Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Le cinema en quete de sens

Auteur : Jean-Gabriel Rueg

Preface : Irene Jacob

Date de saisie : 22/07/2006

Genre : Litterature, essais

Editeur : Ed. du Carmel, Toulouse, France

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-84713-047-8

GENCOD : 9782847130478

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Le pere Jean-Gabriel Rueg, dans cet ouvrage, a choisi 14 films qui l’ont touche particulierement et offre a chacun d’eux une interpretation personnelle murie de son engagement dans la foi chretienne. Il developpe une reflexion engagee et pertinente qu’il prolonge par sa lecture sensible des textes des evangiles.

L’Evangile au risque du cinema, car ce cinema chretien ou laique nous parle d’amour, de mort, de maladie, de violence, d’injustice, de miracle, d’infini…

Une invitation chaleureuse a se glisser dans son cine-club, et a interroger le cinema d’aujourd’hui et d’hier a la lumiere des textes fondateurs de la foi chretienne.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Un cineaste ne fait pas un film pour lui-meme, mais pour des spectateurs; or, ceux-ci sont en quelque sorte dans la situation de confidents a qui le cineaste revele des choses que les protagonistes du film ignorent eux-memes; Hitchcock, par exemple, use beaucoup de ce procede pour faire entrer ses spectateurs dans le suspense. Dans le Truman Show, c’est un procede semblable, meme si l’effet de surprise n’intervient qu’au milieu du film. Nous decouvrons la realite alors que Truman ne la connaitra qu’au terme du film. Il y a un film dans le film: ainsi l’un des premiers plans nous decouvre-t-il Truman se regardant dans le miroir de sa salle de bain, filme en direct par une camera de television dissimulee. Se parle-t-il a lui-meme, ou a nous, spectateurs ? Peut-etre les deux, puisque Peter Weir joue habilement sur deux points de vue: tantot celui de la television filmant Truman en live, tantot prenant le parti de nous montrer ce que seul le cinema peut nous devoiler. C’est ce qu’on appelle une mise en abyme – comme on en voit dans l’art pictural chez Vermeer ou Van Eyck, par exemple, qui se peignent eux-memes peignant. Jeu de miroir qui nous invite a comprendre non seulement le risque d’une manipulation par l’image lorsqu’elle est au service d’un spectacle narcissique et jouisseur, mais aussi la fonction revelatrice d’un cinema en quete de verite et de sens. Un film sur le pouvoir degradant de l’image, et, par contraste, sur le role contestataire que le 7e art est appele a remplir s’il est fidele a lui-meme. Effet miroir total qui doit nous renvoyer a nous-memes, a notre propre image ideale, et aux autres, que nous n’avons pas le droit de nous annexer en les mutilant de leur dignite.