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Le chevalier noir et la dame blanche t.2 ; la marque du temple

Auteur : Hugues de Queyssac

Captivant, tel est le qualificatif qui exprime le mieux le ressenti que l’on a au sortir de ce roman. L’auteur nous transporte dans une période du Moyen Âge où l’idéal chevaleresque subsiste encore, mais est confronté à de dures réalités que sont ces guerres de religion et plus encore leur corollaire : la peste noire. L’essentiel de cet épisode haletant et mouvementé fait revivre sur son
éperon rocheux la vieille forteresse de Commarque entre Dordogne et Vézère. Ainsi le décor est planté, les espaces de vie ainsi que ceux prévus pour la défense sont habités, animés. Comme un tableau, les âmes enfouies en ces lieux, ces fantômes surgis du passé, se redressent et reprennent vie avec une grande vraisemblance. La sauvagerie de certains personnages avec leurs exactions les plus viles, rendue avec un grand réalisme, met en relief la noblesse et la délicatesse des sentiments des hommes et des femmes de toute condition. Le héros est constamment conduit, parfois écartelé, par l’amour, le devoir de sa charge et la quête d’un idéal concrétisé par la recherche d’un trésor mythique. L’entrecroisement de ces pulsions nous est donné par une belle expression de l’amour faite de retenue et de sensualité, d’un apprentissage délicat dans la conduite des hommes et de l’organisation d’une place forte, enfin, d’une étonnante démonstration dans la résolution d’une énigme qui puise ses sources aux confins des légendes et des mythes qui continuent toujours à envoûter nos contemporains en mal de repères.