commencions a renaitre. Les autres annoncaient alors mutuellement ce qu’ils avaient l’intention de faire et tentaient avec ardeur de justifier leur choix. Je ne prenais jamais part a ces debats, car je savais parfaitement ce que je voulais faire et ne songeais qu’a manger le plus rapidement possible.
– Pourquoi avales-tu de cette facon ? me demandait Larry en se curant delicatement les dents avec une allumette.
– Mange plus lentement, mon cheri, murmurait Mere. Rien ne te presse.
Rien ne me pressait ? Et Roger, qui, a la grille, me guettait de ses ardents yeux bruns ? Et les premieres cigales ensommeillees qui commencaient d’accorder leurs voix parmi les oliviers ? Et l’ile qui, brillante comme une etoile dans la fraicheur du matin, attendait d’etre exploree ? Mais je ne pouvais guere esperer que la famille comprendrait mes sentiments. Je patientais donc jusqu’a ce que l’attention des miens fut attiree ailleurs.