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La vie sauve

Auteur : Marie Desplechin | Lydie Violet

Date de saisie : 18/08/2006

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Seuil, Paris, France

Prix : 12.00 / 78.71 F

ISBN : 978-2-02-079450-3

GENCOD : 9782020794503

  • La revue de presse Francois Busnel – Lire de mars 2005

Quel choc ! Voici un livre, La vie sauve, qui peut changer une vie. Un livre qui n’est pas seulement le temoignage, bouleversant, d’une femme en remission mais aussi un immense morceau de litterature. La vie de Lydie avec les mots de Marie. Derriere l’histoire, terrible et belle (oui, belle) de la lutte d’une condamnee, un ton, un style, une vision du monde. Des phrases courtes. Tranchantes. Chargees d’un espoir et d’une vitalite qui n’accompagnent guere, d’habitude, ce genre de documents. Un livre unique. Superbe. A la beaute rebelle…

  • La revue de presse Marianne Payot – L’Express du 24 janvier 2005

C’est un livre qui claque. Qui remue. Qui ebranle. Franchise et intelligence pourraient en etre les maitres mots. Dans ce temoignage unique, Lydie Violet deroule, a coups de brefs chapitres, le monde nouveau qui s’est offert a elle, le 28 aout 2001. Un monde inique, inimaginable quand on n’a pas encore 40 ans : celui de la maladie incurable, cet oligodendrogliome, tumeur maligne, mal connue, qui, en l’occurrence, squatte tout le cerveau gauche de la frele Lydie… A l’acuite du propos s’ajoute la beaute de la langue. Grace en soit rendue a la romanciere Marie Desplechin, qui lui a propose, dans la chaleur d’un diner arrose, de partager ses mots. De ce compagnonnage de quelques mois est ne ce recit, plein de force et de sincerite. Un recit qui aurait aussi bien pu s’intituler : Sauve (qui peut) la vie.

  • La revue de presse Catherine Portevin – Telerama du 12 janvier 2005

A la fin aout 2001, la vie de Lydie Violet tombe par terre avec la chaise sur laquelle elle est assise. Apres la chute, le diagnostic s’abat lui aussi, comme une sentence : une sale tumeur au cerveau au nom de legumineuse a rhizome, incurable est son etiquette, duree de vie statistique : huit ans… Mais ce n’est pas l’enormite du malheur ni la profondeur du temoignage qui font la grandeur de ce livre. Il est d’abord un fulgurant hommage a la force vive des mots, ces mots que, peut-etre, un jour, le sale rhizome pourrait attaquer. Le je qui s’exprime ici est un je de verite, ne de deux sensibilites qui se sont avancees au large pour se rencontrer… Les deux femmes ont fait, en quelque sorte, cause commune. Cause commune de la vie, de la mort, de l’amitie,… Ce texte urgent restitue etrangement le poids des jours, la patience, le concret d’un combat a mener, la fragilite des amours, bref tout ce qui prend du temps. Car a quoi nous enjoignent au fond les deux auteurs ? Rien d’autre qu’a garder la vie sauve puisqu’on sait qu’on va la perdre. Oser s’approcher tout pres les uns des autres. Il ne s’agit pas d’un message edifiant mais d’un acte.

  • La revue de presse Pierre Assouline – Le Nouvel Observateur du 13 janvier 2005

Quelle gifle, ce recit ! Pas de ces baffes qui humilient, mais de celles qui secouent. Une femme d’aujourd’hui, attachee de presse chez Grasset, la quarantaine mutine et malicieuse, deux enfants… Jusqu’au jour ou tout bascule. Un apres-midi d’aout au bureau il y a trois ans : convulsions, morsure de la langue, epilepsie. Le trou noir… C’est le debut d’un chemin de croix… Une tumeur infiltrante qui se fait de plus en plus insinuante. Des mois a negocier, marchander et transiger pour reculer l’instant fatal de la chimiotherapie… Lydie Violet deploie un humour ravageur et un sens de la derision implacable. L’air de rien, tout le monde en prend pour son grade. Quand vos jours sont comptes, la nuance n’est plus de saison… Lydie Violet et Marie Desplechin se demandent a quoi ressemblerait le monde si les gens exprimaient par temps ordinaire l’amour qu’ils manifestent par gros temps. Avant de se cogner soi-meme au malheur, on ne sait jamais rien de celui des autres. Les unes l’ont vecu, les autres l’ont revecu. Sur chacune des deux couvertures, leurs visages en bandeau. Bas les masques ! Les negres sont blancs. L’honnetete du procede est assez rare pour etre saluee. A croire que les femmes ont le monopole de la franchise. L’une a parle, l’autre a ecrit. Mais apres un an d’allers et retours les maux de l’une se sont fondus dans leurs mots a toutes deux.

  • La revue de presse Christophe Ono-dit-Biot – Le Point du 13 janvier 2005

Lydie Violet, 40 ans, deux enfants, attachee de presse chez Grasset, s’ecroule de la chaise de son bureau, foudroyee par une crise d’epilepsie… Diagnostic : une tumeur infiltrante… les medecins lui donnent huit ans. Fini les cocktails, les journalistes a convaincre et les auteurs narcissiques… Lydie refuse le Loto de la chimio, mais reprend le metier de vivre… Des amis, accros a la pornographie du bonheur, partent. Les autres restent. Parmi eux, Marie Desplechin… Un soir, Lydie et Marie dinent. Le diner se prolonge, les sympathies s’exaltent. Marie propose a Lydie d’ecrire un livre a deux, ou on va leur expliquer ce que c’est que de se faire achever par leur societe de merde quand on est a terre en train de crever. Le livre de bord d’une condamnee a la mort cancereuse ? Non, une lecon de vie. Et ce n’est pas un paradoxe…