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L’art de peter

Auteur : Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut

Preface : Franck Evrard

Date de saisie : 20/07/2007

Genre : Essais litteraires

Editeur : Maison du dictionnaire, Paris, France

Prix : 11.00 €

ISBN : 978-2-85608-206-5

GENCOD : 9782856082065

Sorti le : 20/07/2007

  • Le courrier des auteurs : 07/09/2007

Publie en 1751, L’Art de peter de Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut est devenu un classique de la litterature scatophile. Dans cet eloge de la diversite et de la musicalite des pets souffle le vent humaniste des Lumieres qui decoiffe les esprits pete-sec d’hier et d’aujourd’hui. Sous tous les climats, nul ouvrage ne me semble plus apte a deconstiper une atmosphere trop serieuse en jouant un petit air de tolerance plein d’humour et d’humanite. L’Art de peter est le premier opus d’une serie a l’hedonisme souriant consacree aux pratiques corporelles discreditees par l’hygienisme et condamnees par la morale de l’epoque. Loin de revendiquer la provocation pour la provocation, ces ecrits transgressifs font oeuvre de salubrite publique en redonnant la part belle a la nature d’ou nous venons. Ce sont aussi les productions d’esprits eclaires (les libertins du XVIIIe siecle), capables de transfigurer une dejection organique en une oeuvre d’art, de convertir un fait de nature en une pratique culturelle et civilisee. Le sourire et le rire henaurme que cette litterature eveille en nous prouve bien que le corps est le propre de l’homme…

Franck Evrard

  • Les presentations des editeurs : 29/08/2007

Paru anonymement en 1751 et reedite regulierement jusqu’au debut du XIXe siecle, L’Art de peter n’est pas de ces essais fantaisistes qui sont juste bons a mettre au Cabinet des curiosites. Lecon de tolerance et d’humanisme, l’ouvrage de Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut reconcilie avec humour la nature et la culture puisque la causalite finale du pet tantot est la sante du corps desiree par la nature, et tantot une delectation ou un plaisir procure par l’art. Convaincu que les lois de la pudeur et de la civilite ne doivent pas prendre le pas sur la conservation de la sante et de la vie comme dans le cas de cette femme morte de n’avoir pas pete pendant douze ans, l’auteur facetieux preconise un bonheur selon la nature. Les grands ennemis de cet hedonisme libertaire sont les constipes de l’existence, les adeptes pete-sec de la retention intestinale qui font de leur corps une caverne d’Eole, insensibles a la musicalite des vents et ignares au point de ne pas comprendre que pisser sans peter, c’est aller a Dieppe sans voir la mer. Fete des sens et de l’esprit, L’Art de peter dont le titre invite deja au contrepet (L’Air du petard) fait entendre tous les rires liberateurs de la philosophie et de la litterature, des cyniques grecs comme Diogene a Samuel Beckett avec ses clochards metaphysiques en passant par l’humour nihiliste de Dada qui invite a lacher tout ou pataphysique d’Alfred Jarry. Tout en proposant un modele de societe ideale, affranchie des prejuges mortiferes, l’ouvrage nous invite joyeusement a remettre en situation la matiere fecale pour mieux en jouer et en rire…

  • Les courts extraits de livres : 29/08/2007

Epitre dedicatoire

A leurs excellences
Messeigneurs Carnaval
et Careme-Prenant,

Messeigneurs,

Sous quels auspices, mieux que sous ceux de vos Excellences, pouvait paraitre L’Art de peter ? Et qu’est-il besoin d’exposer ici les raisons que j’ai de vous l’offrir ? Le Public les sait deja toutes : il sait que cet Ouvrage a ete entrepris et compose avec votre aveu et que Carnaval et Careme-Prenant doivent s’interesser au sort d’un livre qui servira a son auteur de voiture dans la route de l’immortalite.

D’ailleurs, bien capables vous-memes de le produire, qui serait plus capable d’en sentir le prix que vos Excellences ?

Je devrais faire ici votre eloge et celebrer votre origine, qui va se perdre dans les siecles dont on ne se souvient plus ; je parcourrais ensuite l’histoire de vos illustres Aieux, je passerais enfin a vos vertus et a vos talents qui ont merite de passer en proverbe. Mais la connaissance que j’ai de ma maladresse et la peur que j’aurais de casser les nez de vos Excellences a coups d’encensoir, ne me permettent pas d’en courir les risques a la tete d’un ouvrage ou vous aurez souvent besoin de ce precieux organe.

Je suis avec un profond respect et un devouement continuel, Messeigneurs, de vos Excellences, le tres humble et tres obeissant serviteur, CAPUT APRINUM CELERRIMUM.