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Le chien sirene

Auteur : Jean Cevenne

Il n’y a pas d’exégèse de la Poésie. Qui fait le mot à mot de la lettre se ferme l’esprit. Mais vous avez éprouvé, au long des pages qui suivent, au contact d’une strophe, d’un vers, d’une image, le sentiment d’une présence à la fois familière et mystérieuse. Quelque chose comme un battement d’aile. Présence de la Poésie : une sorte de caresse qui flotte et qui chante dans les mots de tous les jours. Une perfection pure surgie de l’écoulement confus de la vie périssable. « le vent qui passe laisse encore un parfum de rose arrêté. A quoi celà sert-il ? Non pas seulement à être beau. Non pas seulement à pérenniser une adolescence oscillant entre passions et patience. Que l’histoire de Jean Cévenne soit la sienne, c’est sa raison d’en ressusciter les contours que le Temps efface. Mais pourquoi m’y intéresserai-je ? « Insensé, dit le Romantique qui croit que je ne suis pas toi » ! Et après ? Je les reconnais bien, acte après acte, le « drame d’une génération », la « confession d’un enfant du siècle », de ce « siècle où nous avons péril chacun en notre demeure. Emile Bouvier