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Le ciel n’attend pas

Couverture du livre Le ciel n'attend pas

Auteur : Tawni O’Dell

Traducteur : Bernard Cohen

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 21.00 €

ISBN : 2-7144-4292-7

GENCOD : 9782714442925

  • Le choix des libraires : Choix de Pauline Serrad de la librairie MAISON DE LA PRESSE a TROYES, France – 03/09/2007

Un instant de crise, une femme d’exception, un lieu improbable, une communaute en marge et une intrigue surrealiste !
Ce roman ancre dans une realite quelque peu morose, ouvre une parenthese dans la vie de chacun, brise un quotidien si previsible.
Cette femme, c’est Shae-Lynn, une quarantaine d’annees, legerement excentrique; elle conduit des taxis pour la petite ville de Jolly Mount. Comme les autres, elle est accrochee a ce lieu qui signifie tout pour elle.
L’endroit est plutot sinistre, il s’agit d’une cite miniere qui vient de connaitre un drame dans l’une de ses mines.
Quant a cette petite communaute, elle se compose de mineurs choques, traumatises ou meme handicapes par l’accident qui vient d’avoir lieu. Ce sont des hommes qui aiment leur travail et qui n’imaginent pas faire autre chose ; des hommes qui jusque la n’interessaient personne et qui sortent brusquement de l’ombre l’espace d’un instant pour devenir la cible de tous les journalistes en tant que rescapes de l’explosion de la mine.
Pour ce qui en est de l’intrigue, elle repose sur l’arrivee impromptue de la soeur de Shae Lynn; cette derniere debarque enceinte jusqu’au cou apres avoir disparu depuis de longues annees.
En fait, ce qui importe, c’est ce qui decoule de ces deux elements perturbateurs. L’explosion tout comme le retour de la soeur de Shae Lynn vont bouleverser les uns et les autres, mettre au jour de nouveaux horizons.
Un instant de vie vecu comme une remise en question, une parenthese qui mele le passe au present pour enfin aller de l’avant.

  • Le journal sonore des livres : Francois Attia – 01/06/2007

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Francois Attia – 01/06/2007

  • Le journal sonore des livres : Francois Attia – 31/05/2007

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Francois Attia – 31/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 07/03/2007

La confirmation d’un auteur exceptionnel, dans la tradition des grands naturalistes americains, de Russell Banks a Richard Russo. Un roman violent et tendre, la description sans concession mais toujours chaleureuse de la vie dans une cite miniere en perdition, autour d’une heroine inoubliable.

Energique et grande gueule, Shae-Lynn, quarante ans, a range au placard son uniforme de flic pour devenir chauffeur de taxi a Jolly Mount, sa ville natale. Pendant des annees, Shae-Lynn s’est debattue pour echapper a la violence de son pere, au cynisme de Cam Jack, le proprietaire de la mine, et pour elever seule son fils Clay. Elle a choisi d’oublier enfin E. J., celui qu’elle aime en secret, et de tourner le dos a son passe.

C’est alors que sa petite soeur, Shannon, qu’elle croyait morte depuis longtemps, fait sa reapparition. Terrifiee, sur le point d’accoucher, celle-ci est suivie de pres par un avocat new-yorkais presse, une femme au foyer desesperee et un mafieux russe plutot prevenant.

Ou etait passee Shannon ? Que lui veulent ces gens ?
Pour venir en aide a sa soeur, Shae-Lynn va devoir replonger dans le passe familial, des secrets qu’elle pensait soigneusement enfouis…

Traduit de l’americain par Bernard Cohen.

  • La revue de presse Christophe Mercier – Le Figaro du 31 mai 2007

Comme Voyage au bout de l’enfer, en effet, Le ciel n’attend pas plonge le lecteur dans le monde ouvrier (ici des mineurs, la des metallurgistes), et renoue avec le ton des fresques sociales cheres a John Steinbeck – l’un des modeles de Miss O’Dell -, et qu’on avait rarement retrouve depuis…
On sent son attachement pour les mineurs, dont elle parle sans miserabilisme, avec enormement de respect pour leur courage, leur sens de la solidarite, leur amour de leur metier. Le ciel n’attend pas est a la fois l’histoire au quotidien d’une communaute ouvriere, et celle d’une famille et de ses secrets. Les aventures de Shannon donnent lieu a quelques passages savoureux (elle est poursuivie par un malfrat russe, par une inenarrable bourgeoise du Connecticut, et par un avocat vereux), mais le meilleur du livre reside dans les scenes consacrees aux rescapes de la mine, a la vie de tous les jours de heros anonymes, a leur indefectible dignite. L’Amerique de Tawni O’Dell a rarement les honneurs de la litterature. Une bonne raison pour aller a sa rencontre.

  • La revue de presse Karine Papillaud – Le Point du 17 mai 2007

Passer a cote du dernier livre de Tawni O’Dell revient a se priver d’un plaisir rare : celui de voir emerger un grand ecrivain…
Le ciel n’attend pas est un livre genereux mais apre. Il aborde des themes qui derangent, comme le trafic d’enfants aux Etats-Unis. Mais, plus que dans ses precedents livres, Tawni O’Dell y laisse une place a l’espoir et ouvre une large porte de sortie a ses personnages.

  • La revue de presse Emilie Grangeray – Le Monde du 4 mai 2007

Dans l’aprete des paysages, Tawni O’Dell raconte ces vies fracassees ou la tendresse et l’amour se montrent a coups de pied au cul et d’insultes. Elle dit la misere sociale, les enfances detruites par les violences quotidiennes, ces existences ou l’on parle peu et ou l’on ne se laisse jamais aller aux larmes…
Mais ce que questionne avant tout Tawni O’Dell est bien la notion de place. D’origine. De passe auquel, un jour, tous ses personnages doivent faire face. Autant de themes qui rapprochent Tawni O’Dell des grands auteurs americains naturalistes, Russell Banks et Richard Russo. Empruntant la forme du roman social matine de thriller, Tawni O’Dell taille des portraits comme personne et donne a voir la durete de sa terre natale, pour laquelle elle garde pourtant une affection profonde.

  • La revue de presse Andre Clavel – Lire, avril 2007

Nous sommes a Jolly Mount, une ville qui vient d’etre endeuillee par un tragique eboulement souterrain. C’est la que vit la narratrice, Shae-Lynn, ex-policiere qui conduit maintenant un taxi mais qui continue a jouer les Mere Courage pour defendre les humbles de la bourgade – a coups de poing s’il le faut…
Aux confidences croisees de Shae-Lynn et de Shannon, Tawni O’Dell ajoute des pages terribles sur le trafic des enfants aux Etats-Unis et sur les drames des gueules noires ensevelies dans l’enfer des houilleres. Un roman superbe, dans la grande tradition du naturalisme a l’americaine, facon Russell Banks.

  • Les courts extraits de livres : 07/03/2007

Je vais m’asseoir au bar, aussi loin que possible des autres. L’un des hommes m’adresse un signe de tete. Je le lui rends.
Impossible de savoir si c’est par gratitude et respect que les gens me saluent, ou par crainte et sourde detestation. C’est l’un des risques de mon ancien metier.
– Qu’est-ce que je te sers ? Une biere ?
– Je ne pense pas que tu aies du Champagne, si ? Sandy secoue lentement la tete en souriant. Je tiens mon gout pour le Champagne d’une aventure avec un professeur francais de Georgetown, du temps ou je travaillais dans la capitale federale. Avant lui, je n’en avais jamais bu, ni aucun vin de France. Lui, en revanche, etait un fin connaisseur, aussi exigeant en matiere de bonnes bouteilles que de fromage. Je l’avais d’abord pris pour un insupportable pretentieux, mais j’etais disposee a lui pardonner ce travers parce que son accent etait a lui seul un meilleur preliminaire erotique que toutes les galipettes sexuelles que j’avais essayees avec d’autres. Je parvenais presque a l’orgasme rien qu’en l’ecoutant. Et puis, apres avoir essaye les vins et les fromages qu’il me conseillait, j’ai decouvert qu’il avait raison. C’etait une autre realite, une experience incroyable. J’ai aussi compris que ses recriminations contre le vin californien et le fromage en tranches Kraft ne provenaient pas d’un quelconque snobisme mais de ce qu’il appartenait a une culture qui avait produit quelque chose de meilleur, quelque chose qui lui manquait en Amerique. C’etait a peu pres comme si j’etais allee vivre un temps en France et que je deprimais parce que je n’arrivais pas a me trouver un bon revolver. Il habitait une magnifique vieille bicoque dont la chaudiere etait mortellement imprevisible.