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Le choix de Giovanna

Auteur : Elisabeth M. Rees

Illustrateur : Chistophe Merlin

Traducteur : Sidonie Van den Dries

Date de saisie : 29/02/2008

Genre : Jeunesse a partir de 9 ans

Editeur : Nathan Jeunesse, Paris, France

Collection : A la rencontre de…

Prix : 14.95 / 98.07 F

ISBN : 978-2-09-251372-9

GENCOD : 9782092513729

Sorti le : 14/02/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Elsa de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE SUR SAONE, France – 17/09/2008

Ce roman est parfait pour un moment de lecture agreable. Elizabeth Rees reprend le theme cher a Tracy Chevalier : imaginer ce qu’ont vecu les personnages d’une oeuvre d’art.
Giovanna Cenami, jeune fille de 14 ans, va etre mariee de force a un ami de sa famille : le signor Arnolfini. Or son coeur bat pour un troubadour, Angelo Grimaldi. Mais la famille Cenami et la famille Grimaldi sont rivales.
Ce roman jeunesse sur fond de “Romeo et Juliette” ne manque pas de rebondissements. Il faut aussi souligner les references a la peinture flamande du XVe siecle qui ajoutent de l’interet a cette belle histoire !
Bon roman jeunesse.

  • Le choix des libraires : Choix de Elsa de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE SUR SAONE, France – 17/09/2008

Ce roman est parfait pour un moment de lecture agreable. Elizabeth Rees reprend le theme cher a Tracy Chevalier : imaginer ce qu’ont vecu les personnages d’une oeuvre d’art.
Giovanna Cenami, jeune fille de 14 ans, va etre mariee de force a un ami de sa famille : le signor Arnolfini. Or son coeur bat pour un troubadour, Angelo Grimaldi. Mais la famille Cenami et la famille Grimaldi sont rivales.
Ce roman jeunesse sur fond de “Romeo et Juliette” ne manque pas de rebondissements. Il faut aussi souligner les references a la peinture flamande du XVe siecle qui ajoutent de l’interet a cette belle histoire !
Bon roman jeunesse a partir de 12/13 ans.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Bruges, 1432.

Lors de sa premiere visite a la cour du duc Philippe Le Bon, la jeune Giovanna Cenami s’eprend d’un troublant troubadour, au service du celebre peintre Jan Van Eyck.

Or le pere de Giovanna souhaite la marier au plus vite a un riche marchand, pour les sauver de la ruine qui les menace.

Comment renoncer a l’amour pour un homme qu’elle ne desire pas ?

Si Giovanna fait le choix de defier sa famille, cela pourrait bien lui couter sa reputation, son honneur… et peut-etre meme sa vie.

A la rencontre de… Jan Van Eyck

Decouvrez l’oeuvre d’un peintre celebre a travers un captivant roman, melant habilement fiction et realite historique.

L’auteur : Elizabeth M. Rees a publie plus de cinquante livres pour la jeunesse : la serie Dragonfire sous le pseudonyme de Morgana Rhys, la serie Satin Slippers sous celui d’Elizabeth Barnard. Elle est egalement peintre et enseigne son art a New York, ou elle vit.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

UNE INVITATION
OCTOBRE 1433

La journee avait commence par un temps execrable et une nouvelle merveilleuse : j’etais invitee, moi, Giovanna Cenami, a une fete au palais ducal ! Bien sur, ce n’etait pas vraiment moi, humble jeune fille de quatorze ans, qu’on avait conviee ; c’etait mon pere, William, qui etait mande aux festivites organisees par Philippe le Bon. Papa avait ce privilege, car il etait l’un des principaux fournisseurs d’etoffes de la maison ducale : il vendait le velours, le satin, la soie et la laine qui servaient a confectionner la garde-robe des courtisans.
Mon pere m’avait fait appeler pendant ma lecon de danse – mon activite favorite du matin, meme si mon professeur, M. Tavers, etait vieux comme Herode et si son haleine empestait l’ail.
Je m’approchais du bureau de Papa, lorsque j’entendis des eclats de voix. Il se disputait avec Zia Clara.
– Je ne lui demande pas grand-chose. Si vous m’accompagnez, cela n’a rien d’inconvenant…
– William Cenami, c’est au-dela de l’inconvenance, repliqua ma tante avant de baisser la voix.
Quelle etait la raison de cette nouvelle discorde ? Depuis la mort de Maman, l’atmosphere etait tres tendue a la maison. Zia, agee de vingt ans, etait la plus jeune soeur de Papa. Elle etait devenue l’alliee de ma mere contre mon pere et son mauvais caractere, ses diatribes, et pour tout dire son impitoyable egoisme. Maman etait morte parce que mon pere voulait a tout prix qu’elle lui donne un heritier de sexe masculin, alors que les medecins l’avaient mise en garde contre une nouvelle grossesse. Ils lui avaient predit qu’elle ne survivrait pas a un autre accouchement difficile.
Zia etait en colere contre lui, et moi aussi… et pas seulement parce que Maman etait morte en couches. Bien que nous soyons toujours en deuil, Papa avait precipite notre depart de Paris pour Bruges parce que le duc Philippe, qui etait depuis peu son meilleur client, s’etait installe de facon plus ou moins permanente dans les Flandres. C’etait ce meme duc qui n’osait plus se montrer a Paris depuis qu’il s’etait employe a trahir notre bien-aimee Jeanne d’Arc. Il l’avait vendue a ses allies anglais, qui l’avaient mise a mort. Depuis ce jour, Philippe le Bon avait cesse de rendre visite a sa famille, dans leur demeure de l’hotel d’Artois, a Paris.
Je collai mon oreille contre la porte du bureau et j’entendis Zia Clara dire quelque chose a propos du palais. Puis elle prononca mon prenom. Et, que le Seigneur me pardonne, la suite me fit oublier instantanement la mort de ma mere et la mechancete de mon pere. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine. Devais-je vraiment accompagner Papa a la reception chez le duc, le soir meme ?
Je m’appliquais a ne rien perdre de la conversation, quand j’entendis le pas de mon pere approcher derriere la porte. Je me redressai et levai le poing pour frapper, lorsqu’elle s’ouvrit brusquement.
Papa haussa les sourcils, surpris de me trouver la. Tandis que je lui faisais une reverence, il grommela :
– Tu en as mis, du temps… Tu as trainasse, comme d’habitude.
– J’etais dans la salle d’etude, avec M. Tavers… Il agita la main, comme pour balayer mon objection. Visiblement, ce nom ne lui disait rien.
-Tavers…
Et soudain, sa physionomie s’eclaira.
– Ah, le maitre a danser ! Il pretend que tu es d’une grace peu commune.
Il se tut, mit sa main sous mon menton et me forca a le regarder.