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La voix

Couverture du livre La voix

Auteur : Arnaldur Indridason

Traducteur : Eric Boury

Date de saisie : 01/03/2007

Genre : Policiers

Editeur : Metailie, Paris, France

Prix : 18.00 / 118.07 F

ISBN : 978-2-86424-600-8

GENCOD : 9782864246008

  • Les courtes lectures : Lu par Cecile Pericone – 06/03/2007

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Cecile Pericone – 06/03/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 05/03/2007

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Joachim Salinger – 05/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 13/02/2007

Le Pere Noel a ete assassine juste avant Le gouter d’enfants organise par L’hotel de luxe envahi de touristes, alors s’il vous plait, commissaire, pas de vagues. C’est mal connaitre le commissaire Erlendur. Deprime par les interminables fetes de fin d’annee, il s’installe a l’hotel et mene son enquete a sa maniere rude et chaotique. Les visites de sa fille, toujours tentee par la drogue, ses mauvaises frequentations, permettent au commissaire de progresser dans sa connaissance de la prostitution de luxe, et surtout il y a cette jolie laborantine tellement troublante qu’Erlendur lui raconte ses secrets.
Le Pere Noel etait portier et occupait une petite chambre dans les sous-sols depuis vingt ans, peu avant on lui avait signifie son renvoi. Mais il n’avait pas toujours ete un vieil homme, il avait ete Gulli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange. Les 45 tours enregistres par le jeune garcon, cette voix venue d’un autre monde, ouvrent la porte a des emotions et des souvenirs, a des speculations de collectionneurs, a la decouverte des relations difficiles et cruelles entre les peres et les fils. Un roman dense et fort qui emeut profondement.

Arnaldur INDRIDASON est ne a Reykjavik en 1961, ou il vit actuellement. Diplome en histoire, il a ete journaliste et critique de cinema. Il est l’auteur de romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux parmi lesquels La Cite des Jarres (prix Cle de verre du roman noir Scandinave, prix Mystere de la critique 2006 et prix Coeur noir) et La Femme en vert (prix Cle de verre du roman noir Scandinave 2003 et prix CWA Gold Dagger 2005, Grande-Bretagne).

  • Les courts extraits de livres : 13/02/2007

La cafeteria du personnel avait peu de points communs avec le hall luxueux de l’hotel et ses espaces pompeux. Il n’y avait ni decoration ni musique de Noel, seulement quelques tables de cuisine et quelques chaises abimees, du lino sur le sol, dechire a un endroit et, dans l’un des angles, un petit coin cuisine equipe d’etageres, d’une cafetiere et d’un refrigerateur. On aurait dit que personne ne s’occupait d’y faire le menage. Les tables etaient maculees de taches de cafe et les tasses sales trainaient ici et la. La cafetiere fatiguee expulsait l’eau en rotant.
Quelques employes de l’hotel formaient un cercle autour d’une jeune femme, encore toute retournee apres la macabre decouverte. Elle avait pleure et le mascara noir avait coule le long de ses joues. Elle leva les yeux quand Erlendur entra en compagnie du directeur.
– La voici, annonca le directeur, comme si elle etait coupable
d’avoir perturbe la treve de Noel, puis il expulsa les autres employes. Erlendur le chassa ensuite de la piece, pour s’entretenir avec la jeune femme en toute tranquillite. Le directeur le regarda decontenance mais ne protesta pas, arguant du fait qu’il avait assez a faire comme ca. Erlendur referma la porte derriere lui.
La fille essuya le mascara sur ses joues et regarda Erlendur, ne sachant a quoi s’attendre. Erlendur lui adressa un sourire et apporta une chaise sur laquelle il s’assit face a la jeune femme. Elle avait l’age de sa fille, la trentaine, elle semblait intimidee et encore bouleversee par ce qu’elle venait de voir. Elle avait des cheveux noirs, etait maigre et vetue de l’uniforme des femmes de menage de l’hotel, une combinaison bleu ciel. Un badge portant son nom etait fiche sur la poche de sa poitrine. Osp.
– Vous travaillez ici depuis longtemps ? demanda Erlendur.
– Ca fera bientot un an, repondit Osp a voix basse en le regardant. Elle comprit qu’il n’allait pas lui faire de mal. Elle renifla et s’etira sur la chaise. La decouverte du corps l’avait visiblement ebranlee.