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Le champ du sang

Couverture du livre Le champ du sang

Auteur : Denise Mina

Traducteur : Isabelle Maillet

Date de saisie : 17/10/2007

Genre : Policiers

Editeur : Ed. du Masque, Paris, France

Collection : Grands formats

Prix : 21.50 / 141.03 F

ISBN : 978-2-7024-3171-9

GENCOD : 9782702431719

Sorti le : 17/10/2007

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  • Les presentations des editeurs : 23/10/2007

Le champ du sang

Glasgow, 1981. Le petit Brian est retrouve pres de la voie ferree. Etrangle, le visage ecrase a coups de pierre. Les coupables presumes sont deux garcons de onze ans.
Pour Paddy Meehan, adolescente qui reve de devenir reporter criminel, voila l’occasion de faire ses preuves : ayant compris que les jeunes assassins n’ont pas pu se rendre seuls sur le lieu du crime, elle veut decouvrir qui est a l’origine de ce meurtre atroce. Mais, simple garcon de courses au Scottish Daily News, elle a une marge de manoeuvre fort reduite. Et ce ne sont pas ses parents, des ouvriers irlandais, catholiques tres stricts, qui vont la soutenir. Ils prefereraient la voir mariee…
Avec ce premier titre d’une serie ou l’emotion cotoie l’horreur en permanence, Denise Mina introduit une heroine poignante qui livre seule contre tous une rude bataille dans une ville noire, tres noire.

Vraiment tout a fait magnifique. Je suis un authentique fan.
Michael Connelly

Une inoubliable evocation de la cruaute au coeur d’une communaute soudee. Voici un roman qui reunit coeur, ame et integrite. Mo Hayder

Denise Mina a etudie, puis enseigne le droit penal a l’universite de Glasgow. Auteur de plusieurs comedies pour la BBC, elle a obtenu le John Creasey Memorial Prize du meilleur premier roman pour Garnethill. Elle est, selon lan Rankin, l’un des ecrivains les plus enthousiasmants qui soient apparus en Grande-Bretagne ces dernieres annees.

Traduit de l’anglais (Ecosse) par Isabelle Maillet

  • Les courts extraits de livres : 23/10/2007

Petites merveilles 1981

Ils continuaient a rouler dans la nuit. Ils etaient partis depuis longtemps maintenant, et pour Brian, chaque tour de roue l’eloignait davantage de sa mere, Elle dont il souhaitait la presence plus que tout au monde.
Il ne devait pas pleurer. On le frappait s’il pleurait. Alors il pensa a Elle, a la douceur de Sa poitrine, a Ses doigts ornes de bagues, au cocon douillet qu’Elle creait autour de lui, et il tenta de reprendre son souffle, amenant sa levre inferieure tremblante a produire un petit bruit de succion contre ses dents. James, le garcon assis a sa droite, lui expedia aussitot une gifle sur l’oreille.
Surpris par l’acuite de la douleur, Brian poussa un cri percant. Callum, l’autre garcon a gauche, se moqua de lui.
– Arrete de chougner comme un bebe ! lanca James.
– Ouais, rencherit Callum, arrete un peu de chialer. Ils s’esclafferent tous les deux sans plus s’occuper de lui. Brian ne pleura pas. La douleur dans son ventre et son pied avait beau l’elancer, il ne pleura pas. Ce fut seulement quand il songea a Elle, dont il aurait voulu etre tout pres, que les larmes se mirent a couler. Elles ruisselerent le long de ses joues, mais il inspira profondement et parvint a ne pas faire de bruit.
– T’es un grand bebe, declara James d’une voix forte.
– Oui, acquiesca Callum, les yeux brillants, en retroussant les levres. T’es un enfoire de con de bebe.
De plus en plus excites, les deux garcons se mirent a repeter con de bebe encore et encore. Brian n’aimait pas cette expression. Il en ignorait le sens mais la sonorite brutale lui deplaisait. Certain qu’il allait sangloter et recevoir un autre coup, il cacha son visage derriere ses doigts ecartes et retint sa respiration jusqu’a ce que ses oreilles se bouchent.