Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

L’annonce faite a Benoit

Auteur : Jean Louvet

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Theatre

Editeur : Lansman, Carnieres, Belgique

Collection : Theatre a vif, n 63

Prix : 8.00 €

ISBN : 978-2-87282-530-1

GENCOD : 9782872825301

  • Les presentations des editeurs : 13/07/2006

Ce jour-la, au milieu de la foule, dans ce grand magasin banal a pleurer, ils se sont rencontres… Rencontre furtive, grave, emouvante, entre deux hommes singuliers : l’un apparemment deboussole par une accumulation de malheurs relevant du melodrame ; l’autre bouleverse par cet univers intime et passionnel qui tout a coup s’impose a lui.

Un an plus tard, ils se retrouvent. Comment demeler le vrai du faux dans ce jeu ambigu ou la douleur de l’un rassure l’autre en lui donnant une raison de vivre et d’esperer ?

Le theatre de Jean Louvet s’est d’abord inscrit dans les luttes sociales avant de s’elargir au role de l’intellectuel, a l’amnesie culturelle, a l’alienation marchande. Depuis quelques annees, il aborde l’exclusion, l’extreme droite, la crise de representation…

Joue en Belgique, en France, aux Pays-Bas, souvent traduit, Jean Louvet est une des figures marquantes de l’ecriture dramatique belge contemporaine.

  • Les courts extraits de livres : 13/07/2006

Benoit (vexe, s’ecartant) : Je ne suis pas cynique…. Mais pas non plus naif au point de me faire rouler une seconde fois.

Arthur : Pour nos retrouvailles, demander de l’argent etait un moyen efficace. Les regards se croisent. L’autre vous toise. Evidemment, dans notre cas, il y a comme de la provocation de ma part. J’aurais pu tout simplement vous demander du feu. Le test eut ete suffisant : l’eclair d’une flamme entre nous. Vous. Moi.

Benoit (plus calme) : Pourquoi vous etes-vous enfui ?

Arthur : Vous ne m’avez pas donne le temps de dechiffrer votre regard. J’aurais tout aussi bien pu lire dans vos yeux un accueil hospitalier qu’une haine contenue. J’ai pris la fuite. Vous me mettez la main au collet ; je vous comprends.

… Il y a un an, je vous demande de me preter de l’argent dans des circonstances exceptionnelles. Je m’engage a vous le rendre dans les jours qui suivent.

Benoit : Et vous disparaissez en me laissant une fausse adresse.