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Le chant des regrets eternels

Auteur : Anyi Wang

Traducteur : Yvonne Andre | Stephane Leveque

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Philippe Picquier, Arles, France

Prix : 23.00 €

ISBN : 978-2-87730-806-9

GENCOD : 9782877308069

  • Le choix des libraires : Choix de Hubert Trouiller de la librairie LE MARQUE PAGE a SAINT- MARCELLIN, France (visiter son site) – 14/07/2012

A l’occasion de la traduction de son roman “Amour sur une colline denudee” decouvrons le chef-d’oeuvre de la jeune auteure chinoise Wang Anyi “Le chant des regrets eternels” (traduit en 2006), un chef-d’oeuvre dans lequel nous pouvons entrer a petits pas et nous laisser immerger comme par la maree montante.
A travers l’ascension et le declin du destin de Wang Quiyao, ancienne reine de beaute, nous traversons le Shangai des annees 49 aux annees 80, periode de renouveau economique, laminees par le desastre de la revolution culturelle.
Des phrases longues, ciselees, ondulantes.
Une prose musicale, poetique, lancinante et nostalgique. On eprouve le sentiment d’un monde tres lointain qui remonte des profondeurs pour affleurer la realite, un monde oriental ou on s’en remet au destin sans que cela diminue votre liberte.
Par la finesse et la profondeur d’analyse des sentiments et des situations, Wang Anyi rejoint ici les grands auteurs classiques de la litterature mondiale, ceux qui ont su saisir l’atmosphere d’une epoque et d’un lieu, et la transformer en histoire universelle.
Dans les deux autres romans de Wang Anyi,ecrits auparavant, on retrouve toutes ces qualites sans atteindre l’ampleur du “Chant des regrets eternels”

Une mention speciale aux traducteurs pour cette reussite.

  • Les presentations des editeurs : 14/07/2012

Il est des livres qui, par la richesse des liens qu’ils savent creer et la beaute ciselee de leur ecriture, prennent des la premiere lecture la dimension d’un classique.
Tel est le cas du chef-d’ ?uvre de Wang Anyi, Le Chant des regrets eternels, ecrit dans une langue si dense et allusive que le defi de sa traduction n’avait jamais ete tente jusqu’a ce jour dans une langue occidentale. Ce roman est tout entier traverse par la palpitation d’une ville, la mythique Shanghai, deployee dans le dedale de ses ruelles, le bruissement de ses rumeurs, les nuees de ses pigeons auxquels nul secret n’echappe, et les chambres de ses demoiselles, ou l’attente ” use la patience de vivre “.
Et perdus quelque part dans le corps de la cite, une femme et son destin, intimement lie au destin de la ville : Wang Ts’iao, au prenom evocateur, ” Pure Jade “. Reine de beaute dans le flamboiement d’un Shanghai qui connait avant 1949 ses dernieres annees de liberte, partageant une passion cachee avec un notable politique, elle doit se refugier ensuite dans une des ” fissures du monde “, alors que la nuit de la Revolution culturelle s’est abattue sur la cite autrefois lumineuse.
Lorsque Shanghai renait, a l’aube des annees 1980, est-il encore temps pour Wang Qiyao de rattraper les jours enfuis ? Nul mieux que Wang Anyi ne sait tisser des liens bruissants de vie et d’echos entre la petite et la grande histoire, et donner ainsi valeur d’embleme aux mille nuances et frissons d’une ame feminine dechiree par la nostalgie de ses reves evanouis.