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Le cantique de l’apocalypse joyeuse

Auteur : Arto Paasilinna

Traducteur : Anne Colin du Terrail

Date de saisie : 08/07/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Denoel, Paris, France

Collection : Et d’ailleurs

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-207-25818-7

GENCOD : 9782207258187

Sorti le : 05/06/2008

  • Les presentations des editeurs : 09/07/2008

Planete Terre, XXIe siecle. La fin du monde approche, le chaos est partout. Alors que l’economie s’effondre, le petrole vient a manquer, les communications sont coupees, les villes croulent sous les dechets et la famine s’etend, aggravee par l’explosion d’une centrale nucleaire russe. Des hordes de misereux sillonnent les continents. La troisieme guerre mondiale est sur le point d’eclater…
Pourtant, quelque part au fin fond des forets du Kainuu, dans l’Est de la Finlande, un etrange havre de paix et de prosperite demeure. C’est la que, quelques annees plus tot, au seuil de la mort, un vieux communiste militant, grand bouffeur de cures, a charge son petit-fils Eemeli Toropainen de construire sur ses terres, pour le rachat de son ame, une eglise en bois copiee sur un modele du XVIIIe siecle. Autour d’elle, une communaute de joyeux et delirants Finlandais s’est peu a peu formee : ensemble ils revisitent les techniques de subsistance de leurs ancetres et la vie en autarcie, loin d’un monde en deconfiture.
Avec l’humour qu’on lui connait, Arto Paasilinna plaide pour un certain retour au bon sens paysan, a une vie plus simple et plus proche de la nature, loin des diktats de la societe de consommation.

Arto Paasilinna est ne en Laponie finlandaise en 1942. Bucheron, ouvrier agricole, journaliste et poete, il est l’auteur d’une vingtaine de livres, pour la plupart traduits en francais et publies chez Denoel. Citons entre autres Le Meunier hurlant, Le Lievre de Vatanen, Petits suicides entre amis, Un homme heureux ou encore Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen.

  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang – Le Magazine Litteraire, juillet 2008

Ce Cantique reunit ce que nous preferons dans l’oeuvre du Finlandais, d’une part ces heros pris de sisu, la maladie nationale et intraduisible, une perseverance proche de l’entetement, un qui conduit soit a se surpasser, soit a se detruire, entre la colere du bucheron, la debrouillardise du ronchon, et la dignite de celui qui peut tout perdre. Cette veine a produit les meilleurs livres d’Arto Paasilinna, Le Lievre de Vatanen bien sur, Le Meunier hurlant, La Cavale du geometre et quelques autres. Et, de l’autre main, une fantaisie debridee, matinee d’utopie, de science-fiction, de fantastique, voire d’esoterisme, faisant fi de vraisemblance, tout aussi formidable, mais d’un autre gout : Le Fils du dieu de l’orage, La Douce empoisonneuse, Petits suicides entre amis. La plupart de ces livres sont tires du finnois par Anne Colin du Terrail qui ecrit la langue de Paasilinna dans une simplicite d’evidence, la candeur de dire les choses les plus etonnantes avec aplomb, faisant parfois appel un vocabulaire rural oublie, specialise, qui tombe comme une maniere de preuve, qui reconcilie la solidite du bon sens et l’intelligence de la fragilite. Bref, Le Cantique de l’apocalypse joyeuse est du meilleur Paasilinna…
Paasilinna n’est pas un donneur de lecons, il aime raconter des histoires, c’est un homme qui a vu l’ours, qui l’a vu comme je vous vois. Sa fable n’a pas de morale, elle finit par des chansons, Saint-Petersbourg est raye de la carte, New York noye dans ses ordures, Paris coule sous six metres d’eau, l’Asie a disparu, le pole nord a perdu le nord, le soleil se leve a l’ouest du mauvais pied. Justement, comme dit la chanson, nous survivrons.