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Le cycle de la rose ; décadrame

Auteur : Roger Lombardot

Comment être un auteur tragique aujourd’hui ? En nos temps de tragédies renouvelées et multipliées, cela pourrait sembler évident.
Mais, nous le savons depuis Eschyle, écrire des tragédies, ce n’est ni reproduire le malheur, ni jouer sur la corde sensible du spectateur. C’est trouver le langage qui parle à la fois au nom de la communauté des hommes et au nom d’une seule personne, l’auteur. Le cri doit être unique et universel. En cela, Roger Lombardot est un écrivain singulier qui a trouvé son chemin personnel en lequel chacun se retrouve.
L’amateur de théâtre peut établir une comparaison entre Roger Lombardot et Edward Bond, l’auteur anglais de Pièces de guerre. Mais alors que chez Bond il n’y a plus d’espoir, chez Lombardot l’amour éclate, l’espoir est opiniâtre. Son oeuvre noire est illuminée par la croyance en l’humanité et la conviction que toute crise peut être dénouée. Avec ses monologues qui mêlent sans effort des notations de la vie quotidienne, la narration au style soutenu et des échappées de penseur s’autorisant le droit de parler au monde, il est en même temps le quidam et la pythie, la victime et le prophète, l’étonné et l’inspiré, l’orage et l’arc-en-ciel.
L’orage de notre planète folle et l’arc-en-ciel d’une écriture qui a les dégradés de la peinture et de la musique.