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L’ane d’or : interpretation du conte d’Apulee

Auteur : Marie-Louise von Franz

Preface : Francine Saint Rene Taillandier-Perrot

Traducteur : Francine Saint Rene Taillandier-Perrot

Date de saisie : 07/02/2008

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : la Fontaine de Pierre, Paris, France

Collection : Psychologie, n 1

Prix : 21.50 / 141.03 F

ISBN : 978-2-902707-61-4

GENCOD : 9782902707614

Sorti le : 07/02/2008

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  • Le journal sonore des livres : Lu par Francine Perrot – 25/02/2008

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Francine Perrot – 25/02/2008

  • Les presentations des editeurs : 15/02/2008

Marie-Louise von Franz, qui fut pendant pres de trente ans la collaboratrice de C.G. Jung dans les recherches decisives qui occuperent la seconde partie de sa vie, est generalement reconnue comme sa continuatrice la plus fidele et la plus originale.

Psychotherapeute, ecrivain, conferenciere internationale, elle a assure dans le monde entier la presence vivante du genie de Jung.

Le celebre conte fantastique d’Apulee lui fournit l’occasion d’une illustration de la psychologie des profondeurs, fourmillante de vues incisives et d’applications pratiques.

La metamorphose en ane du heros Lucius conduisant a son initiation aux mysteres d’Isis et Osiris met en lumiere la facon dont les cultes secrets de l’antiquite revivent, renouveles, dans l’individuation junguienne.

Ce livre peut etre considere comme l’equivalent, pour la psychologie masculine, d’un autre ouvrage de Marie-Louise von Franz, La Femme dans les contes de fees. Il est le premier d’une serie de sept etudes consacrees aux contes, le tout formant un ensemble unique sur ce sujet, tant par son ampleur que par la merveilleuse perspicacite de l’auteur. Cette oeuvre repondra de plus au renouveau d’interet que la litterature orale et les contes de fees suscitent de nos jours.

  • Les courts extraits de livres : 15/02/2008

Extrait de la preface de la traduction francaise de Francine Saint Rene Taillandier-Perrot :

De Marie-Louise von Franz, qui, pendant pres de 30 ans, fut la collaboratrice directe de C.G. Jung, le public francais connait le beau livre qu’elle lui consacra sous le titre : C.G. Jung, son mythe en notre temps, ainsi que l’ouvrage collectif realise sous sa direction apres la mort de Jung et a la demande de celui-ci : L’homme et ses symboles, dans lequel elle a personnellement traite de l’individuation et des rapports entre la science et l’inconscient. Elle a egalement donne des conferences au Groupe d’etudes C.G. Jung de Paris qui a publie plusieurs etudes d’elle dans son bulletin, puis dans sa revue, et elle a parle, a plusieurs reprises, sur les ondes de Radio-France.
Mme Marie-Louise von Franz occupe une place de tout premier plan dans l’aventure que constitue l’histoire de la psychologie de C.G. Jung. Sa rencontre avec le createur de la psychologie des profondeurs remonte a 1933. Jung abordait alors l’alchimie qui allait lui fournir son langage definitif. Ce fut le debut d’une collaboration etroite qui allait durer jusqu’a la mort de Jung (1961).
En plus de son importante contribution aux ouvrages principaux du grand savant, Marie-Louise von Franz a poursuivi des recherches dans des directions varices qui temoignent de la richesse, de l’ampleur et de la hardiesse de son esprit. Interpretation des contes de fees et des mythes, histoire des religions, symbolique alchimique, mais aussi rapports entre la psychologie des profondeurs et les sciences exactes, physique, mathematiques, nombres ; son interet s’etend a tous les domaines ou l’humain est concerne.
Marie-Louise von Franz, outre sa pratique analytique, donne des conferences dans de nombreux pays et dispense regulierement un enseignement a l’institut C.G. Jung de Zurich, enseignement destine a former les jeunes praticiens de la psychologie des profondeurs. Le texte que nous presentons a pour origine une serie de cours donnes par elle en 1966 a cet Institut ; il a donc un certain aspect ” oral “, pratique, et il est emaille d’exemples concrets. Il permet d’entrevoir comment la psychologie des profondeurs est appliquee, ce qui, pour ceux qui n’en ont pas une experience personnelle, est souvent difficile a saisir en lisant l’oeuvre de Jung. Ce n’est pas la l’un des moindres interets que nous tenons a souligner, de ces series de cours. Nous avons volontairement respecte le caractere direct et vivant du style de ce livre, avec l’accord de l’auteur et la confirmation de nos propres reves a ce sujet, reves qui, par ailleurs, nous avaient incites a entreprendre, poursuivre et publier cette traduction. Parus en 1970 en anglais, aux editions Spring, ces notes de cours ont ete revues et completees en vue de la presente publication, si bien qu’il ne faut pas chercher ici une traduction litterale du texte anglais, mais plutot une adaptation, fruit d’echanges entre moi-meme et l’auteur. L’ouvrage que nous editons en francais constitue donc, en quelque sorte, sous sa forme presente, une premiere edition.
Pourquoi avoir pris comme theme de reflexion l’Ane d’or, cet ouvrage d’Apulee, Latin d’origine africaine qui vecut au IIe siecle apres J.-C. ? Ce titre, Asinus aureus, attribue par la tradition a cette oeuvre d’imagination n’etait pas l’original. Celui-ci, Les Metamorphoses (Metamorphoseon libri), peut nous mettre sur la voie. L’etre qui, descendant en lui-meme, accepte de rencontrer ses propres ” ombres ” et de dialoguer avec elles, c’est-a-dire avec ce qu’il ignore, refuse ou meprise de lui-meme, ressortira enrichi et consolide par ces experiences. Il rencontrera egalement, au cours de cette exploration, des dynamismes profonds qui, s’il en prend conscience, les eprouve et les epouse en toute lucidite, le transformeront : il subit a proprement parler des metamorphoses.
Ces dynamismes sont rarement compris par le sujet, aveugle, surtout au debut de l’oeuvre interieure, par des etats penibles dont il ne distingue trop souvent que les symptomes nevrotiques avec les inadaptations qu’ils entrainent, et par l’esprit du temps, ou mode de pensee de l’epoque, qui ne voit en tout cela qu’etats maladifs et rien d’autre. Mais si quelqu’un qui est lui-meme passe par la sait etre a la fois son temoin et son soutien dans ce processus, il pourra, avec le temps et a travers bien des epreuves, se transmuer en ce qu’il est de plus vaste et de plus profond. C’est une veritable refonte de son noyau central, quand ce n’est pas la formation meme de ce noyau, si celui-ci n’avait pas pu se constituer, s’etait structure de facon anormale, ou encore s’etait trouve brise. Cette aventure interieure unique et infiniment diverse ne s’adresse pas, on le comprend, a une seule categorie d’individus : ” les malades “. Certains y chercheront simplement la guerison de symptomes qui paralysent leur vie et d’autres, un elargissement et un enrichissement. Pour d’autres encore, ce sera un appel irresistible, sous peine de destruction, a entreprendre la ” queste “, l’aventure interieure. Le moins cultive pourra y reussir s’il a l’intelligence du coeur et la droiture, et les divers ages de la vie s’y pretent. Ses formes sont aussi multiples qu’il existe d’individus et, de tout temps, elle a occupe l’interet de l’humanite. Elle se reflete dans les mythes et les religions, les legendes, les sagas et les cycles de recits tels que ceux de la Table Ronde, dans les diverses voies spirituelles et societes initiatiques, et enfin dans ces symboles de transmutations naturelles que nous transmet l’alchimie traditionnelle. A un niveau plus individuel, en meme temps qu’elles participent de l’ame profonde de leur epoque, les grandes creations de l’art, celles dont l’inspiration est issue de l’inconscient, ont la meme origine. L’oeuvre ici commentee a sa place aupres de la Divine Comedie ou du Faust. Comme toute oeuvre reellement ” inspiree “, le roman d’Apulee est une synthese constituee, d’une part, d’elements montes de l’inconscient sous forme d’images et d’impressions chargees d’emotion et dont la succession n’est ” irrationnelle ” que dans la mesure ou nous n’en avons pas encore discerne le sens, et, d’autre part, d’une mise en forme reflechie et consciente de la part de l’auteur.